Handicap, Santé, Solidarités, Séniors

J’ai visité une formidable résidence

30 juin, 2006 à 14:27 | Posté par Jérôme Charré

Ce lundi, j’étais invité à pas­ser un brin de ma jour­née au foyer d’accueil média­lisé pour per­sonnes han­di­ca­pées vieillis­santes de la rue du Havre gérée par l’Aftam qui a ouvert en jan­vier et dont j’ai relaté le pro­jet, il y a main­te­nant un an, sur MonAulnay.com.

Je m’y suis rendu avec mon habi­tuelle curio­sité mal­gré une cer­taine appré­hen­sion due à l’image que l’on voit régu­liè­re­ment dans les médias de ce type d’établissement.

En arri­vant sur place, je vois une magni­fique mai­son de trois étages à proxi­mité du centre de loi­sirs du Havre qui se fond par­fai­te­ment bien dans le décor. J’y suis accueilli par un pen­sion­naire qui m’ouvre gen­ti­ment la porte, puis par Nisa, la secré­taire et enfin par Jean-Paul Louis, le sous-directeur du foyer. Ainsi com­mence ma visite.

Je découvre l’organisation des étages, les espaces col­lec­tifs, quelques chambres, la salle à man­ger, l’infirmerie, la lin­ge­rie, le local tech­nique, la pièce de la psy­cho­mo­tri­cienne, les salles d’eau trans­for­mées en bal­néo ou bien­tôt en ins­ti­tut de beauté. Dès lors, je découvre un petit vil­lage dans une grande mai­son.

Mais, ce qui m’a le plus enthou­siasmé est le for­mi­dable tra­vail accom­pli par le per­son­nel. En effet, au gré de ma visite, je ren­contre Odette, Chris­tian lors de son pas­sage chez l’infirmier Mou­loud ou encore Syl­vie qui m’a-t-on expli­qué ont incroya­ble­ment pro­gressé depuis leur arri­vée. Syl­vie m’a com­plè­te­ment bluffé lorsqu’elle a joué au piano des mélo­dies de grands com­po­si­teurs de tête alors qu’elle n’avait plus pra­ti­qué pen­dant de nom­breuses années.

C’est là où la rési­dence est unique en son genre. En effet, pas de blouse, pas d’aspect d’hôpital, pas de contraintes, pas de médi­ca­tion pour cal­mer les esprits, et ça fonc­tionne. La rési­dence est calme, cha­cun se retrouve au repas, s’entraide pour les colis, sert les plats ou encore déba­rasse et net­toie les tables. Cha­cun est res­pon­sa­bi­lisé et sti­mulé intel­lec­tuel­le­ment en met­tant en avant les capa­ci­tés par le jeu, par le choix, par la vie en col­lec­ti­vité.

Et je me suis rendu compte que ces char­mants rési­dents avaient énor­mé­ment à don­ner aux autres et que le tra­vail des accom­pa­gnants pour leur redon­ner confiance en eux et l’envie font qu’ils sont plus humains que ces humains que l’on pré­tend nor­maux.

Dès lors, je revien­drais avec grand plai­sir à la rési­dence Ama­ryl­lis de la rue du Havre dans les pro­chains jours ainsi qu’à l’inauguration offi­cielle en sep­tembre.

Jérôme Charré

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