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McDonalds de la Négresse: retour sur un dossier polémique

1 décembre, 2007 à 16:47 | Posté par Hervé Suaudeau

Macdo2 A l’occasion de l’inauguration hier du McDonald’s du car­re­four de la Négresse à la sor­tie de l’autoroute A3, je vous pro­pose de reve­nir sur les épisodes épineux de cette construc­tion en repre­nant cer­tains extraits d’articles.

Tout d’abord remar­quons que cette mul­ti­na­tio­nale duMacdolocator fast-food n’a pas jugé bon de signa­ler l’ouverture de ce maga­sin sur son site ins­ti­tu­tion­nel et n’indique pas de maga­sin à cet endroit sur son site web (voir la cap­ture d’écran ci-contre). Elle n’avait pas jugé bon non plus de faire non plus de publi­cité dans les jour­naux aul­nay­siens pour les offres d’emploi. Autant dire que l’inauguration se vou­lait dis­crète.

Contes­tés par les rive­rains du quar­tier de Non­ne­ville qui ne veulent pas voir leur quar­tier pavillon­naire trans­formé ni en « aire d’autoroute », ni en zone indus­trielle qui ne veut pas dire son nom, les tra­vaux avaient été inter­rom­pus le 11 octobre 2002 par un arrêté muni­ci­pal.

La firme au clown, qui gar­dait l’ossature d’un ancien garage Honda pour y amé­na­ger sur 300 m² un res­tau­rant doté d’un drive-in, ne s’était affran­chi que d’une décla­ra­tion de tra­vaux. Or, selon les rive­rains, McDo aurait pro­cédé à la démo­li­tion puis à la recons­truc­tion d’une dalle de béton, une opé­ra­tion qui néces­si­tait un per­mis de construire. « Tout le monde a vu que cette dalle avait été détruite. Je ne com­prends pas cette déci­sion de jus­tice. Elle confirme le sen­ti­ment qu’on a d’être des tout-petits à côté de McDo », sou­pire Alain Bou­lan­ger, pré­sident de Capade, sans mas­quer son « amer­tume la plus pro­fonde ».

Le député-maire UMP Gérard Gau­dron réfute une entente entre la mai­rie et la firme au clown en rap­pe­lant s’être opposé lui-même au pro­jet lorsqu’il était adjoint au maire chargé de l’urbanisme. Suite au pro­cès, il s’avouait « dépité » et souf­flait que « l’infraction était pour­tant carac­té­ri­sée ». Or, ce der­nier, contraî­re­ment au PDG de McDo­nals Europe (4 mil­liards $ de chiffre d’affaire), n’a pas été pré­sent au pro­cès et était jusque-là absent des démarches lan­cées par les rive­rains. L’association Capade Sud a même été dis­soute à force d’avoir une mai­rie fai­sant la sourde oreille.

Hervé Suau­deau.

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7 Réponses à “McDonalds de la Négresse: retour sur un dossier polémique”

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Je peine à com­prendre la posi­tion exacte de nos élus muni­ci­paux en charge de cette affaire.
Ils déplorent à la fois l’implantation « sau­vage et illé­gale » de l’enseigne état­su­nienne. Mais sur « Aulnay-en-vrai », les mêmes se réjouissent de cette implan­ta­tion et de son impact sur l’emploi.
Dif­fi­cile de com­prendre quoique ce soit dans cette caco­pho­nie. Le mieux serait de deman­der leur avis aux élus UMP pré­sents lors de l’inauguration…

Sans cher­cher la polé­mique, doit-on trou­ver la solu­tion de ce double lan­gage dans la géo­gra­phie sociale d’Aulnay.
Des pavillons au Sud avec une recherche de tran­quillité, qui entraine un rejet du res­tau­rant Mac-Do.
Des cités au Nord, avec un taux de chô­mage impor­tant, et donc des débou­chés dans l’implantation de ce res­tau­rant.
Dans un cas comme dans l’autre on aime­rai sans doute pré­féré un vrai choix assumé par la muni­ci­pa­lité dans la ges­tion de ce dos­sier.

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mais mon­sieur Bur­lot, la ville n’a pas d’action chez mac do et ne décide pas de son implan­ta­tion. son implan­ta­tion n’est régit que par une chose, le fait que mac do a acheté les ter­rains et déposé le per­mis de construire. vous croyez que la ville peut choi­sir de repondre posi­tiv­ment ou non à un per­mis de construire parce qu’elle aime ou n’aime pas ce qui est pro­posé ? on se ferait vite fait rétamé au tri­bu­nal pour dis­cri­mi­na­tion.
au fait mon­sieur bur­lot, pou­vez vous dres­sez la liste des villes qui échappent à mac do parce qu’elles n’en veulent pas, juste pour voir ?
vous connais­sez visi­ble­ment très mal les rouages de l’urbanisme et du coup faites des déduc­tions tota­le­ment fausses. par contre elles sont tou­jours orien­tées contre la muni­ci­pa­lité, ça c’est une constante ! une posi­tion poli­tique donc …

M. Can­na­rozzo doit lire entre les lignes des pro­pos que je ne tiens pas.
Si Mac-Do veut son res­tau­rant, selon les règles, rien en effet ne lui en empêche. Et ou ai-je dis le contraire sur la mai­rie ?

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Ce qui n’est pas poli­tique mais relève bien du code de l’urbanisme c’est qu’il ne s’agissait pas d’un per­mis de construire mais d’une auto­ri­sa­tion de tra­vaux, accordé par Mon­sieur Gau­dron.
La muni­ci­pa­lité aurait pu déci­der de dif­fé­rer sa déci­sion face à cette demande dans le cadre de ce qu’on appelle un « sur­seoir à sta­tuer » dans le code de l’urbanisme. Sur­seoir, jusqu’à la mise en place du PLU, qui lui-même ne rends plus pos­sible l’installation d’une telle enseigne.
Pour ma part, je suis per­suadé que la muni­ci­pa­lité avait les moyens d’agir et qu’elle a pré­féré le « lais­ser faire », au détri­ment des rive­rains.
Bonne jour­née.
Alain AMEDRO

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Les petits bour­geois et bobos du Sud de la Ville s’émeuvent car Mc Do s’installe près de chez eux…
Mon dieux !! Des hordes de gueux et de basa­nés vont venir chez nous main­te­nant ! Je sais pas si c’est risible ou pathé­tique…
Les petits esprits se mon­trant pro­cé­du­riers, ça a durer et après avoir épuisé les recours juri­diques le tout coû­tant de l’argent à tout le monde, les choses ont fini par se faire.
Sur un aussi gros rond-point avec le pas­sage de l’autoroute la fré­quen­ta­tion du Mc Do n’aura de toute façon qu’un impact très mar­gi­nal.
Que l’enseigne s’installe dans le Nord disent-ils, a Pari­nor et Paris Nord II ainsi qu’a Sevran et a Vil­le­pinte le nord de la ville est lar­ge­ment cou­vert. La zone de cha­lan­dise à cou­vrir pour l’enseigne amé­ri­caine est au sud de la ville.
Et a la vue du monde qui fré­quente ce nou­veau res­tau­rant, c’était légi­time…

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je vois avec Fred, que le débat ne se résume plus à une rue qui crai­gnait d’être génée par la cir­cu­la­tion ou les détri­tus, ce que par ailleurs, je com­prends.
sur le fond, il faut rele­ver que l’on peut être pour ou contre mac do parce qu’on aime ou pas, parce que cela ne sert pas tou­jours l’environnement immé­diat, mais cette posi­tion de prin­cipe, per­son­nelle, n’a pas à ren­trer en consi­dé­ra­tion quand on est un res­pon­sable poli­tique, sinon pour­quoi ne pas non plus dire non aux res­tau­rants chi­nois, turques ou ita­liens, que l’on trouve en bien plus grande quan­tité.
pour ce qui est de l’urbanisme, les règles sont claires et doivent être appli­quées quoi qu’il arrive. mon cher col­lègue vert, pré­sen­tez nous un de vos col­lègue qui s’est léga­le­ment opposé à une implan­ta­tion de mac do et qui a gagné et je rends les armes. mais je doute que vous puis­siez le faire.
il faut rele­ver égale­ment que le mac do ins­tallé a fait de gros efforts sur son bati­ment, son envi­ron­ne­ment et est sou­cieux de ne pas gêner les rive­rains, nous ver­rons donc à l’usage.
enfin, pour ceux qui veulent aller voir, l’après midi ce mac do est fré­quenté assi­du­ment par les retrai­tés du quar­tier qui y trouve un lieu sympa pour boire le café, comme quoi tout peut arri­ver.
per­son­nel­le­ment je ne crains par les hordes défer­lantes dont cer­tains fan­tasment. J’ai pu égale­ment constaté que 30 jeunes aul­nay­siens ont pu y trou­ver un job et qu’ils sont très heu­reux d’y tra­vailler, comme quoi on peut y arri­ver.
bref, il est temps sur ce dos­sier que tout le monde fasse la paix, la ran­cune est tou­jours mau­vaise conseillère…

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