Livres, Politique

Clémentine Autain à la librairie Folies d’Encre d’Aulnay-sous-Bois

14 février, 2015 à 11:00 | Posté par

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« La politique traverse de mauvais jours. Elle déçoit quand elle n’écoeure pas. Son monde, qui devrait être le nôtre, apparaît clos sur lui-même, perché dans le ciel technocratique ou dogmatique. Ce livre part de mon quotidien qui, comme le vôtre, est politique. C’est celui d’une femme de 41 ans, mère de jeunes enfants, élue à Sevran et éditorialiste. Il rend compte de mes convictions, mais aussi de mes doutes. Il porte une vision politique, mais par fragments, puisés dans l’expérience de tous les jours, nourris de rencontres, de lectures, de situations banales ou inattendues. Notre période est complexe, troublée. La tentation du repli, du retour aux normes anciennes se développe. Mais le désir d’un monde meilleur, porteur de progrès humains, se manifeste aussi, au travers de résistances sociales et écologiques, locales ou globales, ou encore au cinéma, dans la littérature. Notre tâche est de fédérer ces énergies. Si nous voulons ouvrir une voie émancipatrice face aux injustices, au mal-vivre, aux monstres qui rôdent, nous avons raison d’espérer. »

Sur son compte Twitter Clémentine Autain indique que la rencontre débutera à 17h30.

Folies d’Encre
41, bd de Strasbourg, 93600 AULNAY-SOUS-BOIS
01 48 66 12 85
http://www.foliesdencre.fr
(ouverture de 10h à 19h du mardi au samedi, de 10h30 à 13h le dimanche)

Culture, Enfance

« Ateliers Robots » pour les 6-11 ans à la librairie Folies d’Encre d’Aulnay-sous-Bois

27 janvier, 2015 à 7:20 | Posté par

a9ff9f1e-7874-4922-ba1a-e3436287cffbCes ateliers sont destinés aux enfants de 6 à 11 ans. Il s’agira de créer des robots en carton à partir de patrons fournis (découpage – collage) puis de les décorer.
Les fournitures nécessaires (non fournis lors de l’atelier) sont des ciseaux, une règle, des feutres et, si possible, des rouleaux en carton vides de papier toilette ou essuie-tout.
Chaque atelier dure environ une heure / une heure et quart.
Prix de l’atelier: 10 euros. Inscription obligatoire

Folies d’Encre

41, bd de Strasbourg, 93600 AULNAY-SOUS-BOIS

01 48 66 12 85

http://www.foliesdencre.fr

(ouverture de 10h à 19h du mardi au samedi, de 10h30 à 13h le dimanche)

Démocratie locale, Urbanisme

Aulnay-Environnement s’oppose à un immeuble rue Jacques Duclos « dans un quartier pavillonnaire »

19 janvier, 2015 à 7:20 | Posté par

Vous trouverez ci-dessous un tract d’Aulnay-Environnement.

Aulnay-EnvironnementLors de la campagne municipale, les Aulnaysiens et leurs associations ont accueilli favorablement l’intention des principaux candidats, dont M. Beschizza, d’engager une révision du PLU. Dans l’esprit des Aulnaysiens, cette révision du PLU de 2008 modifié en 2009 devait revenir sur les facilités données à une densification intense de notre commune (division des terrains en zone pavillonnaire, et ailleurs, immeubles collectifs de grande hauteur au ras du trottoir)!

La procédure de révision a été lancée en mai. Elle doit être achevée à la fin de 2015 et reposer sur une consultation des habitants. Pour cela, il faut un comité de pilotage du nouveau PLU. Or nous ne voyons rien venir! Black-out complet dans le bulletin municipal!

Comment ne pas penser qu’on cherche à éviter une véritable concertation où les vœux des habitants pourraient se faire entendre, et que la concertation va se limiter à la présentation d’un projet déjà bouclé? C’est ce qui est en train de se passer pour les habitants du quartier Fontaine des Prés

Aussi nous les invitons à dire NON au PROJET de 100 logements en zone pavillonnaire, 125-129 rue Jacques DUCLOS

Aulnay Environnement a demandé à la municipalité de refuser ce permis de construire des «Nouveaux constructeurs» dès que nous en avons eu connaissance. EN VAIN.

Les habitants, les citoyens, les associations ne sont pas informés . Le Journal municipal OXYGENE et les conseils de quartiers devraient assurer cette information.

Le promoteur que nous avons rencontré le 7 janvier 2015 lui se permet de faire sa « publicité mensongère » du genre :

« Laissez-vous séduire par le dynamisme et le charme d’Aulnay-sous-Bois et devenez propriétaire de votre futur appartement, dans un quartier pavillonnaire, le quartier du vieux pays, à proximité de la future gare SNCF du grand Paris. »

Un comble : tous les pavillons derrière (en zone UG) auront un grand voisin au ras de leurs clôtures (en limite séparative) avec la vue sur leurs jardins. Les « nouveaux propriétaires » auront un petit espace vert et bénéficieront de la vue sur les jardins des pavillons.

Ajoutons que cette opération va inaugurer un parking à 2 niveaux dans le quartier malgré les « risques forts » d’inondations…chez eux et chez les voisins en aval … du Sausset jusqu’à la Morée…

Nous appelons tous les habitants du quartier à se mobiliser le 23 Janvier à la réunion du conseil de quartier, à 19h30 au réfectoire de l’école Fontaine des Prés, 25 /27 rue de l’Arbre Vert

AULNAY ENVIRONNEMENT BP 91    93622 AULNAY-SOUS-BOIS Cedex

aulnay.environnement@orange.fr

Actualité

Attentats : les frères Belhoucine, djihadistes et animateurs sociaux à Aulnay

17 janvier, 2015 à 16:54 | Posté par

Voici un article du « Figaro« , publié le 15 janvier 2015 sur Mehdi et Mohamed Belhoucine. Cette information ne doit pas conduire à des amalgames injustifiés.

Les frères Mehdi et Mohamed Belhoucine, à la sortie d'une banque (photo non datée).  Crédits photo : DR

Les frères Mehdi et Mohamed Belhoucine, à la sortie d’une banque (photo non datée). Crédits photo : DR

Inquiet, le maire UMP d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Bruno Beschizza, attend aujourd’hui des réponses. Il vient d’apprendre, par ses services, que deux de ses anciens agents municipaux n’étaient autres que les frères Belhoucine. Le plus jeune, Mehdi, 24 ans, a accompagné en Syrie Hayat Boumedienne, la compagne du tueur Amedy Coulibaly. L’aîné, Mohamed, âgé de 27 ans, a été condamné le 11 juillet 2014 par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour sa participation à une filière d’acheminement de combattants à destination de la zone pakistano-afghane.

Ne perdant pas ses réflexes d’ancien fonctionnaire de police, Bruno Beschizza espère que l’on va s’intéresser à l’environnement professionnel des deux employés afin de vérifier s’il y a eu ou non des connexions avec le milieu islamique radical par l’intermédiaire d’autres agents au sein des services de la ville. «Comment et par qui ont-ils été recrutés?» s’interroge l’édile, qui a pris ses fonctions à Aulnay en 2014, quand les deux frères n’y travaillaient déjà plus. «Mon réflexe a été d’en informer, mercredi et dès que je l’ai su, le préfet, qui m’a renvoyé auprès des services spécialisés. Et depuis, pas de retour», indique l’élu.

Il s’était mué en cyberdjihadiste

L’inquiétude de ce dernier est d’ailleurs montée d’un cran quand il a découvert les activités pour lesquelles les frères Belhoucine avaient été recrutés. Tous étaient en contact avec les enfants de la ville. De 2011 à 2012 et en cumulant des contrats à durée limitée, Mehdi Belhoucine s’occupait d’animation périscolaire, en intervenant notamment au club de loisirs de la ville. Il avait par ailleurs décroché des missions pour s’occuper des espaces verts.
Détenteur d’un master en science et technologie niveau 1, Mohamed Belhoucine a, quant à lui, été embauché au travers de divers contrats de 2010 à 2014 et a travaillé dans les centres de loisirs de la ville. Il s’occupait également de l’aide aux devoirs. Pourtant, dès 2010, il avait été inquiété par les services de police qui avaient repéré ses activités en rapport avec la filière d’acheminement pakistano-afghane.

Quelques années plus tôt, en effet, Mohamed Belhoucine s’était mué en cyberdjihadiste, lors de son passage à l’École des mines d’Albi, entre 2006 et 2009. Mal intégré et cumulant de faibles résultats, il s’était tourné vers les forums, se nourrissant de littérature relative à l’islam radical sur le Net. Il s’était alors investi d’une mission: traduire en français et poster, sur le site de vidéos en ligne Dailymotion, des films de propagande djihadiste, produits par As Sabab, organe médiatique du réseau al-Qaida. C’est par ce biais qu’il rencontrera l’équipe avec laquelle il sera condamné en 2014.

Bruno Beschizza réclame aujourd’hui une procédure d’information destinée aux employeurs pour les avertir du profil des candidats postulant à divers postes. «Il y a Mohamed Belhoucine et il y a eu le parcours de Farid Benyettou, tout juste révélé la semaine dernière», rappelle-t-il. Benyettou, l’ex-mentor religieux des frères Kouachi, s’est lancé dans des études d’infirmier à la Pitié-Salpêtrière sans que la direction ait été, manifestement, avisée de la lourdeur de son casier judiciaire. «Les employeurs ne doivent plus méconnaître ce type de passé», insiste l’élu d’Aulnay.

Angélique Négroni

Culture, Musique

KoHndo en concert au CAP d’Aulnay-sous-Bois

16 janvier, 2015 à 8:49 | Posté par

ef642b470aD’origine béninoise, KoHndo a grandi en écoutant aussi bien les orchestres locaux de groove qui ont fait vibrer les murs des boîtes de Cotonou que les géants de la soul tels qu’Isaac Hayes ou Curtis Mayfield.

“Enfant de la France, enfant des States, enfant du Bénin” tel qu’il aime à se définir, KoHndo fuit les chapelles et crée son propre genre.

C’est en passant ses vendredis après-midi dans les rayons Jazz de la médiathèque de Boulogne et en piochant dans la discothèque familiale que KoHndo forge dès son adolescence sa culture musicale.

Depuis ses prémices au sein de la culture hip-hop dont il est un des précurseurs, KoHndo a évolué en allant plus profondément dans les recoins délaissés par ses pairs. Ses premiers gros coups il les démarre à 18 ans au sein de La Cliqua, célèbre gang de emcees parisiens qui fera basculer le rap français dans une nouvelle ère où message rime avec style et originalité.

Originellement hip-hop KoHndo est un auteur-compositeur-interprète qui traverse les modes. A la manière des artistes qui l’ont inspiré, sa démarche est bien celle d’un musicien. Elle ne ressemble pas, elle rassemble.
Les concerts, les collaborations, les disques et les étapes qui ont pavé son chemin peuvent servir de guide pour comprendre sa musique mais ils ne suffisent pas à la résumer.

Suite à une écoute intensive de Kind of Blue et Midnight Marauders Kohndo comprend que tout reste à faire et pour se libérer du pré carré du rap hexagonal, il ouvre son esprit et son art aux autres pour devenir, en 2013, le premier professeur de rap enseignant dans un conservatoire.

« En cherchant le musicien, j’ai fini par trouver le rappeur que je voulais être. » confie celui qui eu Booba comme danseur et 1.9.9.5 comme élèves.

Aux cotés de Rocca et Daddy lord C, Kohndo, du jazzy “Tout Est Ecrit” au soulful “Deux Pieds Sur Terre / Stick To Ground” à mi-chemin entre Paris et New York, KoHndo aime à sortir des sentiers battus pour preuve “Soul Inside” paru en mai 2011.

Qu’on se le dise KoHndo est un homme de scène ! Et si comme son sourire l’indique il ne s’énerve pas gratuitement, lorsque KoHndo débarque avec ses musiciens c’est toujours pour rafler la mise et porter à bout de bras une musique énergique et stylée puisant son inspiration hors des frontières du genre. Vous avez dit un uppercut de soul urbaine? Sans aucun doute!
KoHndo possède un héritage qui vient de loin et qui allie le souffle de Miles Davis à la voix de Rakim : ” It ain’t where you from, it’s where you at “.

C’est ce qu’on peut ressentir à l’écoute d’Intra-muros son quatrième et dernier album. Un disque sous forme de film noir en écho à ses expériences dans le monde carcéral qui sonne comme la rencontre de Dark Side of the Moon et Illmatic. Un album qui prend au ventre, qui nous interroge sur l’enfermement comme sur nos propres solitudes.

Sur scène comme dans la vie, à l’instar d’Ellis Redding, Kohndo est un passeur. Il nous traverse, nous rendant poreux comme les murs de la prison de Shawshank à ses mots et ses émotions. A l’image de son premier album on peut dire que Kohndo est définitivement « conçu pour durer ».

Création Rap – concert assis – vendredi 16 janvier à 21h – tarif : 10/8/5 euros – Infos réservations : 01 48 66 94 60

Navettes gratuites depuis la gare d’Aulnay-sous-Bois (RERB)

Sources: http://www.aulnay-sous-bois.fr et http://www.kohndomusic.com

Actualité, Religion

« Charlie Hebdo » : chez les musulmans, la peur de l’amalgame

13 janvier, 2015 à 7:20 | Posté par

Le Monde a publié cet article le 9 janvier 2014, surlendemain de l’attaque terroriste de Charlie Hebdo.

Manifestation en hommage à la tuerie de Charlie Hebdo, le 7 janvier, à Lille. | OLIVIER TOURON/DIVERGENCE pour Le Monde

Manifestation en hommage à la tuerie de Charlie Hebdo, le 7 janvier, à Lille. | OLIVIER TOURON/DIVERGENCE pour Le Monde

L’attentat contre l’équipe de Charlie Hebdo a profondément ébranlé les musulmans de France. Mais chez eux, l’effroi ne va pas seul. Il s’accompagne souvent d’un sentiment d’inquiétude pour eux-mêmes : cette agression ne va-t-elle pas aggraver les difficultés qu’ils rencontrent pour prendre leur place dans la communauté nationale ? Ne va-t-elle pas attiser une islamophobie dont ils dénoncent l’extension ?
Cette crainte a poussé des responsables religieux, associatifs, intellectuels à prendre la parole très rapidement et à préparer des initiatives inédites dans le but de desserrer cet étau.

Jeudi 8 janvier à midi, des musulmans, pratiquants ou non, sont présents dans la foule venue observer une minute de silence devant la mairie d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à l’appel de la municipalité et de nombreuses organisations, notamment musulmanes. « En tant que musulman, je suis très touché, affirme Abderrahim Aabid, 47 ans, gérant d’une société de transports. Cela n’a rien à voir avec l’islam, c’est de la barbarie. » Des « voyous », des « détraqués », des « gens très éloignés de la religion » : c’est ainsi que les terroristes sont qualifiés par les musulmans présents.

« Si on n’est pas d’accord avec un dessin, on doit répondre par la plume »

Ils n’étaient ni lecteurs ni admirateurs de Charlie Hebdo, mais qu’importe. « Si on n’est pas d’accord avec un dessin, on doit répondre par la plume, affirme M. Aabid. Dans ce pays on est libres. »

« Je ne me suis jamais senti aussi français »

« On connaît les dessinateurs assassinés depuis qu’on est enfant, dit Karim, chef d’entreprise d’une quarantaine d’années. Charlie, personne n’est obligé de l’acheter. Et ils tapaient aussi sur le pape, non ? » Karim est musulman, non pratiquant, « mais surtout français ». « Je ne me suis jamais senti aussi français, poursuit-il. C’est la première fois de ma vie que je chante La Marseillaise. » Révolté, il veut faire bloc. « La seule réaction possible, c’est d’être uni, pour que ça ne dégénère pas », explique-t- il.

Beaucoup redoutent des jours et des semaines difficiles. « Des amalgames vont avoir lieu, c’est évident », affirme Djamel, employé dans le secteur des transports. « Le Front national va y gagner », craint-il. « Il y a 6 millions de musulmans, et peut-être 600 fêlés. Devons-nous payer pour eux ? », interroge M. Aabid. A Marseille, Foued A., 35 ans, salarié d’EDF, se pose la question de la mobilisation : « J’ai hésité à me rendre à la manifestation d’hier. Je me suis demandé si c’était ma place. Je ne voulais pas affronter les regards. Cet attentat va rendre la vie des musulmans de France encore plus compliquée. La discrimination, que nous subissons déjà quotidiennement, va encore s’accentuer. »

L’amalgame entre le terrorisme et l’islam, c’est ce péril que sentent monter bien des musulmans et que voudraient déjouer des responsables cultuels, associatifs et des intellectuels. Immédiatement après l’attentat, l’islam « officiel » a condamné l’agression. Toutes les fédérations qui assurent sa représentation institutionnelle, réunies jeudi matin à la Grande Mosquée de Paris, ont appelé les imams à condamner « la violence et le terrorisme » lors de la prière, vendredi, et les fidèles à se joindre aux rassemblements dimanche.

«  Il va falloir être ferme et clair  »

Cette mobilisation de l’islam « officiel » se retrouve dans la société civile. « L’atmosphère est lourde, commente Samy Debah, président du Collectif contre l’islamophobie en France. On est atterré par ce qui s’est passé. La communauté musulmane sent qu’elle a une charge plus lourde sur les épaules. » «  Il y a une unanimité pour condamner mais aussi une véritable crainte que la stigmatisation soit à la mesure de l’impact de l’attentat », résume Saïd Branine, fondateur du site d’informations Oumma.com. « Le sentiment qui prédomine est le choc et le dégoût, note Hanan Ben Rhouma, rédactrice en chef du site Saphirnews.com. Tout de suite derrière, il y a la crainte d’un retour de bâton violent. »

Quatre mosquées ou bâtiments en dépendant ont été pris pour cible depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, au Mans (Sarthe), à Port-la-Nouvelle (Aude), à Villefranche-sur-Saône (Rhône) et à Poitiers. « Les musulmans sont partie prenante de cette émotion et de l’esprit de rassemblement. Mais va-t-on les accepter ? », se demande Saïd Branine.

Il va falloir être ferme et clair, affirme Hanan Ben Rhouma. Beaucoup d’actions sont en train d’être mises en route. » Des imams d’Ile-de-France ont appelé les fidèles, vendredi matin, à « participer massivement » aux manifestations de dimanche. Ceux de Montpellier et sa région devaient mettre au point « un discours unanime de prêche condamnant sans aucune ambiguïté un acte barbare »….

« On n’a pas besoin d’injonctions pour se mobiliser »

« La question est de savoir quelle est l’action la plus audible. On n’a pas besoin d’injonctions pour se mobiliser », observe la rédactrice en chef de Saphirnews.com, qui ironise au passage sur les « contradictions de notre société : on sollicite aujourd’hui notre islamité, mais le reste du temps, on nous oppose la laïcité ! »

Pour Samy Debah, « il faut absolument que la communauté musulmane rebondisse avec un message fort et sur le long terme, en direction des musulmans et de la communauté nationale. »

Gaëlle Dupont et Cécile Chambraud, Le Monde

Actualité, Education

Collège Gérard-Philipe d’Aulnay-sous-Bois, 8 janvier 2015: «Vous êtes sûr que tout ça est vrai ?»

11 janvier, 2015 à 20:10 | Posté par

Le Parisien a publié le 9 janvier 2015 un article sur les réactions dans le collège Gérard Philipe d’Aulnay-sous-Bois, à l’attaque terroriste de la veille contre Charlie Hebdo.

Tous les élèves ont observé hier -NDLR, le 8 janvier 2015- une minute de silence. Dans un collège d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), l’attentat contre « Charlie Hebdo » n’est pas toujours bien compris.

Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), hier. Les avis des élèves du collège Gérard-Philipe sont très partagés sur l’attentat contre « Charlie Hebdo ». Certains ressentent les satires sur la religion musulmane comme autant d’attaques racistes à leur encontre. (LP/Philippe Lavieille.)

Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), hier. Les avis des élèves du collège Gérard-Philipe sont très partagés sur l’attentat contre « Charlie Hebdo ». Certains ressentent les satires sur la religion musulmane comme autant d’attaques racistes à leur encontre. (LP/Philippe Lavieille.)

Une soupe d’idées mal digérées. C’est l’image que renvoient les conversations de couloir des enfants entendues hier au collège Gérard-Philipe d’Aulnay-sous-Bois. Cet établissement de Seine-Saint-Denis, bordé d’immeubles HLM et de pavillons noyés dans la grisaille, compte un peu plus de 800 élèves.

La plupart d’entre eux ont vu, mercredi à la télévision ou sur Internet, des images de l’attentat. Ils ont vu les kalachnikovs impressionnants. Ils ont entendu les mots « On a tué Charlie ». La mention faite au Prophète en a choqué un grand nombre. « C’est pas des musulmans, c’est des gens qui viennent du diable », coupe Grâce, une élève de 4 e, à la fin d’un contrôle de maths sur Pythagore. « Le prophète, il aurait pas aimé ce qu’ils ont fait », commente aussi Amar, dans la même classe. Kenza, soucieuse, a peur de la suite. « Les gens mettent tous les musulmans dans le même sac. Ils voient ça, mais ils ne voient pas les musulmans qui donnent pour les pauvres en hiver. »
Dans la classe, la plupart des enfants ont discuté avec leurs parents de l’attentat. Ils se sont aussi renseignés sur les réseaux sociaux et quelques-uns cherchaient hier la vidéo de la fusillade mise en ligne, puis retirée de YouTube mercredi. « Mais pourquoi elle a été enlevée ? Comment vous êtes sûr que tout ça est vrai ? » bombarde un jeune en retour aux questions qu’on lui pose. La théorie du complot n’est pas loin. Un ado d’une autre section, un peu plus tôt le matin, a été conduit chez le principal pour « une mise au point » à laquelle devait succéder dans l’après-midi « une explication personnalisée ». Il avait mis en doute en classe la réalité des faits, explique le chef d’établissement, Stéphane Larrieu.

A midi, en préambule à la minute de silence en hommage aux victimes assassinées, le principal a lu un bref discours sur « les valeurs de la liberté, l’égalité, la fraternité et aussi la laïcité ». Ces mots, balancés dans toutes les salles par des haut-parleurs fatigués, n’ont atteint ni l’esprit ni le cœur de ces trois garçons de 3 e qui discutent devant la grille. « Il ne fallait pas faire de minute de silence » parce qu’« ils l’ont bien cherché », lancent-ils avant de partir. C’est pour éviter que naissent ces remarques glaçantes qu’une partie des enseignants n’a pas parlé de la fusillade, hier en classe. « Chacun fait selon sa sensibilité, résume Stéphane Larrieu. Les professeurs d’histoire-géo aborderont de toute façon le sujet, la liberté d’expression est au programme et le temps de l’échange va se prolonger au-delà d’aujourd’hui. »

En salle des profs, il y a la crainte des amalgames. La crainte des digressions qui dérivent vers la religion, un thème visiblement très sensible pour les élèves, quelle que soit leur confession. Hier, le nom de Dieudonné a ressurgi dans les conversations des jeunes : « Pourquoi lui a été condamné pour ce qu’il a dit sur les juifs, et pas Charlie Hebdo avec ses caricatures sur Mahomet ? » L’enseignante interrogée a répondu « qu’il faut faire la différence entre le fait de critiquer des idées et le fait d’attaquer des gens, un peuple ». Un autre enfant réfléchissait tout haut, perplexe : « Ceux qui ont tiré n’ont pas fait de mal au monsieur à qui ils ont volé la voiture, ils ne sont donc pas complètement méchants ? » Une autre pense que les terroristes « se sont sentis provoqués ».

« Des élèves pensent que les musulmans sont mal traités en France, c’est cela qu’ils essaient de dire mais ils le disent mal et ils arrivent aux mauvaises conclusions », analyse Maxime, un conseiller d’éducation qui a consacré « une heure dans le hall, entouré d’une trentaine de gamins » dans un débat improvisé sur les événements de la veille, carambolés par d’autres considérations, sur l’avenir de la Palestine ou l’islamophobie en France. Il a dû rappeler que les caricaturistes de « Charlie Hebdo » « ne sont pas racistes, c’est même exactement l’inverse ».

Sarah, professeur d’histoire-géo, a de son côté passé la matinée à répéter aux élèves « qu’ils avaient le droit d’être contre les caricatures de Mahomet, mais sans accepter ce qui s’est passé. Ils ont du mal à faire la différence entre la critique de la religion et le racisme, ajoute-t-elle. Des gamins ont l’impression qu’il y a les pro et les antimusulmans, et qu’on leur demande de choisir entre deux camps ». Des élèves ont aussi manifesté de l’inquiétude, évoquant l’hypothèse d’une guerre civile, ou d’une attaque terroriste dans le collège. « Certains ont très peur », constate une enseignante. Hier, les parents ont été un peu plus nombreux que d’habitude à accompagner leurs enfants et à venir les chercher à la grille du collège.

Christel Brigaudeau, Le Parisien

Actualité

#JeSuisCharlie

7 janvier, 2015 à 14:15 | Posté par

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Agenda, Politique

Voeux du Maire aux Aulnaysiennes et aux Aulnaysiens, le 10 janvier, à 17h30

5 janvier, 2015 à 7:20 | Posté par

Bruno Beschizza présentera ses voeux pour 2015 aux Aulnaysiennes et aux Aulnaysiens, samedi 10 janvier à 17h30, dans la Salle Pierre-Scohy. Entrée libre, discours et concert de l’ensemble de saxophones du Conservatoire de musique d’Aulnay-sous-Bois.289337ea6e

Commerces, Espaces verts

Favoritisme pour un commerçant du marché couvert d’Aulnay-sous-Bois ?

20 décembre, 2014 à 11:30 | Posté par

Nous remercions Philippe Grécourt pour cet article et vous invitons à nous proposer des sujets ou articles en rapport avec Aulnay-sous-Bois.

DSCN0218_redCertains d’entre vous se demandent peut-être les raisons des travaux réalisés à l’angle de la rue de Bondy et de l’impasse de Pontoise : destruction d’un parterre de fleurs et déplacement de quelques mètres d’un poteau d’éclairage public.

Favoritisme pour un commerçant du marché couvert?

La réponse est simple et suscite une suspicion de favoritisme. En effet, à sa demande et avec le soutien de certains commerçants du boulevard de Strasbourg, un charcutier de la halle alimentaire a obtenu le droit de sortir du marché couvert pour s’installer à l’extérieur et ceci en dépit des règles établies de contenir les commerces de bouche à l’intérieur de la halle.

Cet artisan reprendrait de plus la boutique (préemptée par la municipalité) où est installée une épicerie turque et dont le bail ne serait pas renouvelé en raison de défaut de paiement des loyers. En conséquence, il a choisi lui-même son emplacement près de son futur commerce, ce qui nécessite de libérer l’espace d’où les travaux entrepris.

Ce transfert d’un commerce vers l’extérieur de la halle et les travaux réalisés soulèvent des questions.

Quel devenir pour le marché couvert si la mairie contrevient aux règles établies et permet la sortie des commerces de bouche ? Plusieurs autres commerçants l’envisageraient désormais pour des raisons multiples :

  • désertification des lieux ; plusieurs commerces ont ou vont fermer (volailler, produits portugais, produits italiens)
  • manque d’attractivité du fait de son confinement et d’une signalétique peu présente ; sur ce dernier point, la pose d’une enseigne signalant la halle avait été demandée mais a été refusée par le syndic de l’immeuble. Une signalétique provisoire (banderole) aurait pu être envisagée, apposée en début et retirée en fin de marché afin de ne pas indisposer les propriétaires des appartements.

Les travaux entrepris ont un coût, qui paiera ? Celui-ci sera-t-il pris en charge par le commerçant demandeur comme cela est prévu par la délibération n°10 du conseil municipal du 19 novembre 2014, ou est-ce que tous les aulnaysiens vont devoir payer, via la municipalité, pour accéder à la demande d’un seul individu ?

Philippe Grécourt

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