Solidarités

Mobilisation urgente pour ne pas séparer une fillette de sa maman sans papier [MAJ n°2]

10 septembre, 2010 à 16:24 | Posté par

resfVoici une alerte urgente de RESF (réseau édu­ca­tion sans fron­tières) à pro­pos d’Inna, une maman aul­nay­sienne qui risque d’être sépa­rée de sa fille Caro­line née en France et sco­la­ri­sée au CP à l’école Paul Bert d’Aulnay-sous-Bois. Un juge du tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Paris a confirmé ce matin l’obligation pour la mère de quit­ter le ter­ri­toire. Elle passe cet après-midi devant le juge des liber­tés qui doit confir­mer ou pas sa déten­tion. Si elle n’est pas relâ­chée, son expul­sion peut être très rapide et c’est pour cela que RESF demande en urgence d’envoyer des lettres per­son­nelles au pré­fet de police Paris par mail  prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr ou ou par fax au 01 53 71 67 23.

Voici le contenu de l’appel de RESF qui peut être uti­lisé pour com­po­ser le cour­rier au pré­fet :

Caro­line ne doit pas être sépa­rée de sa maman
Nous venons d’apprendre l’arrestation le 7 sep­tembre à Sur­esnes et le pla­ce­ment en réten­tion à la Cité de madame BARANIUC Inna de natio­na­lité mol­dave qui réside avec sa famille à Aulnay-sous-Bois. (N° étran­ger 7503566985).
Madame BARANIUC est en France depuis 2003. Elle est mère d’une petite Caro­line née le 25 jan­vier 2004 à Paris. La petite qui ne parle que le fran­çais vient d’entrer au CP à l’école Paul Bert d’Aulnay-sous-Bois où elle a com­mencé son appren­tis­sage de la lec­ture et de l’écriture dans cette langue.
La grand-mère de Caro­line réside éga­le­ment en France. Elle est titu­laire d’une carte de résident.
Madame BARANIUC a fait l’objet le 1 7 février 2010 d’un refus accom­pa­gné d’une OQTF déli­vré par le pré­fet de police de Paris. . Elle était en attente de son audience au tri­bu­nal admi­nis­tra­tif lorsqu’elle a été arrê­tée.
Madame BARANIUC a une bonne maî­trise du fran­çais. Elle a des pos­si­bi­li­tés d’insertion pro­fes­sion­nelle. C’est une per­sonne connue et appré­ciée des voi­sins et des parents d’élèves d’Aulnay.
Nous ne pou­vons ima­gi­ner qu’une famille soit détruite et que cette maman soit expul­sée vers son pays d’origine lais­sant une petite fille dans le désar­roi et la peine alors qu’elle com­mence sa sco­la­rité en pri­maire.
Pour que Caro­line retrouve sa maman dans les plus brefs délais, nous deman­dons au Pré­fet de police de Paris la libé­ra­tion immé­diate de madame BARANIUC et l’abrogation de l’ OQTF dont elle fait l’objet.

Ajout du 10/09/2010 à 21h20: Le juge des liber­tés main­tient en réten­tion Inna Bara­niuc. RESF demande de dou­bler les cour­riers au pré­fet des Hauts-de-Seine car car c’est lui qui l’a placé en réten­tion. Les coor­don­nées pour ce double de cour­rier sont patrick.strzoda@hauts-de-seine.gouv.fr, david.claviere@hauts-de-seine.gouv.fr, didier.montchamp@hauts-de-seine.gouv.fr et le fax 01 40 97 21 19. RESF pro­pose même un modèle de cour­rier:

Mon­sieur le Pré­fet des Hauts de Seine
Nous venons d’apprendre l’arrestation le 7 sep­tembre à Sur­esnes et le pla­ce­ment en réten­tion à la cité  de madame BARANIUC  Inna de natio­na­lité mol­dave qui réside avec sa famille à Aulnay-sous-Bois. (N° étran­ger 7503566985).
Madame BARANIUC est en France depuis 2003. Elle est mère d’une petite Caro­line née le 25 jan­vier 2004 à Paris. La petite qui ne parle que le fran­çais vient d’entrer au CP à l’école Paul Bert d’Aulnay-sous-Bois où elle a com­mencé son appren­tis­sage de la lec­ture et de l’écriture dans cette langue.
La grand-mère de Caro­line réside éga­le­ment en France.  Elle est titu­laire d’une carte de résident.
Madame BARANIUC a fait l’objet le 17 février 2010 d’un refus accom­pa­gné d’une OQTF déli­vré par le Pré­fet de police de Paris.   Elle était en attente de son audience au tri­bu­nal admi­nis­tra­tif lorsqu’elle a été arrê­tée.
Madame BARANIUC  a une bonne maî­trise du fran­çais. Elle a des pos­si­bi­li­tés  d’insertion pro­fes­sion­nelle. C’est une per­sonne connue et appré­ciée des voi­sins et des parents d’élèves d’Aulnay.
Nous ne pou­vons ima­gi­ner qu’une famille soit détruite et  que cette maman soit expul­sée vers son pays d’origine lais­sant une petite fille dans le désar­roi  et la peine alors qu’elle com­mence sa sco­la­rité en pri­maire.
Pour que Caro­line retrouve sa maman dans les plus brefs délais,  nous vous deman­dons la libé­ra­tion  immé­diate de madame BARANIUC.
En espé­rant que vous accé­de­rez à cette demande et serez sen­sible à la détresse de cette enfant , nous vous prions d’agréer Mon­sieur le Pré­fet nos res­pec­tueuses  salu­ta­tions.

Ajout du 11/09/2010 à 9h00: RESF met une péti­tion en ligne ici.

Articles simi­laires:

Une Réponse à “Mobilisation urgente pour ne pas séparer une fillette de sa maman sans papier [MAJ n°2]”

Romuald | 12 septembre, 2010 à 15 h 30 min Navigue avec Google Chrome Google Chrome 5.0.375.127 sur Windows Windows XP
commenter
Navigue avec Google Chrome Google Chrome 5.0.375.127 sur Windows Windows XP

Déli­cat ce sujet.

Sur Tou­louse, une famille algé­rienne a elle aussi recon­duite en Algé­rie; la presse insiste sur le fait qu’au sein de cette famille se trouve un enfant de 3 ans pour faire dans l’émotionnel.

Pour com­men­cer, il est incor­rect de par­ler de « sans-papiers ».
C’est une ter­mi­no­lo­gie idéo­lo­gique consis­tant à faire croire que, parce qu’ils seraient sans-papiers, alors ils ne peuvent béné­fi­cier d’aucun droit.

Bien au contraire, et il suf­fit de se connec­ter sur le site du GISTI (Groupe d’information et de sou­tien des immi­grés cf ici http://www.gisti.org/doc/publications/2004/sans-papiers/sommaire.html) pour s’en convaincre.

Il existe les immi­grés pas­sant par les filières légales.. et les autres.
Parmi ces der­niers, plu­sieurs types de fraude :
– obte­nir un visa de court séjour touristique/visite de la famille et res­ter au-delà de l’expiration du visa
– remon­ter par la Tur­quie puis pas­ser par la Grèce (Schen­gen) où il y est aisé de se pro­cu­rer de faux docu­ments d’identité
– entrer en toute clan­des­ti­nité en France par voie ter­restre ou mari­time (conte­neur ou autre)

Seuls ces der­niers sont réel­le­ment sans docu­ment d’identité.

Par ailleurs, la France est une for­mi­dable terre d’accueil — et je suis moi-même né à l’étranger, depuis natu­ra­lisé — pour qui com­prend qu’il existe aussi des devoirs.

Ce qui est assez curieux, c’est le déca­lage dans le dis­cours entre les élites pari­siennes, et les élus locaux. Un peu comme pour les Roms ou les gens du voyage…
La dif­fé­rence est fla­grante notam­ment avec l’Outre-Mer où même Mme Tau­bira, pour­tant de gauche et huma­niste (PRG, à l’origine de la loi épo­nyme sur la traite trans­at­lan­tique) décla­rait à pro­pos de l’immigration clan­des­tine frap­pant la Guyane que celle-ci était « à un tour­nant iden­ti­taire, les Guya­nais de souche (étaient) deve­nus mino­ri­taires sur leurs propres terres ». Oui oui, pro­pos d’une député de gauche et non d’un vilain res­pon­sable FN ! cf ici tout en bas de l’article.. http://www.rfi.fr/Fichiers/MFI/PolitiqueDiplomatie/2068.asp

C’était à l’époque où Baroin, à l’Outre-mer, avait pro­posé de sup­pri­mer le droit du sol. Pro­po­si­tion jugée ignoble par les élites de gauche, et accueillie très favo­ra­ble­ment par les élus de tous bords de l’Outre-mer.…

Répondre:

Nom (SVP évitez les pseudos):
E-mail (non publié) (obligatoire):
Site web:
Commentaire (obligatoire):
XHTML: Vous avez le droit d'utiliser ces tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>