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Le Parisien: Les travaux à l’usine-poison suspendus jusqu’à nouvel ordre

30 novembre, 2006 à 20:03 | Posté par

Le chan­tier de démo­li­tion du CMMP (Comp­toir des miné­raux et matières pre­mières) devait démar­rer hier. Il n’en a rien été. L’Inspection du tra­vail a en effet inter­dit à la société Coteba de pour­suivre les tra­vaux pré­pa­ra­toires enga­gés fin octobre dans la cour de l’usine et qui étaient des­ti­nés à mettre en place les bun­ga­lows du per­son­nel de chan­tier.

« Les cap­teurs pla­cés sur les ouvriers ont révélé des doses allant jusqu’à 45 fibres par litre d’air d’amiante chry­so­tile et cro­ci­do­lite, sou­ligne Gérard Voide, du col­lec­tif des rive­rains et vic­times du CMMP. Les son­dages dans le sol ont confirmé la pré­sence d’amiante chry­so­tile », ajoute-t-il. Des taux très élevés qui font réagir Henri Peze­rat, de l’association Ban Asbes­tos France : « C’est trop. Ce n’est pas accep­table, dit-il. 100 fibres par litre, c’est la valeur à ne jamais dépas­ser. Quand il n’y a pas de tra­vaux, la valeur se situe entre 0 et 1 fibre par litre. En cas de tra­vaux, c’est moins de 5 fibres par litre. Il aurait fallu prendre des pré­cau­tions, ce qui n’a pas été fait. »

Un rap­port révé­le­rait la pré­sence d’amiante dans tous les bâti­ments

Le 20 novembre, les asso­cia­tions ont saisi par lettre le Stiiic (ser­vice tech­nique inter­dé­par­te­men­tal d’inspection des ins­tal­la­tions clas­sées). « Nous main­te­nons que le pro­jet (de décons­truc­tion) Coteba, s’il est appli­qué tel quel, n’offre aucune garan­tie de pro­tec­tion de l’environnement. Les mesures d’empoussièrement dans l’air autour du chan­tier n’arrêteront pas les pous­sières d’amiante », insistent-elles dans ce cour­rier dont copie a été envoyée au pré­fet de Seine-Saint-Denis, au maire d’Aulnay, à l’Inspection du tra­vail, à la Ddass et à la caisse régio­nale d’assurance mala­die. Elles sou­lignent la « néces­sité que les opé­ra­tions de désamiantage-déconstruction aient lieu avec un niveau de sécu­rité maxi­mal pour l’ensemble des bâti­ments du site (et non pour le seul bâti­ment B) ». En clair, elles réitèrent leur demande de « confi­ne­ment com­plet et la dépres­sion de chaque bâti­ment comme pré­co­nisé par deux experts en 2004″. Une exi­gence qui leur paraît d’autant plus légi­time qu’un rap­port non encore publié de la société Veri­tas révé­le­rait la pré­sence d’amiante dans tous les bâti­ments de l’ancienne usine. Devant l’enlisement du dos­sier, le pré­fet, Jean-François Cor­det, a décidé d’organiser une réunion le 1er décembre pour faire le point de la situa­tion sur ce dos­sier par­ti­cu­liè­re­ment com­plexe.

Alain Mar­tin

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Une Réponse à “Le Parisien: Les travaux à l’usine-poison suspendus jusqu’à nouvel ordre”

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Bon­jour.
His­toire de com­prendre :
j’aimerai juste savoir à qui incombe la res­pon­sa­bi­lité de cet « usine à gaz » ?
DI.

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