Démocratie locale, Rénovation urbaine, Urbanisme

Compte rendu réunion publique tour eiffel — balagny — la plaine du 27/11/2009 (Partie 3/3).

11 décembre, 2009 à 14:07 | Posté par

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La troi­sième par­tie de cette réunion, déci­dé­ment très riche en dis­cus­sions, sera consa­crée prin­ci­pa­le­ment au quar­tier Bala­gny. Comme on le verra, les ques­tions d’urbanisme au centre des débats dans notre ville sus­citent de pro­fonds désac­cords au sein de la popu­la­tion aul­nay­sienne.

  • Désen­cla­ver Bala­gny.

clairierebalagnyContrai­re­ment à l’Arc en ciel, le pro­jet de 40 loge­ments à Bala­gny fait par­tie du Plan de Renou­vel­le­ment Urbain ( PRU). Il se trouve donc inclus dans l’offre néces­saire à recons­truire après la démo­li­tion des 821 (828 en fait main­te­nant) loge­ments inter­ve­nue dans ce cadre. Il faut, égale­ment, don­ner la liste pré­cise de ces nou­veaux loge­ments à construire  à l’ANRU (Agence Natio­nale pour le Réno­va­tion Urbaine) avant la fin de l’année sous peine de perdre des mil­lions de sub­ven­tions. Alain Amé­dro a évidem­ment déploré cet état des choses, qui semble son­ner le glas de son pro­jet alter­na­tif qui pré­voyait d’utiliser l’emplacement de boxes afin de pré­ser­ver un espace vert com­posé entre autres de vieux sopho­ras et d’aulnes et qu’il avait sym­bo­li­que­ment appelé « clai­rière de Bala­gny », suite à une réunion publique orga­ni­sée sur place.

Gérard Ségura a pré­cisé que la clai­rière serait pré­ser­vée aux 7/10éme et qu’il serait tou­jours pos­sible d’aménager une forêt ou un bois une fois les nou­veaux loge­ments construits. Il a pour­suivi en expli­quant que les contraintes du PRU, dont le comité de pilo­tage se réunira le 18 jan­vier pro­chain pour fina­li­ser le der­nier ave­nant de l’ANRU, néces­sitent cette construc­tion à cet endroit, d’autant plus que l’OPH est déjà pro­prié­taire du ter­rain, ce qui faci­lite les délais de réa­li­sa­tion. A noter que des cana­li­sa­tions sou­ter­raines vont pas­ser sous ce ter­rain afin d’assurer le trans­fert des eaux usées vers l’usine du SIAAP pour retrai­te­ment. Ainsi, fata­le­ment, d’autres arbres seront per­dus. Néan­moins le maire a pré­cisé que ces cana­li­sa­tions per­met­traient de cap­ter des calo­ries ser­vant à ali­men­ter le chauf­fage de la cité Bala­gny, lais­sant entre­voir une réduc­tion pos­sible du prix du chauf­fage.

Pour conclure, Gérard Ségura a affirmé sa volonté de désen­cla­ver le quar­tier Bala­gny, pour ouvrir la cité et ainsi ten­ter de résoudre les pro­blèmes d’insécurité. Quelques rive­rains ont en effet parlé de halls squat­tés par des jeunes fumant des sub­stances sus­pectes. Le maire a donné quelques orien­ta­tions : créer une véri­table antenne jeu­nesse avec une mai­son de quar­tier, un centre social ainsi qu’un centre spor­tif. En par­lant de sport, il a évoqué le trans­fert de la salle de judo du club du dra­gon d’or dans une struc­ture plus adap­tée, per­met­tant par la même d’ouvrir deux classes de plus à l’école Fon­taine des prés.   Beau­coup d’idées donc pour recom­po­ser l’espace de vie de Bala­gny en termes de loge­ments, com­merces et équi­pe­ments, mais à quelle échéance ?

  • L’urbanisme tou­jours source de désac­cords pro­fonds.

Zones du plan local d'urbanisme. Zone UD la cité Arc en ciel. Zone US l'école fontaine des prés.

Zones du plan local d’urbanisme. Zone UD la cité Arc en ciel. Zone US l’école fon­taine des prés.

J’ai volon­tai­re­ment isolé les dis­cus­sions anta­go­nistes qui ont émaillé les dif­fé­rentes étapes de ce débat avec d’un côté ceux qui veulent pré­ser­ver leur cadre de vie et ceux qui veulent des construc­tions et qui stig­ma­tisent l’égoïsme des autres… Concer­nant l’aménagement final de la cité Arc en ciel, nous avions d’un côté ceux qui vivent là depuis des années et qui veulent un espace vert pour les enfants. Ils consi­dèrent que 37% de loge­ments sociaux sur la ville est un niveau suf­fi­sant et qu’il faut pou­voir offrir autre chose à la popu­la­tion que du loge­ment social.

Une dame venue de la cité de l’Europe a exprimé son écœu­re­ment expli­quant que les habi­tants de la cité Arc en ciel avaient déjà un jar­din indi­vi­duel et que vou­loir empê­cher la réa­li­sa­tion de 24 loge­ments sup­plé­men­taires était incom­pré­hen­sible. La secré­taire du conseil de quar­tier a sur­en­chéri, expli­quant qu’il fal­lait regar­der au delà de son nom­bril et encou­ra­ger la muni­ci­pa­lité à construire du loge­ment social. Pour le pro­jet Bala­gny, une dame affir­mant pour­tant avoir un diplôme, un métier et un salaire s’est décla­rée qua­si­ment SDF et a dit tex­tuel­le­ment qu’on man­quait d’immeubles et qu’une nou­velle construc­tion à cet endroit ne la déran­gera pas.

Il faut par­fois prendre ces témoi­gnages avec des pin­cettes et dis­tin­guer ceux qui sont spon­ta­nés de ceux dic­tés sur com­mande. Le meilleur exemple pour illus­trer ce pro­pos se trouve dans l’intervention d’un sym­pa­thi­sant avéré du PS qui s’est déclaré cho­qué par l’attitude d’Alain Amé­dro, l’élu qui s’est opposé le plus osten­si­ble­ment aux pro­jets Arc en ciel et Bala­gny. Du point de vue de ce mon­sieur, l’élu Vert fai­sant par­tie de l’équipe du maire, il ne devait pas mon­trer son désac­cord en public, aux yeux de tous. Il fau­drait peut-être rap­pe­ler à ce mon­sieur que nous sommes en démo­cra­tie et que l’un des inté­rêts de ce sys­tème est jus­te­ment de pou­voir débattre et de défendre des points de vue dif­fé­rents. Du reste, mon­sieur Amé­dro a réaf­firmé qu’il gar­de­rait sa liberté de ton parce que c’était cela qui fai­sait avan­cer la Muni­ci­pa­lité.

Pour ter­mi­ner et être presque exhaus­tif sur le contenu de cette réunion, le maire est revenu sur la rue Riquet en indi­quant que le pro­jet de 13 mai­sons de ville était pour l’instant au stade de l’intention. Enfin, inter­pellé sur le fait qu’il man­quait des maga­sins pour fleu­rir les pavillons, mon­sieur Ségura a déclaré qu’il essaie­rait d’implanter un maga­sin Truf­faut, si cela était pos­sible.

Voilà donc pour le quar­tier Tour Eif­fel — Bala­gny — La Plaine. Une ren­contre aux débats tel­le­ment four­nis que les cinq péri­mètres d’études d’urbanisme et la ques­tion du bud­get 2010 habi­tuel­le­ment à l’ordre du jour de ce type de réunion n’ont même pas pu être évoqués. Pour mémoire, vous trou­ve­rez un compte rendu spé­ci­fique sur ces deux points en cli­quant ici.

Sté­phane Fleury.

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