Amiante, Environnement, Santé

Mobilisation des riverains contre le CMMP !

17 avril, 2005 à 22:01 | Posté par

PlanCe samedi 16 avril, une longue marche silen­cieuse a réuni près de 200 rive­rains de l’ancien Comp­toir des métaux et matières pre­mières (CMMP), situé au 107 rue de Mitry. L’usine était spé­cia­li­sée dans le broyage de l’amiante. Elle a été fer­mée en 1991. Dans Le Pari­sien du 17 avril, Nicole Voide explique qu’il s’agit de la pre­mière mani­fes­ta­tion depuis dix ans de mobi­li­sa­tion. Elle ajoute: « Nous avons choisi de sor­tir de l’ombre pour que les auto­ri­tés pro­cèdent enfin au désa­mian­tage de ce site tou­jours pol­lué ». Une cin­quan­taine de vic­times avé­rées ont déjà été recen­sés dans les envi­rons.

Les rive­rains demandent la décons­truc­tion du site qui se situe près de l’école du Bourg voi­sine. Début février, un violent coup de vent a fait s’envoler une plaque de toit des bâtisses en ruine, ce qui aug­mente le risque de dif­fu­sion dans l’atmosphère de pous­sière d’amiante, fibre can­cé­ri­gène long­temps uti­li­sée comme iso­lant.

Les parents d’élèves et les asso­cia­tions de vic­times sont en guerre depuis huit ans contre le CMMP. Ils sont convain­cus que les nom­breux cas de can­cers de la plèvre et d’autres mala­dies pul­mo­naires, décé­lés chez d’anciens ouvriers de l’usine mais aussi chez des rive­rains, sont le résul­tat d’années d’empoisonnement par les pous­sières. Les mili­tants d’associations d’aide aux vic­times de l’amiante ont depuis déposé vingt-deux plaintes.

Le démon­tage minu­tieux de l’usine est au point mort. Et le démé­na­ge­ment de l’école du Bourg demandé par les parents « n’est pas envi­sagé » pour le maire Gérard Gau­dron [et non Michel comme le nom­mait Le Pari­sien]. Il ajoute que « Nous n’avons pas de locaux et, de toute façon, le dépla­ce­ment relève de l’inspection aca­dé­mique et non de la com­mune ». Face à cette fin de non-recevoir, les parents d’élèves se disent prêts à se battre: « Nos enfants ne doivent pas gros­sir les rangs des vic­times d’hier », insiste Laurent Petit, de l’association des parents d’élèves.

Jérôme Charré

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