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France 3 : On ne veut plus mourir d’amiante

24 novembre, 2007 à 23:35 | Posté par Hervé Suaudeau

Pour ceux qui ont raté aujourd’hui sur France 3 l’excellente émis­sion On peut tou­jours s’entendre, voici les extraits concer­nant l’ancienne usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois:

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13 Réponses à “France 3 : On ne veut plus mourir d’amiante”

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Je reste un peu sur ma … faim.
En effet peu de pro­po­si­tions rapides ont été appor­tées. Et le don­neur d’ordre des tra­vaux du CMMP a été très viru­lent sur la tech­nique de la bulle.
Le cynisme, lorsque la sécu­rité des ouvriers a été évoquée, m’a révolté.
Je me sou­viens juste de l’absence remar­quée de sécu­rité lorsque les pre­miers tra­vaux ont été lan­cés. Mais là, aucune expli­ca­tion du CMMP
Rap­pe­lez — vous : http://www.monaulnay.com/2006/11/images_alarmant.html

Ce repor­tage est une superbe démons­tra­tion com­ment les acteurs ins­ti­tu­tion­nels (ayons la décence de ne pas les lis­ter), sont pas­sés par dif­fé­rents états sous la pres­sion des asso­cia­tions et de la jus­tice:
– Le déni voire le men­songe (« Il n’y a pas eu d’amiante après guerre »)
– Le mépris des alar­mistes (« Vous êtes des pleu­reuses »)
– l’acceptation des faits mais le refus de voir le dan­ger en ne se foca­li­sant que sur le som­met de l’iceberg (« l’air est par­fai­te­ment sain » sous entendu de quoi vous plai­gnez vous?)
– fina­le­ment l’acceptation du dan­ger mais sans en sai­sir les res­pon­sa­bi­li­tés com­plètes en décou­lant (« Je veux que ce dos­sier se ter­mine le plus vite pos­sible » sous entendu quelque soit la solu­tion)
L’étape sui­vante sera peut être nous l’espérons:
– « Nous accep­tons de faire les tests et son­dages récla­més par les asso­cia­tions » mais le gars de la pré­fec­ture s’est fait quand même for­cer la main et ne sem­blais pas tota­le­ment prêt à cette étape et les auto­ri­tés locales jusque là refu­saient de le récla­mer expli­ci­te­ment ( http://www.monaulnay.com/2007/06/amiante-la-muni.html )
Ensuite il ne suf­fira que d’appliquer la régle­men­ta­tion.
En atten­dant et de toutes manières les citoyens doivent res­ter très vigi­lants face à ce très lourd pas­sif.

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je vois encore quelques mélanges qui ne garan­tissent pas que ce dos­sier puisse être traité de la façon la plus sereine pos­sible. je ne vois pas en quoi cela fait avan­cer la situa­tion de tou­jours se lais­ser aller à des sous-entendus mal­sains.
1. je veux rap­pe­ler comme cela est d’ailleurs dit dans le repor­tage que les acteurs de ce dos­sier sont bien le pol­lueur, le pro­prié­taire et la pré­fec­ture. la mai­rie ne peut inter­ve­nir, admi­nis­tra­ti­ve­ment par­lant, que sur l’aspect « dan­ger immi­nent que repré­sente le bati­ment ». je redit encore une fois que plu­sieurs arrê­tés muni­ci­paux visant à « décons­truire » le plus vite pos­sible ont été pris depuis 1999 (arrêté de péril immi­nent). les experts man­dan­tés par le tri­bu­nal n’ont pas été de l’avis de la mai­rie nous pri­vant de notre seul vrai moyen d’action par nous-mêmes.
2. oui l’air autour est sans amiante. toutes les mesures faites depuis plu­sieurs années et dont les résul­tats sont connus des asso­cia­tions. ces tests sont faits par des cabi­nets indé­pen­dants. cer­tains rive­rains ont d’ailleurs fait son­der l’air de leur jar­din ainsi que le sol pour obte­nir les mêmes résul­tats néga­tifs. d’ailleurs dans le repor­tage mon­sieur Voide recon­nait qu’il ne déclare pas qu’il y a de l’amiante en dehors des bati­ments, mais il s’inquiète de la situa­tion en cas de tem­pête. je pense donc qu’il faut le signa­ler.
3. les auto­ri­tés locales, au cas ou vous enten­driez par là la mai­rie, a rap­pe­ler par un voeu du conseil muni­ci­pal de juin son atta­che­ment au res­pect strict de la loi: le confi­ne­ment étanche à l’eau et à l’air, la vali­da­tion par un test de fumée, la mise sous dépres­sion du bati­ment, etc… bref comme vous dites la régle­men­ta­tion. je ne vois donc pas ce que nous refu­sosn de récla­mer expli­ci­te­ment.
4.attention, l’année der­nière, même si les pré­cau­tions pour les ouvriers n’avaient éffec­ti­ve­ment pas été prises, n’était pas le chan­tier de désa­mian­tage. il s’agissait de de tra­vaux visant à ins­tal­ler les bar­ra­que­ments du chan­tier, au vue de ce que pré­sen­tait le plan pré­senté par le maitre d’ouvrage.
5. le repor­tage ne rap­pelle pas que nous en sommes à la 14 ème exper­tise judi­ciaire en plus de 11 ans et que ce temps judi­ciaire échappe entiè­re­ment aux auto­ri­tés muni­ci­pales. cela a tou­jours été le han­di­cap majeur à une réso­lu­tion rapide. c’est aussi pour cela que ça urge et qu’il faut vrai­ment en finir au plus vite dans le res­pect de la régle­men­ta­tion.
il ne sert à rien de vou­loir oppo­ser sur ce dos­sier les uns aux autres, seul compte le resp­cet strict de cette régle­men­ta­tion.

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J’ai trouvé ce repor­tage très inté­res­sant, de mettre dans la lucarne ce dos­sier va peut être accé­lé­rer sa réso­lu­tion. Cette figure aul­nay­sienne de Daniel. M était le plus convain­quant des inter­ve­nants, cer­tain m’ont moins convaincu. Quant à la délin­quance indus­trielle il serait temps qu’elle soit punie avec le même zèle que pour les sanc­tions du qui­dam lambda . Pour 900.000 € de plus On ne veut pas sécu­risé ce chan­tier, Allons , met­tons leur donc une amende du triple à ces renâ­clants anciens pro­prié­taires. Il serait temps de faire un exemple pour réveiller toutes ces entre­prises qui se moquent de la santé publique.

M. Can­na­rozzo,
Une fois n’est pas cou­tume je vais être plus direct car il est vrai que ce dos­sier « urge »:
Vous dites « je ne vois donc pas ce que nous refu­sons de récla­mer expli­ci­te­ment« 
  Si vous ne le voyez pas, alors je vais vous rap­pe­ler ce que vous avez refusé de récla­mer expli­ci­te­ment:
– l’expertise de l’état de la toi­ture et égale­ment des pré­lè­ve­ments
– des pré­lè­ve­ments sur les sur­faces exté­rieures des murs et des son­dages des briques à coeur, (tou­jours non réa­li­sés)
– les résul­tats des 70 pré­lè­ve­ments des sols (non com­mu­ni­qués)
– la recherche des volumes creux en sous-sol
(voir tou­jours http://www.monaulnay.com/2007/06/amiante-la-muni.html ):
Cela me rap­pelle furieu­se­ment la fin de l’émission d’hier. Il serait pour­tant si simple de deman­der cela au lieu de tour­ner autour du pot.
Pour ter­mi­ner médi­tons ceci: Il est tout à l’honneur de quelqu’un de recon­naître ses fai­blesses pas­sées. Mais le fait qu’il refuse de se contre­dire, l’enferme dans une « pri­son dia­lec­tiques » qui peut por­ter atteinte au règle­ment rapide du dos­sier. Heu­reu­se­ment tout le monde à tout moment à le droit d’évoluer.

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vous mélan­gez deux choses: l’une est le fait de régler le pro­blème au plus vite dans un chan­tier qui réponde aux normes et textes en vigueur. en tant qu’autorité locale, c’est que nous exi­geons.
l’autre est dde vou­loir des choses en plus qui ne change rien au pro­blème mais qui du point de vue de cer­tains per­met de se don­ner des argu­ments sup­plé­men­taires contre le cmmp.
je m’explique :
pour­quoi une exper­tise et des pré­lè­ve­ments sur la toi­ture ? pour poru­ver qu’elle est dégra­dée ? elle l’est, cette exper­tise ne ferait que recu­ler le délai de démar­rage, ce que per­son­nel­le­ment je ne veux pas.
pour­quoi des pré­lè­ve­ments dans les briques creuses ? pour prou­ver qu’il y a de l’amainte dedans ? oui il y en a, cela parait une évidence. le chan­tier doit pré­voir et pré­voit d’ailleurs l’agrandissement de tous les trous inté­rieurs et l’asipration à l’intérieur des briques. je ne veux pas là non plus perdre du temps avec ces son­dages.
le sol et le sous-sol ne sont pas le pro­blème actuel. là aussi toutes ces recherches ne changent rien à la décons­truc­tion en sur­face, donc là encore n’attendons pas pour lan­cer les tra­vaux. de toute façon le sol et le sous-sol devront être pris en charge dans un second temps et il me parait plus judi­cieux de s’en pré­oc­cupé quand toute la sur­face sera dis­po­nible.
voilà la dif­fé­rence qu’il y a entre ceux qui veulent abso­lu­ment accu­mu­ler toutes les « preuves », démarche tout à fait louable et com­pré­hen­sible, et ceux qui veulent résoudre au plus vite dans les règles de l’art. le fait de ne pas récla­mer les éléments dont vous par­lez ne veut rien dire de notre conscience de ce sujet, mais nous connais­sons tous les réponses et j’en ai plus que marre de voir les exper­tises s’empiler contes­ta­tion après constes­ta­tion. le temps joue contre tout le monde, inutile donc de récla­mer la preuve de ce que l’on sait.
enfin, il faut savoir que le mon­tage de l’émission est par­tial car il ne dit pas tout ce qui a été dit et pire lors du débat final, les jour­na­listes ont car­ré­ment deman­der aux pro­ta­go­nistes de s’arrêter parce que ce n’était pas assez polé­miste, et reprendre sur un ton plus vin­di­ca­tif ! chose que vous pou­vez véri­fier auprès de ces mêmes pro­ta­go­nistes.
si c’est la télé que vous aimez et si cela vous ert de réfé­rence, alors il faut savoir ce qu’elle veut dire : faire peur pour faire de l’audience !!!

M. Can­na­rozzo,
Pour ce qui est de vos conclu­sions géné­rales sur la télé­vi­sion je suis plu­tôt d’accord. Seule­ment cette émis­sion, où je n’ai rien appris de nou­veau, m’a paru plu­tôt syn­thé­tique et fidèle de la réa­lité … avec les limites d’une émis­sion de télé bien sûr mais ce sérieux n’est pas si cou­rant dans le petit écran.
Il y a quel­que­chose que je ne dois pas com­prendre: Si l’on ne fait pas ces pré­lè­ve­ments que vous refu­sez, et vous le savez bien, la dépol­lu­tion de l’usine se fera par un « simple » dépous­sié­rage inté­rieur. Ce que veulent les asso­cia­tions, ce sont des PREUVES de la dégra­da­tion des toi­tures (et d’autres lieux de risque) afin d’OBLIGER le CMMP à dépol­luer sous bulle (en effet les toi­tures seront alors consi­dé­rées comme de l’amiante friable et il fau­dra appli­quer la légis­la­tion adé­quate qui obli­ge­ras à mettre une bulle au moins sur le toit).
Ces preuves peuvent être rapi­de­ment obte­nues si les asso­cia­tions ne sont pas les seules à les deman­der. Pour­quoi refu­ser ces preuves si en plus vous savez ce qu’elles appor­te­raient?
De plus, même si cela « urge » la réso­lu­tion « au plus vite » aurait des consé­quences que l’on a vu dans les tra­vaux pré­pa­ra­toires avor­tés d’il y a un an : le déga­ge­ment d’amiante dans l’air (le seuil de toxi­cité de l’amiante com­men­çant très pro­ba­ble­ment dès la pre­mière fibre).
Je com­prends de moins en moins votre posi­tion qui devient dif­fi­cile à tenir à mon sens. Pour­quoi ne pas sou­te­nir direc­te­ment le com­bat de vos admi­nis­trés? Car dans votre posi­tion actuelle, et suis convaincu que cela ne peut pas être la réa­lité, vous sem­blez sou­te­nir la posi­tion de ceux qui disent que « la mise sous bulle don­ne­rait trop chaud aux ouvriers » (ce n’était pas dans le repor­tage mais cela a aussi été dit). Quel inté­rêt avez-vous à don­ner une telle image désas­treuse de votre muni­ci­pa­lité si proches des muni­ci­pales ?
Je vous demande sin­cè­re­ment de m’éclairer car plus je fouille ce dos­sier plus la posi­tion de cer­tains m’effraie.

Abdelkader Boualem | 30 novembre, 2007 à 21 h 46 min
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M. Can­na­rozzo,
J’ai pour habi­tude d’apprécier vos com­men­taires car il contri­bue à éclai­rer l’action de la majo­rité muni­ci­pale avec des éléments fac­tuels que l’on peut par­ta­ger ou non…
Votre der­nier com­men­taire sur le CMMP me semble ne pas être appro­prié à la situa­tion…
En effet, la dépol­lu­tion du site ne peut s’inscrire que si l’on prend en compte le sol et les sous-sols. La simple démo­li­tion des bâti­ments (avec ou sans bulle) ne per­met­tra pas un règle­ment rapide du dos­sier et par consé­quent de ras­su­rer les rive­rains sur la dis­pa­ri­tion de fibres d’amiante sur les site.
Vous savez mieux que per­sonne que la dépol­lu­tion du sol et des sous-sols se trou­vera in fine au centre d’un imbro­glio juri­dique…
C’est pour­quoi ces pré­lè­ve­ments n’en demeurent pas moins indis­pen­sables !!!
En effet, si des per­sonnes ont été expo­sées de manière envi­ron­ne­men­tale, il est impor­tant de sou­li­gner que dans le cadre d’une action en jus­tice, elles dis­po­se­ront ainsi de preuves concrètes qu’elles pour­ront oppo­ser au pol­lueur. Le seul fait que le CMMP figure sur la liste fixée par arrêté du 29 mars 1999 comme établis­se­ment ayant fabri­qué des maté­riaux conte­nant de l’amiante sus­cep­tible d’ouvrir droit à l’allocation de ces­sa­tion anti­ci­pée d’activité n’est pas suf­fi­sant.
Enfin, il est impor­tant de rap­pe­ler que le seul res­pon­sable de cette pol­lu­tion est le CMMP et que la majo­rité muni­ci­pale se doit d’être aux côtés des asso­cia­tions et des rive­rains pour exi­ger et appuyer ces demandes de pré­lè­ve­ments auprès de la pré­fec­ture pour faire valoir ce que de droit.

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ma posi­tion est simple : la loi. et vous me ferez égale­ment cré­dit d’avoir quelques connais­sances scien­ti­fiques (c’est ma for­ma­tion) et tech­niques, mon métier m’ayant amené à tra­vailler et à connaitre les atmo­sphères dan­ge­reuses ou contro­lées.
je com­prends par­fai­te­ment la volonté pour cer­tains d’avoir le plus de preuves pos­sibles pour les pro­cès futurs, mais je sais égale­ment que chaque exper­tise nosu coute huit mois en moyenne sans comp­ter les recours qui en suivent. alors compte tenu de l’état des bati­ments, j’ai choisi: il faut aller vite. il n’y a plus à mon sens com­pa­ti­bi­lité entre l’objectif de tout savoir et de déter­mi­ner la tota­lité des res­pon­sa­bi­li­tés et celui de résoudre le pro­blème de l’amiante pré­sent dans le bati­ment.
je pense que cela est clair. vous pou­vez pen­ser autre­ment, je le res­pecte mais je crois que vous de vez aussi com­prendre ce point de vue. per­sonne n’a tort ou rai­son, cha­cun a ses prio­ri­tés.
pour la bulle, depuis le départ est fait l’amalgame bulle = confi­ne­ment et sans bulle = sans confi­ne­ment. ceici est inexact tech­ni­que­ment. récla­mer une bulle est une posi­tion, que je peux com­prendre, mais ce n’est pas une vérité abso­lue indis­cu­table.
pour ma part je vais donc expo­ser clai­re­ment mes craintes à pro­pos de cette solu­tion.
cette bulle serait for­mée de deux films de poly­éthy­lène qui au mieux feront 200µm. ces films ne peuvent pas être dépo­sés sim­ple­ment comme cela sur le chan­tier immenses mais devront être fixées.
le pre­mier pro­blème est celui-là. habi­tuel­le­ment on met ces films sur des struc­tures que l’on désa­miante sans les détruire, les struc­tures portent alors le film lui confé­rant sa soli­dité.
ici nous devrons démo­lir les bati­ments et donc ceux-ci ne pour­ront ser­vir de sup­port, d’autant plus que le sujet des briques creuses empè­che­rait de l’enlever avant.
nous devrions donc ins­tal­ler un exos­que­lette pour por­ter ce film, mais celui-ci devrait donc être scellé dans un sol … pol­lué donc pro­blème.
en second lieu, per­sonne ne peut garan­tir compte tenu de la taille du chan­tier que le film serait à l’abri d’incidents cli­ma­tiques tels que des épisodes ven­teux impor­tants. que ferions-nous si le chan­tier une fois com­mencé, cette bulle se déchire ?
en troi­sième lieu, per­sonne ne peut non plus garan­tir qu’aucun engin de chan­tier n’endommagera acci­den­tel­le­ment cette bulle, que fera t on alors ?
en qua­trième lieu, per­sonne ne peut encore garan­tire que lors de la démo­li­tion, un pan de mur ne vienne à tom­ber et arra­cher la bulle, que pourra t on faire alors ?
voilà pour­quoi à titre per­son­nel, je trouve cette solu­tion dou­teuse car elle fait croire à un abri indes­truc­tible ce qui n’est pas du tout le cas.
de mon expé­rience, j’ai tiré une autre solu­tion: flo­cer l’ensemble du bati­ment à l’intérieur comme à l’extérieur à l’aide d’une résine de façon à « vitri­fier » toutes les fibres libres. cette solu­tion est sûre et elle ne coute pas chère. elle aurait égale­ment l’avantage d’être une solu­tion conser­va­toire même si le chan­tier ne démar­rait pas tout de suite.
enfin pour info, il existe un bre­vet amé­ri­cain qui consiste à vapo­ri­ser un acide de type poly­oxa­lique, si j’ai bon sou­ve­nir, et qui désa­grège alors les fibres en miné­raux tota­le­ment inof­fen­sifs !
je sup­pose que c’est cher mais quand je vois la confi­gu­ra­tion du chan­tier, cela me semble être une bonne solu­tion.
vous voyez mon­sieur Suau­deau, qu’il faut aller au delà de sim­ple­ment l’émotion que sus­cite de sujet et que il n’y a pas qu’une seule et unique posi­tion valable, fusse t elle celle des asso­cia­tions. avoir rai­son aujourd’hui n’est pas un vac­cin contre les erreurs futures. et il me semble plus impor­tant de ne pas réagir en cher­chant qui est avec qui ou contre qui, qui a rai­son et qui a tort. ce qui compte c’est aujourd’hui de s’en tenir aux règles de l’art que la loi impose, ni plus ni moins.

M. Can­na­rozzo et donc cher col­lègue scien­ti­fique,
Merci de votre longue réponse et du temps que vous pas­sez pour nous expli­quer votre posi­tion.
Je vois dans votre rai­son­ne­ment plu­sieurs failles:
Pour l’instant votre solu­tion de vitri­fi­ca­tion n’est pas celle que le maître d’oeuvre Coteba avait pré­co­nisé et pour laquelle il me semble que vous ne vous êtes pas opposé.
Deuxiè­me­ment, sous pré­texte de risque de déchi­rure de la bulle et donc de risque que ce qui est dans la bulle ne s’échappe vous préconisez…pas de pro­tec­tion exté­rieure! (sauf cette vitri­fi­ca­tion hypo­thé­tique et jamais pro­po­sée)
Puisque que vous sem­blez savoir que cette toi­ture est dégra­dée et donc assi­mi­lable à de l’amiante friable, vous pré­fé­rez donc un démon­tage à l’air libre en contra­dic­tion avec la légis­la­tion, plu­tôt qu’une bulle car la bulle pour­rait se déchi­rer. Pour être tout à fait pré­cis, et si je com­prends bien, ce que vous pro­po­sez ne sera pas en contra­dic­tion avec la légis­la­tion tant qu’il n’y aura pas eu de pré­lè­ve­ments puisque l’amiante exté­rieure ne sera pas décla­rée friable. Rassurez-moi tout de suite et dites moi que je n’ai pas bien com­pris cette poli­tique de l’autruche.
Troi­siè­me­ment, vous dites que chaque exper­tise fait perdre de nom­breux mois. Je pour­rais vous entendre si pour gagner du temps vous appli­quiez le prin­cipe de pré­cau­tion ce qui n’est pas le cas à mon avis.
Qua­triè­me­ment, pour­quoi refusez-vous de deman­der le résul­tat des 70 ana­lyse DEJA effec­tuées? Cela ne ferait perdre aucun temps. Pour­quoi ces résul­tats vous gêneraient-ils?
Cin­quiè­me­ment, vous sem­blez accor­der aux asso­cia­tions le béné­fice de mieux connaître le dos­sier et de maî­tri­ser les détails tech­niques et jusque là vous vous refu­siez à entrer dans ces détails. Puisque vous y êtes ren­trés, pour­quoi ne pas leur accor­der cré­dit lorsqu’elles déclarent que des chan­tiers bien plus com­plexes ont été déjà menés et que à Aul­nay il suf­fi­rait d’appliquer la légis­la­tion.
Non, non, non, déci­dé­ment je suis un scien­ti­fique qui ne com­prends tou­jours pas votre posi­tion, même avec des expli­ca­tions tech­niques.…

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la légis­la­tion sera appli­quée, mais cela n’implique pas la « bulle ».
à la dif­fé­rence de la posi­tion consi­dé­rée comme unique de la bulle, je vous ai sim­ple­ment énoncé d’autres pos­si­bli­tés, comme la « vitri­fi­ca­tion » ou l’utilisation d’un acide des­tiné à réduire l’amiante en maté­riau inof­fen­sif. his­toire de mon­trer que la pen­sée unique n’a pas lieu d’être. mais de ce côté, je n’ai pas vu une seule fois l’ombre d’un doute quant à cette solu­tion unique. or je le répète la bulle implique une cer­ti­tude quant à son inté­grité pen­dant toute la durée du chan­tier, et encore un une fois la confi­gu­ra­tion du chan­tier n’est pas un cadeau.
que mes pro­po­si­tions per­son­nelles ne soient pas rete­nues ne me semble pas indis­pen­sable, puisque je ne suis ni expert ni nommé par le tri­bu­nal pour dire la confor­mité à la régle­men­ta­tion.
celle-ci exige le confi­ne­ment. ou avez vous vu qu’elle exige une bulle ? peut-on sim­ple­ment sor­tir de cette pen­sée unique? signe­rez vous en bas de la page pour dire que cette solu­tion est sûre ? moi je doute, ai je le droit sans être consi­déré comme un imbé­cile (sur le plan tech­nique), un irres­pon­sable (sur le plan poli­tique), et un insen­sible (sur le plan humain)?
peut-on peut être envi­sa­ger, que je serais né et ai vécu dans la zone consi­dé­rée par l’institut de veille sani­taire, que j’aurais quelques amis qui habitent autour de l’usine, et que même je connaisse des enfants qui vont à cette école ?
peut-être peut-on envi­sa­ger que poli­ti­que­ment je contri­bue posi­ti­ve­ment à la réso­lu­tion de ce pro­blème sans pour autant faire du bruit avec tracts et ban­de­rolles, sans faire dans l’émotionnel ?
peut-être peut-on envi­sa­ger que tech­ni­que­ment le fait de ne pas être 100% d’accord avec les asso­cia­tions ne fait pas de moi un espèce d’illuminé, qui soit ne com­prend rien soit sou­tien bête­ment la posi­tion d’un autre ?
je ne pré­tend pas avoir rai­son, et je ne cherche pas cela, mais peut-on ces­ser cet ostra­cisme dont on est la cible quand on n’est pas d’accord avec la bulle ?
dans le plan de coteba, que je n’ai pas à défendre ni à atta­quer, n’ayant pas la qua­lité d’expert, il est prévu contrai­re­ment à ce que vous écri­vez un « flo­cage » inté­rieur pour fixer les fibres. en second lieu c’est le bati­ment lui-même qqui doit ser­vir d’enveloppe étanche, de confi­ne­ment. sa rigi­dité est un atout indé­niable. le plan pré­voit doncde bou­cher tous les trous et de bacher une par­tie exte­rieure, je ne sais plus laquelle, en com­plé­ment.
pour la toi­ture il est prévu un arro­sage, et vous n’ignorez sur­ement pas que l’amiante libre forme alors une pate qui ne relargue pas de fibres libres.
je ne crois donc pas que ce qui est écrit soit sur le papier sans inté­rêt. je sais sim­ple­ment que quoique vous disiez ou qu je dise, la légis­la­tion exige des contrôles avant le démar­rage du chan­tier de désa­mian­tage et après le confi­ne­ment. c’est donc là qu’il est impor­tant d’être. et nous ver­rons bien à ce moment si le confi­ne­ment de coteba n’est pas bon. et s’il doit être revu, c’est la loi, il sera revu jusqu’à ce qu’il soit conforme. cela me semble une meilleure garan­tie que les posi­tions des uns ou des autres ? pas vous ?

Ce qui vous est cri­ti­qué, n’est pas votre manque d’expertise tech­nique du pro­jet. En effet, ni vous ni moi ne sommes des experts mais les asso­cia­tion le sont peu être.
Par contre pour­quoi ne demandez-vous pas les 70 pré­lè­ve­ments déjà effec­tués ? (déci­dé­ment vous refu­sez de répondre à cette ques­tion que je repose sans cesse).
Pour­quoi n’avez-vous pas cri­ti­qué le plan COTEBA qui ne pré­voyait qu’un dépous­sié­rage d’un seul bâti­ment, alors que dans les propres archives de la mai­rie on pou­vait s’apercevoir que les 3 bâti­ments étaient pol­lués à l’amiante (y com­pris la mai­son du gar­dien). Le pire c’est que les asso­cia­tions à l’époque n’arrêtaient pas d’attirer l’attention sur ce pro­blème.
Une conclu­sion de tout cela pour­rait être qu’on ne doit pas vrai­ment faire confiance à COTEBA (qui a déjà été sanc­tion­née par l’inspection du tra­vail) et qu’il fau­drait peut être faire plus confiance aux asso­cia­tions dont juge­ments après juge­ment leur posi­tion est vali­dée.
C’est pour cela que votre posi­tion me semble dif­fi­cile à tenir et que je crois qu’il fau­drait se retrous­ser les manches et faire faire D’UN COUP TOUTES les ana­lyses récla­mées par les asso­cia­tions afin jus­te­ment de gagner du temps.
Je ne com­prends pas ce rai­son­ne­ment qui semble dire « en fer­mant les yeux cela ira bien mieux ».
Vous me par­don­ne­rez mon coté direct, qui n’est pas un manque d’estime et je réitère mes remer­cie­ment de bien vou­loir — sur ce bog — expli­quer votre posi­tion, voire de recon­naître vos marges de pro­grès.

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pour les 70 pré­lèv­ments, je vous rap­pelle que le sol n’est pas le pro­blème actuel, cela vien­dra en son temps. tou­te­fois les fibres dans le sol ne sont pas libres, elles sont mélan­gées à de la terre.
pour coteba, c’était nor­mal qu’il ne pré­sente un plan pour un seul bati­ment puisque c’est cela que le tri­bu­nal deman­dait. ce n’est que depuis le juge­ment du 4 juillet der­nier que le tri­bu­nal impose un trai­te­ment iden­tique de tous les bati­ments, ils n’étaient donc pas dans l’erreur jur­di­que­ment par­lant.
enfin le sim­pel dépous­sié­rage n’avait rien de simple puisqu’il se fai­sait sous confi­ne­ment et sous dépres­sion. et je ne vois pas d’autre mot pour dire que l’on aspire la pous­sière. la seula alter­na­tive au dépous­sié­rage est l’arrossage et l’aspiration des fibres mélan­gées à l’eau. le pro­blème c’est qu’il faut ensuite retrai­ter l’eau. le dépous­sié­rage lui n’implique que le trai­te­ment des filtres à air. c’est donc plus simple.
vous confon­dez le fait de devoir attendre les déci­sions du tri­bu­nal et le fait de « fer­mer les yeux ». les asso­cia­tions ont fait un tra­vail que per­son­nel­le­ment j’apprécie mais vous ne pou­vez pas juger la ville sur le même prin­cipe, nous n’avons ni le même role ni les mêmes méthodes. enfin le fait d’apprécier leur tra­vail ne fait pas d’elles des experts infaillibles, ni de ceux qui ne par­tagent pas 100% de leur point de vue des gens qui ferment les yeux. trop facile de voir les choses en noir et blanc…

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