Démocratie

Témoignage: Difficultés pour contester les ordinateurs de vote à Aulnay

22 avril, 2007 à 21:12 | Posté par

Tous les aul­nay­siens ont voté aujourd’hui sur des machines à voter (ordi­na­teurs de vote), comme plus de un mil­lion de fran­çais.

Suite aux demandes de mora­toire sur le vote élec­tro­nique fait par la tota­lité des par­tis (sauf l’UMP) et de la péti­tion sur http://ordinateurs-de-vote.org/ j’ai voulu contes­ter la léga­lité du vote sur le procès-verbal de mon bureau de vote:

En effet beau­coup de gens pensent que:

  • Rien ne garan­tit que son vote sera enre­gis­tré tel que l’on sou­haite et per­sonne ne peut faire la véri­fi­ca­tion (contrai­re­ment à l’urne trans­pa­rente).
  • Le code source de l’urne élec­tro­nique est gardé secret pour rai­son d’avantage concur­ren­tiel. Com­ment peut-on garan­tir la confor­mité
    de ce logi­ciel? De plus ce logi­ciel n’a pas été exa­miné par une auto­rité indé­pen­dante.
  • Des pos­si­bi­li­tés et des consta­ta­tions de fraude ont été rele­vées pour ces machines (en Ita­lie la moi­tié des votes blancs étaient trans­for­més en votes Ber­lus­coni).
  • Il est prévu dans le code élec­to­ral un iso­loir pour 300 élec­teurs, or dans notre bureau de vote il n’y avait qu’une machine à voter pour presque 1000 élec­teurs. Cela a entraîné selon moi des ralen­tis­se­ments impor­tants (j’ai attendu une heure vers 11h du matin). Il faut recon­naître que la par­ti­ci­pa­tion était la cause prin­ci­pale des embou­teillages.

J’ai donc voulu ajou­ter cela au procès-verbal de mon bureau de vote. Or, mal­gré les appels au bureau muni­ci­pal des élec­tions qui confir­maient que j’avais ce droit en tant que simple élec­teur, cette requête m’a été (cor­dia­le­ment) refu­sée.

Je suis revenu 3 heures après avec le code élec­to­ral qui me confir­mait ce droit mais le vice-président a refusé mes remarques au pré­texte que le pré­sident était absent.

J’ai donc dû faire une visite au bureau des élec­tions (qui heu­reu­se­ment était à coté de mon bureau de vote) pour qu’ils me confirment que le vice-président ne pou­vait pas m’interdire d’ajout au procès-verbal. C’est donc au troi­sième essai que j’ai enfin pu por­ter les remarques que je sou­hai­tais (prin­ci­pa­le­ment issues du site http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0555).

Enfin il a fallu que je sois pré­sent au « dépouille­ment » pour que les annexes que j’avais porté au procès-verbal soient signées. Sans ma pré­sence, celles-ci ne l’auraient pas été et ces pièces auraient été inva­li­dées.

Pour­quoi une telle fri­lo­sité voire cette obs­truc­tion? Sans doute prin­ci­pa­le­ment par igno­rance et volonté de ne pas faire de vague. Mais il faut rap­pe­ler que le seul parti qui ne demande pas de mora­toire est dirigé par le can­di­dat ex-ministre d’état, de l’intérieur, etc. qui cer­ti­fie jus­te­ment ces ordi­na­teurs de vote.

Der­nière remarque cocasse: Les machines à voter empê­che­raient soit-disant toute fraude. Or, dans mon bureau de vote il y a eu 814 votants et seule­ment 810 per­sonnes signant le registre. Il y a donc au moins 4 per­sonnes qui ont voté deux fois.

Hervé Suau­deau

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26 Réponses à “Témoignage: Difficultés pour contester les ordinateurs de vote à Aulnay”

c’est aussi sans comp­ter la lon­gueur de la file d’attente.
Ainsi il m’a fallu 40 min pour voter dans le bureau 13.

Bon­soir.
Pour ma part, il m’a fallu envi­ron 35 minutes pour voter au bureau N°34 !
Sachant que j’y suis arri­vée à 19h58 !!
Leurs machines infor­ma­tiques c’est du vrai fou­tage de gueule.
Ont pensent évo­luer, mais réel­le­ment ont régrèssent en faites… .
Vous vous ima­gi­nez, les files d’attentes que ça engen­dré dans des bureaux de votes à fort nombre de per­sonnes.
Une femme me disait même que durant l’après-midi, il y avait la queue dans toute la cour.
J’espère qu’ils nous enlè­ve­ront leurs merdes pour le second tour (?).
@+.
Issaga.

Ce matin à 9h30 les résul­tats défi­ni­tifs n’étaient tou­jours pas arri­vés en mai­rie (j’y suis passé). Or le vote élec­tro­nique devait rendre le dépouille­ment ins­tan­tané, non?
A noter aussi la remarque du Pari­sien de ce matin sur les pro­blèmes dus au vote élec­tro­nique:
« A Noisy-le-Sec, on votait encore hier soir à 21h10. Pieds nus, Nicole Rivoire, la maire UDF, expli­quait elle-même aux élec­teurs le fonc­tion­ne­ment de la machine à voter pour accé­lé­rer les opé­ra­tions. Les urnes élec­tro­niques ont eu le plus grand mal à faire face a l’afflux des nom­breux votants.« 
  La ques­tion finale est:
Aulnay-sous-Bois vat-elle aban­don­ner les ordi­na­teurs de vote pour le second tour, en copiant par exemple la déci­sion du maire UMP de Saint-Malo dès hier soir?

j’ ai voter dans le bureau n°9 (à coté de la cli­nique), je n’ai pas attendu mais je suis arri­ver vers 19h.Mais je n’aime pas dutout ces machine concrè­te­ment per­sonne ne peux véri­fié si les votes sont réel­le­ment cré­dité au can­di­dat choisi par chaque élec­teur. c’est avant tout un ordi­na­teur, il fais tout sim­ple­ment ce pour­quoi on l’a pro­grammé. il y a donc tou­jours moyen de « bidouiller » le pro­gramme.

Erreur plus de signa­tures que de votants ou l’inverse plus de votants que de signa­tures, et capa­cité des machines insuf­fi­santes, en fait c’est du 80 votants/h au maxi­mum sur 12h00 d’ouverture d’un bureau cela fait au max 960 votants (sans inter­rup­tion du flux), sur un bureau 1300 si tous les ins­crits venaient voter il aurait fallu res­ter ouvert jusqu’à minuit!!!
Par ailleurs le vote élec­tro­nique est une vraie dif­fi­culté pour les per­sonnes agées.
Pour le second tour il serait donc sage de reve­nir au papier l’exemple de Jérome est élo­quent en plus 4 erreurs sur 800 cela fait du 0,5% d’erreur à l’echelle de la France cela donne 185 000 voix et ce n’est pas tolé­rable.

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MATHIAS CHRISTOPHE | 23 avril, 2007 à 17 h 08 min

hor­mis le coût des machines à voter, je ne pense pas que nous en soyons à la pra­tique du bour­rage d’urne.
Mais recon­nais­sons que le prin­cipe et l’action de mettre son bulet­tin dans l’urne trans­pa­rente au vue et au sus de tous le monde a un coté unique.
Mais il n’y a sou­vent per­sonne pour le dépouille­ment, com­ment faire?

Bon­soir,
Petit témoi­gnage indi­rect mais tout de même inté­res­sant.
Mon mari est allé voter hier, heu­reux et fier d’accomplir son devoir citoyen. Mal­gré mes aver­tis­se­ments, il n’a pas voulu croire que la muni­ci­pa­lité avait ins­tallé par­tout des machines à voter. Il est donc arrivé et s’est retrouvé devant un ordi­na­teur, à peine isolé, pour effec­tuer son vote.
Mon mari se trouve être infor­ma­ti­cien et pro­gram­meur de sur­croit. Face à une telle situa­tion, il a demandé le numéro de série de la machine. Les per­sonnes res­pon­sables de son bureau de vote l’ont regardé comme une bête curieuse bre­douillant qu’ils ne l’avaient évi­dem­ment pas. Pour­quoi le numéro de série? Pour remon­trer exac­te­ment à la source, aux fabri­cants et aux logi­ciels.
Il m’a en effet expli­qué en ren­trant qu’aucune des per­sonnes pré­sentes ne pou­vaient avoir la cer­ti­tude d’avoir voté. Le logi­ciel de trai­te­ment appar­tient à une société privé qui uti­lise une code source à leur seul usage. Il n’y a donc aucun contrôle citoyen pos­sible.
Et les contrôles de l’Etat sont des « fou­taises » si vous me par­don­nez l’expression, puisque ces codes sont pro­té­gés par un bre­vet ou quelque chose d’approchant. Même si l’Etat nous assu­rait avoir de supers infor­ma­ti­ciens prêts à inter­ve­nir, ce qui n’est évi­dem­ment pas le cas, aucun d’entre eux n’auraient le droit d’y mettre le nez.
Main­te­nant soyons mau­vaise langue et ima­gi­nons que la société fabri­cant les machines ait un patrons et des action­naires, que ceux-ci sont plus enclins que d’autres à « bidouiller » le sys­tème. Ima­gi­nons juste une modi­fi­ca­tion minime du code de pro­gram­ma­tion.… Pas besoin de plus d’explications pour com­prendre la dan­ge­ro­sité de ces machines.
Qui a la preuve ici d’avoir voté?

> Mais il n’y a sou­vent per­sonne pour le dépouille­ment, com­ment faire?
Par exemple en col­lant des affiches, dans la rue et sur les lieux de vote, invi­tant les citoyens à par­ti­ci­per au dépouille­ment.
Voilà une idée pour pro­tes­ter: portez-vous volon­taire de manière insis­tante pour par­ti­ci­per au dépouille­ment. TRÈS INSISTANTE :)

Ce n’est pas une mau­vaise idée… On se cache sou­vent der­rière des remèdes com­pli­qués pour une mala­die qu’on pour­rait gué­rir d’une pen­sée.

Et oui, on est loin du « tout va bien dans le meilleur des mondes », refrain entonné par le maire et ses adjoints UMP et notam­ment sur les blogs.
Longues attentes, pro­blèmes pour de nom­breuses per­sonnes, âgées notam­ment mais pas seule­ment, machines qui ne fonc­tionnent pas pen­dant de longues minutes et tou­jours les ques­tions sur le code source, sur les mani­pu­la­tions éven­tuelles…
Le débat est relancé avec force, des mai­ries viennent même d’y renon­cer. A Aulnay-sous-Bois, c’est le silence radio de la muni­ci­pa­lité. Elle a juste fait pré­pa­rer des élé­ments de réponses (de pro­pa­gande ?) aux ques­tions des Aul­nay­siens.
En outre, puisqu’il ne peut y avoir qu’une seule urne par bureau de vote, la machine à voter, à la fois urne et iso­loir, sup­pose un seul iso­loir par bureau. Elle est donc contraire au code élec­to­ral, qui pré­voit au para­graphe 2 de son article L62 un iso­loir par tranche de 300 élec­teurs.
A Aul­nay, l’ensemble des bureaux auraient du avoir au moins trois iso­loirs !
Dans d’autres villes, la mise sous scel­lées s’est faite devant huis­siers et les repré­sen­tant des can­di­dats de la Gauche et du centre.
Un exemple à sevres à la demande de la conseillère régio­nale et amie Cathe­rine Can­de­lier:
http://catherine.candelier.over-blog.net/article-10156693.html
Jeudi, le conseil muni­ci­pal est réuni à par­tir de 21H, je pose­rai une ques­tion sur ce dos­sier pour lequel ma demande de mora­toire est res­tée lettre morte !
Bonne jour­née.
Alain AMEDRO

Aulnay-sous-Bois-Machine à voter : le débat s’intensifie.

Le débat est relancé sur les machines à voter dans le pays et les articles de la presse en témoigne mais aussi les déci­sions de maire met­tant fin à une expé­rience cou­teuse. Vous pou­vez trou­ver sur monaul­nay les débats, témoi­gnages et ques­tion­ne­ments …

Eclai­rez ma lan­terne,
La mai­rie a-t-elle pris une déci­sion ou bien choisit-elle le statut-quo ?
Sur le Site de la Mai­rie, cela n’est pas ins­crit àl’ordre du jour du pro­chain conseil http://www.aulnay-sous-bois.com/conseilmunicipal/ordre%20du%20jour/ordre_jour26_04_07.htm
au fait, à 12h40, après plus de 30 minutes d’attente, et j’ai eu la réflexion d’un membre du bureau de vote : « Mais les gens ne vont pas man­ger » sur un ton suf­fi­sa­ment mépri­sant pour être relevé.
Je rap­pelle que M Chaus­sat, 1er adjoint est pré­sident de ce bureau.
Va-t-il encore sup­por­ter dimanche 6 mai le vote élec­tro­nique et sa cohue ?

mes­sieurs je vous trouve incor­rects, plus que par­tials, et déli­vrants de fausses infor­ma­tions.
1. les bureaux com­portent de 900 à 1200 votants. qui peut vrai­ment dire que 1,25 à 1,66 votant à la minute est lent ? fran­che­ment vous pen­sez vrai­ment qu’on peut voter puis signer en moins de temps que cela sans que des erreurs soient com­mises ?
j’espère bien qu’on vous verra tenir des bureaux, juste pour rire.
2. quelle ingra­ti­tude vis à vis de ceux qui se sont levés à 6h du matin et cou­chés à 23h30, béné­vo­le­ment bien sur, pour vous faire voter ! facile de se plaindre de perdre une heure pour faire son devoir quand les autres aussi auraient aimé pro­fité du beau temps et de leur famille !
3. et pour les villes dans les­quelles on a attendu 1h30 sans machines à voter, c’est quoi votre excuse ? la qua­lité du papier, les enve­loppes trop petites ? qui se lance pour une péti­tion pour éli­mi­ner les urnes de ces villes-là ?
4. il n’y avait pas eu tant de votants depuis 1965, ca ne vien­drait à l’esprit à per­sonne que cette mobi­li­sa­tion est à l’origine de ces embou­teillages ?
5.toutes les machines ont un numéro, le pro­gramme a un numéro et ceux-ci sont visibles sur le ticket du test contrai­re­ment à ce qui est écrit. dans chaque bureau, il est obli­ga­toire d’éditer le matin un test du pro­gramme qui consiste à vali­der que chaque touche donne bien le nom prévu. cela est véri­fié devant tous les asses­seurs et les délé­qués repré­sen­tant tous les can­di­dats. et ce test est imprimé, signé par tous et consi­gné dans le proces ver­bal en double exem­plaire. ce pro­cès ver­bal est dis­po­nible aur­pès des secré­taires de tous les bureaux. mon­sieur Amé­dro a signé au fait ?
6.les machines et le pro­gramme est véri­fié par le bureau Véri­tas sur 114 points. cet orga­nisme est un orga­nisme inter­na­tio­nal indé­pen­dant. merci d’éviter de dire des conne­ries.
7. fraude ??? je me retiens de vous atta­quer pour dif­fa­ma­tion!
les écarts que vous don­nez ne sont pas liés aux machines. il a tou­jours existé même avec du papier. je tiens des bureaux depuis 1986, j’ai vu cela à toutes les élec­tions. la rai­son est tou­jours la même, des gens votent et ne signent pas mal­gré la vigi­lance du bureau. ici, les gens fai­saient tel­le­ment de bruit mal­gré les appels au silence que l’on avait un mal fou à entendre les bips de vali­da­tion, d’ou une ouver­ture dou­blée par le pré­sident pour le même élec­teur. sur mon bureau il y a eu une voix d’écart pour 944 votants. et sur toute la ville l’écart est de 9 sur 33283, soit 0,02 % !!!! inad­mis­sible ????
8. com­bien d’entre vous ont assisté au dépouille­ment pour véri­fier ce que disaient les machines ? com­bien ont inter­rogé les membres des bureaux pour savoir si « on tri­chait ». facile la cri­tique faite de son fau­teuil avec la zap­pette dans la main ? j’espère que vous avez confiance dans le fabri­cant de votre zap­pette dont les vilains action­naires veulent abso­lu­ment que vous regar­diez les pubs de merde !
enfin, je trouve cela assez cynique de se plaindre quand on a l’impression de « perdre » les élec­tions, alors que je ne vous ai pas entendu quand le résul­tat aux euro­péennes et au réfé­ren­dum vous appa­rais­sait comme favo­rable.
alors citoyens, vous venez quand tenir des bureaux ? grace à vous, tout le monde aura confiance, non ?

Mon cher Frank,
Je dois com­prendre que je suis un bien mau­vais citoyen.
J’ai déjà par­ti­cipé à plu­sieurs élec­tions en tant que membre du bureau. Mais voila cette fois, cela était sans moi.
Je peux croire encore que la cri­tique ne puisse que faire avan­cer les choses.
Je pense pas que la fraude existe. Je dis que l’on ne met pas tout en marche pour l’éviter.
Je ne veux pas reve­nir sur cha­cune de vos affir­ma­tions.
Mais Vous nous par­lez d’un bureau de véri­fi­ca­tion.
http://www.bureauveritas.fr/homepage_frameset.html?refpart=http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2Fsearch%3Fq%3Dveritas%26ie%3Dutf-8%26oe%3Dutf-8%26aq%3Dt%26rls%3Dorg.mozilla%3Afr%3Aofficial%26client%3Dfirefox-a
Sans dou­ter, de leur grande valeur, j’espère que leur tra­vail est de meilleur qua­lité que celui de Rina.
http://www.rina.org/
Rina, vous savez, c’est l’organisme de contrôle de l’Erika, célèbre bateau qui s’échoua sur nos cotes.
Alors si on ne veut pas que notre démo­cra­tie s’échoue sur un petit récif, fai­sons le choix de reve­nir à un mode de vote clas­sique.

mon­sieur Bur­lot, j’apprécie assez sou­vent vos remarques et vous savez que je peux tout à fait com­prendre un point de vue dif­fé­rent, mais je n’admets pas les mau­vais pro­cès. je peux tout à fait admettre que l’on pré­fère les urnes et le papier, les scru­ta­teurs et les soi­rées inter­mi­nables. cela je l’admets. mais lais­ser pen­ser que ce sys­tème n’est pas sérieux (je rap­pelle que ce n’est qu’une simple cal­cu­lette qui fait une addi­tion), que l’on peut frau­der, vou­loir en pro­fi­ter pour frau­der, et que le temps d’attente y est lié, cela est évi­dem­ment faux, men­son­ger et non dénué d’arrière pen­sée poli­tique.
ne faites pas les amal­games que vous récu­sez par ailleurs: est-ce qu’un bureau de controle fau­tif entache la pro­fes­sion ? si oui que devrait-on dire des fonc­tion­naires, des profs, des poli­tiques, des gara­gistes, des jeunes de ban­lieue ? n’est-on pas dans le camp des bons tant qu’on n’a pas démon­tré l’inverse ? ne serait-ce plus vos valeurs ?
enfin, mais là c’est un conseil, ne com­pa­rez pas Veri­tas à Rina, vous pour­riez avoir des ennuis judi­ciaires (dif­fa­ma­tion) si leurs ser­vices sur­veillent l’usage de leur nom et de leur répu­ta­tion.

Cher M. Can­na­rozzo,
Je ne vois pas pour­quoi vous per­dez quelque peu votre rete­nue. Étant l’auteur du post je me sent prin­ci­pa­le­ment visé par vos remarques et je me per­met­trais donc de vous répondre points à points sou­vent à la pre­mière per­sonne.
J’ai l’intime convic­tion que les ordi­na­teurs de vote sont un pro­blème pour notre démo­cra­tie et je ne suis pas le seul (regar­dez sim­ple­ment les son­dage de ce site).
Je ne déses­père pas vous convaincre car vous êtes, je crois, capable de rai­son.
1 – Sur la len­teur des machines: Le code élec­to­ral pré­cise qu’il faut un iso­loir pour 300 ins­crits. On est loin du compte avec une seule machine par bureau. De plus, les embou­teillages ont été cau­sés par une attente devant les machines alors que dans les autres villes cela était dû à une attente devant les registres => Le vote élec­tro­nique est donc plus lent (même si je ne sais pas de quelle pro­por­tion). Par contre, je concède sans état d’âme que la prin­ci­pale rai­son des embou­teillages étaient l’affluence. De toutes façon ce n’est pas le point le plus pro­blé­ma­tique.
2 – Les gens qui se sont levés levés à 6h du matin et cou­chés à 23h30 dimanche ne sont aucu­ne­ment cible de ces cri­tiques. Donc pas d’ingratitude. Je les res­pecte pro­fon­dé­ment (car j’ai déjà été à leur place) et je suis resté avec eux jusqu’au bout.
3-Pour les villes dans les­quelles on a attendu 1h30 sans machine à voter: Répondu au point 1. Le vote élec­tro­nique est de toute façons plus lent, cela aurait été pire. Je rajou­te­rais une ques­tion: Pour­quoi alors cer­taines villes aban­donnent ce genre de suf­frage?
4-Sur l’origine prin­ci­pale des embou­teillages aux « urnes »: Je suis d’accord avec vous pour conclure que cette (heu­reuse) mobi­li­sa­tion est à l’origine PRINCIPALE de ces embou­teillages.
5– Sur les tests faits le matin pour véri­fier la vali­dité de la machine: Étant infor­ma­ti­cien je vous assure que ces tests et véri­fi­ca­tions ne sont aucu­ne­ment une garan­tie pour le scru­tin. D’ailleurs de nom­breux cas de fraude ont été rele­vés dans beau­coup de pays mal­gré ces tests, d’où l’abandon pro­gres­sif de ce genre de machines à l’échelle mon­diale (sauf la France). Mais de toutes façons, fiable ou pas fiable, ce qui compte c’est la confiance de l’électeur dans ce mode de dési­gna­tion, et cette confiance est enta­chée. L’électeur doit avoir un maxi­mum confiance dans son vote : c’est le fon­de­ment de la démo­cra­tie
6– Sur l’oganisme Véri­tras qui contrôle les machines à voter: C’est jus­te­ment eux qui avaient cer­ti­fiés les tri­bunes de Furiani avant qu’elles ne s’écroulent. Alors eux aussi peuvent dire des « conne­ries » (je reprends votre terme qui m’était dési­gné). Plus fon­da­men­ta­le­ment: l’électeur ne doit pas s’en remettre à une auto­rité (fusse-t-elle indé­pen­dante) pour jus­te­ment qu’il désigne qui va avoir auto­rité sur son pays. Et lorsqu’en votant, je délègue mes pou­voirs à un pré­sident de la répu­blique, je dois être tota­le­ment libéré de toute auto­rité pour prendre ma déci­sion. Je dois aussi pou­voir véri­fier le scru­tin moi-même quelque-soit mon niveau d’instruction; cela n’est plus pos­sible main­te­nant car je suis obligé de faire confiance à Véri­tas.
7– Sur la fraude: Un pro­cès pour dif­fa­ma­tion? Je n’attends que cela! Quoi de plus belle occa­sion de prou­ver votre refus du dia­logue démo­cra­tique. Plus sérieu­se­ment, je n’ai pas affirmé qu’il y avait fraude mais que la fraude était pos­sible. Je rap­pelle qu’en Ita­lie la moi­tié des votes blancs étaient trans­for­més en votes Ber­lus­coni. En 2003 en Bel­gique une urne élec­tro­nique à rajouté subi­te­ment 4000 voies à un can­di­dat (je ne parle pas des fraudes mas­sives aux États-Unis) Par contre j’affirme haut et fort que le vote élec­tro­nique n’est sûre­ment pas le bon moyen pour évi­ter les fraudes et les erreurs. C’est même poten­tiel­le­ment un moyen de faire des fraudes mas­sives de façon indé­tec­tables.
8– Pour la cri­tique faite de son fau­teuil avec la zap­pette dans la main : J’étais dans les bureaux de votes pen­dant quelques heures (car mes démarches ne m’ont pas du tout été faci­li­tées alors que j’étais dans mon droit). Je suis resté aussi pen­dant le « dépouille­ment » pour faire vali­der mes remarques sinon elles auraient été pas­sées à la trappe. Je n’ai donc pas eu le temps de voir les pubs « de merde » (je suis d’accord avec ce terme quoiqu’un peu incon­ve­nant pour un élu répon­dant aux citoyens que nous sommes).
Je vous remer­cie car pour une fois je n’ai pas eu la cri­tique vide de sens: « Alors, vous êtes contre le pro­grès? » (je rap­pelle que je suis infor­ma­ti­cien et for­cé­ment très inté­ressé par les nou­velles tech­no­lo­gies).
Je suis heu­reux d’avoir eu votre avis sur cette dis­cus­sion et j’espère avoir fait un peu avan­cer le débat.
Si vous le sou­hai­tez je me tiens à votre dis­po­si­tion pour en par­ler à un moment de votre choix.

M. Can­na­rozzo,
Je n’avais pas vu votre seconde réponse pen­dant que j’écrivais le com­me­taire à la pre­mière de vos réponse.
Déci­dé­ment vous n’avez que le mot pro­cès à la bouche. Avez-vous peur d’une dis­cus­sion argu­men­tée?
Je pense aussi qu’on peu dis­cu­ter sans s’envoyer des remarques par­ti­sanes à la face. Je ne suis peut être pas de votre bord poli­tique mais je crois que l’on pour­rais dis­cu­ter comme des adultes sur un pro­blème qui jus­te­ment n’est pas par­ti­san.
Pour ce qui est de frau­der une simple cal­cu­lette il suf­fit d’en rem­pla­cer la puce et il faut 5 minutes (voir l’article de http://www.ordinateurs-de-vote.org/Machines-a-voter-recette-pour-une.html)
Quand à Erika, je ne savais pas, cela va dans mon sens.

Merci à Hervé pour cette réponse très com­plète et je veux dire à Mon­sieur Can­na­rozo que ma cri­tique de ce mode de vote est constante depuis 2004, en conseil muni­ci­pal, dans la presse ou dans des inter­ven­tions diverses et variées.
J’ai cri­ti­qué à des moments de fortes vic­toires, au moment du réfe­ren­dum qui a été vécu pour moi comme un échec, et aujourd’hui dans un vote où le vote éco­lo­giste n’a pas fait le plein de voix, laminé par le vote dit utile.
La luci­dité est une qua­lité, les invic­tives et autres annonces de pro­cès ne gran­dissent pas notre débat que je juge de qua­lité de la part de per­sonnes qui comme moi ne sont pas rétifs aux tech­no­lo­gies mais veulent s’assurer qu’elles servent le bien com­mun.
Je main­tiens qu’il y a un vrai pro­blème sur le code source et que cette ques­tion dépasse la seule ville d’Aulnay-sous-Bois pour poser la ques­tion de la confiance démo­cra­tique. C’est un sujet majeur qui ne peut pas se regler à coup d’invectives!
Cor­dia­le­ment à toutes et à tous.
Alain AMEDRO

Bon­soir.
Le débat est relevé là !!!, c’est bien.
Il y à des pro­cès qui se pré­parent dans les cou­lisses de notre muni­ci­pa­lité envers cer­taines per­sonnes… .
Sérieux.
@+.
Issaga.

La mobi­li­sa­tion conti­nue, la Gauche et les Verts pré­sen­te­ront ce soir un voeu au conseil muni­ci­pal d’Aulnay-sous-Bois pour deman­der le retrait des machines à voter dans l’attente d’assurance sur tous les points qui posent encore ques­tions.
Je me féli­cite de ce voeu qui marque la prise de conscience des socia­listes notam­ment.
Bonne jour­née.
Alain AMEDRO

Quelques remarques avant le conseil muni­ci­pal de ce soir.
Les machines à voter per­mettent en moyenne 1.34 votes à la minute (chiffres rele­vés sur un bureau où il y a eu un non stop de 8h30 à 20h40).
Soit sur les 12h00 de scru­tin 965 élec­teurs maxi­mum!!!
Compte tenu de l’expérience des élec­tions pré­si­den­tielles pré­cé­dentes le vote au second tour à tou­jours une par­ti­ci­pa­tion de 2% supé­rieur au 1er tour.
Il serait sage donc pour les bureaux de votes avec plus de 1070 ins­crits (cela laisse une pos­si­bi­lité de vote pour 910 votants ce sera chargé mais jouable) de reve­nir au sys­tème clas­sique avec iso­loirs et urnes, pour gagner du temps sur la seule étape du pro­ces­sus où l’on peut gagner du temps, le choix du can­di­dat par l’electeur.
Sans accu­ser per­sonne de fraude force est de consta­ter, (effec­ti­ve­ment il y a le bruit de la cin­quan­taine de per­sonne qui fait la queue pen­dant 45 minutes, mais il y a aussi les erreurs du pré­sident et des asses­seurs qui sont sou­mis à une pres­sion impor­tante pour suivre pen­dant les + de 12h la cadence impor­tante de pas­sage des votants) qu’il y a plus d’erreurs avec le vote élec­tro­nique qu’avec le vote tra­di­tion­nel dans l’urne, il serait intér­res­sant de faire un bilan du vote (vote pris en compte par rap­port aux signa­tures) sur l’ensemble des bureaux de votes de la com­mune.

Le conseil consti­tu­tion­nel dans son bilan du pre­mier tour conseille de renon­cer pro­vi­soi­re­ment aux machines à voter pour le second tour lorsque des retards impor­tants et des contes­ta­tions ont été faites. (il y a eu par exemple au bureau n°38 une moyenne d’environ 1h30 de queue). La mai­rie sait donc ce qui lui reste à faire!
Texte inté­gral:
(…) Il reste que, ici ou là, l’usage des machines à voter n’est pas psy­cho­lo­gi­que­ment accepté, à tort ou à rai­son, par une part impor­tante de nos conci­toyens. Un cer­tain cli­mat de psy­chose n’y est pas étran­ger. Il est vrai aussi que cer­tains modèles au moins, parce que trop sophis­ti­qués, ont pro­vo­qué des files d’attente. Dans ces condi­tions, le plus sage serait sans doute, lorsque des pro­blèmes sérieux se sont pro­duits le 22 avril (pannes, bou­chons, polé­miques…), d’y renon­cer pro­vi­soi­re­ment afin de mettre les pro­chaines échéances élec­to­rales, y com­pris le second tour de l’élection pré­si­den­tielle, à l’abri de toute contes­ta­tion. (…)

Petit constat « à chaud » en sor­tant du conseil muni­ci­pal:
– rien ne chan­gera à aul­nay.
– les machines s’est super.
– c’est une cal­cu­lette pour l’un ou un pro­ces­seur pour l’autre.
– c’est un peu la faute des élec­teurs trop nom­breux
– c’est aussi un peu la faute des gen­tils asses­seurs dévoués mais pas trop adroit.
En bref, dimanche on vote dans la pagaille (mais gen­tille). D’ailleurs la grogne selon notre bon maire n’a été entendu que par les pré­si­dents de bureau de « gauche ».

Petit bêti­sier du conseil muni­ci­pal de ce soir:
– Le maire à affirmé sans bron­cher ce soir au conseil muni­ci­pal que les « machines sont de simples caisses enre­gis­treuses sans logi­ciel dedans ». Je rap­pelle qu’avec le modèle de machine que nous avons sur Aul­nay un cher­cheur à réussi à la repro­gram­mer pour qu’elle sache jouer au échecs.
–M. Can­na­rozzo à affirmé « On peux véri­fier le code ». Je rap­pelle que le code de ces machines est caché pour rai­sons de « secret indus­triel et com­mer­cial ». Bon spor­tif il m’a pro­posé de véri­fier cela demain et de recon­naître son erreur le cas échéant sur son blog. Nous sui­vrons cela.
– On a quand même eu de la part d’un élu dont je ne connais pas le nom « il ne faut pas refu­ser le pro­grès, vous n’allez pas écrire au crayon alors que les ordi­na­teurs existent ». On est sur un blog non? D’ailleurs demain je lance monaul­nay ver­sion manus­crite et dis­tri­bué sur tablettes d’argile.

Je viens de faire un compte rendu plus com­plet de cette soi­rée (pleine de moment d’humour) sur mon site:
http://www.suaudeau.com/spip.php?article23

Merci Hérvé (je me per­mets de vous appe­ler par votre pré­nom si vous n’y voyez aucun incon­vé­nient) pour ces pré­ci­sions.
Donc si je com­prends bien pour la muni­ci­pa­lité tout est beau dans le meilleur des mondes, et nous sommes juste réti­cents par rap­port à des cal­cu­lettes… C’est à croire que l’équipe muni­ci­pale nous prend pour des réac­tion­naires bons pour des pro­cès en dif­fa­ma­tion et avan­çant des « conne­ries ». C’est beau de dire ça à des fer­vents utli­sa­teurs d’internet, des infor­ma­ti­ciens, ou tout sim­ple­ment à des citoyens conscients et inté­res­sés par la vie de leur com­mune.
Ne peut-on pas avoir de débat sur une ques­tion aussi impor­tante que notre pou­voir sou­ve­rain: le vote? On nous impose ces machines, sans que nous ayons notre mot à dire, sans pou­voir avoir accès au code source, en devant nous en remettre à une auto­rité « indé­pen­dante », et nous devrions dire merci et aller voter en toute confiance. Par­don, mais je ne peux m’y résoudre. Et c’est mon droit.
La ques­tion n’est pas tant de savoir s’il y a fraude ou pas. La pos­si­bi­lité existe. Avec l’urne et le papier, cha­cun pou­vait se déci­der de son propre chef de par­ti­ci­per au dépouille­ment et ainsi être sûr de ce qu’il se passe. Là, non seule­ment il fau­drait être ingé­nieur pour véri­fier l’ensemble du pro­gramme, mais en plus le code source n’est pas libre. M. Cana­rozzo, les ques­tions que nous posons et aux­quels vous répon­dez mal­adroi­te­ment sont légi­times.
Nos sommes vos admi­nis­trés, en tant que tels pour­quoi balayer nos contes­ta­tions d’un revers de la main ?