Securite

08 décembre 2008

Le Parisien: Toujours pas de cours au collège Pablo-Neruda

Voici un extrait du Parisien du 8/12/08:

TOUJOURS pas de cours, ce matin, au collège Pablo-Neruda à T Aulnay. Les enseignants reconduisent leur droit de retrait, qu’ils exercent depuis jeudi. Ils exigent des moyens supplémentaires et des modifications à leur règlement interne pour une plus grande sécurité au sein de l’école et de ses abords. Depuis deux mois, les adolescents du quartier des Mille-Mille et ceux du Gros-Saule règlent leurs comptes à intervalles réguliers, jusqu’au sein de l’établissement. Mardi dernier, la goutte d’eau a débordé lorsqu’un surveillant a pris un mauvais coup pour s’être interposé dans une bagarre entre deux jeunes. Il a reçu sept jours d’ITT. « Il n’était pas directement visé. Il n’empêche. Nous sonnons l’alarme sur l’insécurité et la violence dans et autour du collège avant qu’il y ait un mort », explique le porte-parole des enseignants.

Comme d'habitude pour ce genre d'affaire pour laquelle MonAulnay.com est très réticent d'aborder, je vous demande la plus grande prudence dans vos commentaires afin de ne pas envenimer la situation.

29 juin 2008

Le Parisien: Les caravanes toujours sur le site de Renault

Renault20080628 Extraits du Parisien:

L'image est frappante. Au carrefour de l'Europe, à Aulnay, un panneau a été planté devant les ruines de l'ancienne concession Renault : « Ici, 5 000 m 2 de locaux commerciaux », promet-il depuis déjà plusieurs mois. Mais, derrière, la carcasse noircie des hangars incendiés durant les émeutes de l'automne 2005 est toujours visible.

Entre les bâtiments, une quinzaine de caravanes sont installées depuis la fin de l'année dernière.

Ce campement de gens du voyage devient un casse-tête pour la municipalité, qui a interpellé les services de l'Etat et l'aide sociale à l'enfance à ce sujet.

« C'est dangereux de vivre là »

La ville est en pleine négociation avec la foncière Fiminco, propriétaire des lieux, qui souhaite y construire quatre restaurants. « Mais cela ne réglera pas la situation de ces familles qui vivent dans des conditions sanitaires effroyables », reconnaît le maire PS, Gérard Ségura.

En ce mercredi matin, peu de monde dans le campement. Les enfants jouent comme ils peuvent, zigzaguant entre les montagnes de détritus, s'aventurant parfois sous les hangars, d'où pendent dangereusement des lambeaux de tôle. Quelques femmes étendent leur linge, un flot de musique s'échappe d'un auto-radio.

« Regarde comme on vit, c'est pas possible ! Pas de toilettes, pas d'eau ! » lance une jeune femme, cigarette aux lèvres. Cette mère de cinq enfants dit venir de Belgrade, en Serbie. Depuis le début de l'année, ses trois filles vont à l'école. « C'est le plus important : qu'elles apprennent à lire, à écrire. Je voudrais qu'on habite dans une maison, mais je n'ai pas de papiers », explique-t-elle. Dix enfants du campement sont aujourd'hui accueillis dans les écoles aulnaysiennes. Un contact a été établi avec les services sociaux de la ville.

A quelques mètres de là, les habitants de la cité de l'Europe ont pris l'habitude de ce voisinage, avec méfiance et incrédulité. « Il n'y a pas de problème avec eux, mais c'est dangereux de vivre là-dedans », glisse un vieux monsieur qui bavarde avec des amis sur le parking. Une jeune mère s'inquiète surtout des problèmes d'hygiène : « Avec les tas de détritus, on commence à voir des rats en pleine journée. Si l'Etat leur permet de rester là, il faut installer des toilettes et des bennes à ordures. Si c'est interdit, qu'on leur propose un autre endroit... » Une aire d'accueil est justement en cours d'aménagement à la frontière d'Aulnay et de Gonesse (Val-d'Oise). Reste à savoir si le terrain sera prêt à temps pour accueillir les familles.

Gwenael Bourdon - Le Parisien - 28 juin 2008

Note de la rédaction de MonAulnay.com: Les restaurants en questions prévus sur le site sont La caverne de Maître Kanter, Léon de Bruxelles et Quick. Après l'épisode du McDonald's du carrefour de la Négresse à la sortie de l'autoroute A3, les choses risquent de ne pas être si faciles.

27 juin 2008

Aulnay 7e ville la plus violente de France ?

Le « palmarès de la violence » par Le Figaro du 24/06/2008
DPT Ville Coups et blessures volontaires Vols violents Taux de violence (faits/1000h)
93 SAINT-DENIS 1031 1899 31,27
93 AUBERVILLIERS 425 813 19,49
93 STAINS 578 558 19,25
93 LA COURNEUVE 320 755 19,02
93 SAINT-OUEN 213 529 18,54
93 BOBIGNY 643 775 17,34
93 AULNAY-SOUS-BOIS 930 1122 16,09
92 CLICHY 425 317 14,72
93 LE BLANC-MESNIL 397 287 14,53
95 GARGES-LES-GONESSE 283 291 14,27
93 PANTIN 288 416 14,06
62 AUCHEL 250 13 13,69
93 BONDY 502 390 13,59
77 CHESSY 113 104 13,43
92 LA-DEFENSE 58 244 13,13
93 VILLEPINTE 467 424 13,12
95 SARCELLES 876 365 12,76
13 MARSEILLE 4040 6562 12,67
93 EPINAY-SUR-SEINE 267 434 12,08
93 DRANCY 345 404 11,96

Les mauvais chiffres du Figaro

Le Figaro vient de publier son "palmarès de la violence, ville par ville" qui est un classement des violences dans 400 agglomérations de plus de 20 000 habitants à partir des chiffres fournis par la police judiciaire.

Autant le dire tout de suite, les chiffres exposés ne sont pas très bons, car les 7 villes identifiées comme les plus violentes sont en Seine-Saint-Denis et la septième place serait occupée par Aulnay-sous-Bois (voir le tableau ci-contre).

Ainsi en 2007, 930 actes de coups et blessures et 1122 vols violents ont été enregistrés sur la zone. Le taux de violence s'élève ainsi à 16,09 actes pour 1000 habitants ce qui est à rapprocher de la moyenne nationale qui s'élève à 5,93.

Un calcul biaisé

En recalculant la population à partir du nombre total d'actes et du taux de violence par habitant, on trouve une population aulnaysienne de 127 500 habitants ! On est loin du déclin démographique que nous avions annoncés suite notamment à la politique de l'ancienne municipalité qui a consisté, en profitant du PRU, à faire une réduction de l'offre de logements sur la ville (voir le rapport de diagnostic du PLU page 44).

Que s'est-il passé? En fait les chiffres sont issus de chaque commissariat et Le Figaro n'indique pas que Sevran dépend du commissariat d'Aulnay. Il y a donc un amalgame des chiffres de population (+47000) et de violence entre les deux villes.

Delinquanceparisien20080626 La préfecture contre attaque et annonce des violences en baisse

Les chiffres, même amalgamés, restent tout de même très élevés. Mais la préfecture de Seine-Saint-Denis, qui se voit ainsi désignée comme le plus mauvais élève, s'empresse de faire publier dans Le Parisien du 26 juin 2008 des chiffres de baisse de la délinquance au début 2008 (voir l'extrait ci-contre). Ainsi elle annonce une baisse de 5,87% de la délinquance générale depuis début 2008, les vols violents baisant eux de 14,60% sur la même période. Toutefois, cette baisse ne semble pas perçue sur le terrain et un commissaire prévient qu'"il faut toujours rester prudent sur les évolutions de tendance", surtout celles qui arrivent à point nommé.

Hervé Suaudeau

23 avril 2008

Une cellule de veille active vient d'être créée

Chaque mardi matin désormais, à l'initiative du maire Gérard Ségura, les représentants de la Police nationale et municipale, les services municipaux de sécurité et de médiation, le club de prévention spécialisée, la direction générale des services, se retrouveront à l'Hôtel de ville.

Cette "cellule de veille active" doit discuter des problèmes de sécurité et de prévention sur la ville, mais aussi identifier les difficultés éventuelles rencontrées par les acteurs de terrain.

Sources: Le Parisien, 20minutes.

19 avril 2008

RER B : un centre de surveillance pour toute la ligne

Voici un article trouvé chez nos amis de MonSevran.com. Il y est question de la réorganisation de la vidéosurveillance qui profitera aux utilisateurs du nord de la ligne en… 2013. Dommage pour cette partie de la ligne qui en avait le plus besoin.

Lire la suite "RER B : un centre de surveillance pour toute la ligne" »

15 janvier 2008

AFP: Police de quartiers: "on a perdu cinq ans", estiment des élus du 93

SAINT-DENIS-LA-PLAINE (AFP) — "C'est une bonne chose, dommage d'avoir perdu cinq ans": la création annoncée lundi d'"unités territoriales de quartiers" en Seine-Saint-Denis a été saluée comme un retour à la police de proximité par ceux des élus, principalement à gauche, qui regrettaient sa suppression depuis 2002.

"C'est un discours intéressant, de rupture avec ce que nous a raconté Nicolas Sarkozy pendant cinq ans", "j'aurais aimé l'entendre avant, on a perdu du temps", a commenté Daniel Goldberg, député socialiste de Seine-Saint-Denis, après la série de mesures pour le 93 faites lundi à Saint-Denis par Michèle Alliot-Marie.

La ministre de l'Intérieur a notamment annoncé la constitution dès mars de trois unités nouvelles de police dans des secteurs ciblés de Clichy-Montfermeil, Saint-Denis et la Courneuve.

Dotées d'une dizaine de policiers chacune, ces unités devront "assurer une présence visible et dissuasive" ainsi qu'"identifier et interpeller les délinquants", a précisé la ministre devant un auditoire d'élus, policiers et responsables locaux, assurant qu'il ne s'agissait "pas de refaire des postes de police de proximité".

Comme M. Goldberg, le maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a toutefois interprété ce discours comme la marque d'un retour à une police de proximité "que nous étions un certain nombre d'élus à trouver efficace". Cette police avait été supprimée en 2002 par Nicolas Sarkozy.

"On a perdu 5-6 ans déjà. Il ne faut plus perdre de temps maintenant pour relancer une vraie dynamique de confiance entre la police et la population", a souligné M. Dilain, selon lequel 10 policiers sur son secteur, "c'était vraiment un minimum". "A la belle époque, les agents dédiés au travail de proximité ont été jusqu'à 27" sur sa ville, a-t-il rappelé.

Ces mesures "sont bonnes" mais "elles n'auront d'effet que si en matière de logement, d'emploi, de lutte contre les discriminations, on a également des mesures importantes", a-t-il averti, faisant allusion au plan banlieues, dont l'annonce a été repoussée à février. Il faudra que "cette nouvelle police de proximité soit également une police d'innovation", a estimé en outre le maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard.

Pour sa part, le maire de Montfermeil Xavier Lemoine, l'un des rares élus UMP à avoir publiquement souhaité le retour d'une police de quartiers, s'est "réjoui qu'un nouveau dispositif --beaucoup plus partenarial-- soit testé".

Comme il le souhaitait, les policiers seront recrutés (dix pour Clichy-Montfermeil) sur la base du volontariat.

Gérard Gaudron, maire UMP d'Aulnay-sous-Bois, juge lui que la création de ces unités "n'est en rien en rupture" car "en entendant Mme Alliot-Marie", a-t-il dit, "j'ai compris que ces policiers ne seront pas là pour jouer au foot dans les quartiers mais faire leur métier de policier, c'est-à-dire arrêter les délinquants, au plus près des gens".

M. Gaudron, comme d'autres, s'est dit très satisfait que la surveillance de grands événements (matches au Stade de France, expositions au parc de Villepinte, etc.) ne soit plus désormais à la charge des effectifs de Seine-Saint-Denis (entre 70 et 200 policiers étaient mobilisés selon les jours).

"Lors du déclenchement des émeutes en 2005, trop de forces de police étaient accaparées au Stade de France", a-t-il rappelé.

La ministre de l'Intérieur a annoncé encore la création d'une "compagnie de sécurisation" dédiée à la lutte contre les violences urbaines.

14 novembre 2007

Renault de nouveau squatté

Un peu plus d'un an après un premier squatt, de nouvelles caravanes se sont installés sur les décombres de l'ancien concessionnaire Renault du carrefour de l'Europe, qui fut incendié lors des violences urbaines de 2005. Ce terrain que le propriétaire destine désormais à des bureaux avait été squatté de la mi-août à octobre, puis de la mi-novembre à la mi-décembre est occupé par une vingtaine de caravanes.

13 novembre 2007

Le Monde: Les quartiers nord d'Aulnay-sous-Bois sous étroite surveillance par peur de nouveaux affrontements

Le_monde_logo Au ralenti,de nombreuses camionnettes de CRS et voitures de police n'ont cessé, jeudi 8 et vendredi 9 novembre, de quadriller les quartiers nord d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint Denis) pour prévenir de nouvelles violences urbaines.

Après cinq nuits, du vendredi 2 au mardi 6 novembre, marquées par des incidents parfois graves, la cité de l'Europe a retrouvé un calme précaire : aucun affrontement entre jeunes et policiers n'a été signalé au cours des trois dernières soirées. Mais la situation reste suspendue à l'évolution de l'état de santé d'un jeune du quartier, âgé de 16 ans, dans le coma après être tombé de moto, avec son passager, alors qu'ils tentaient d'échapper à la police.

Cet accident, survenu jeudi 1er novembre, avait provoqué une forte colère parmi les jeunes de la cité, convaincus que les policiers étaient à l'origine de la chute de la moto. Une trentaine d'individus ont ainsi participé à plusieurs séries d'échauffourées, jetant des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre et agressant des automobilistes.

Trois bouteilles de gaz, dont deux avec des boîtes de clous scotchées, qui devaient servir d'explosifs, ont été retrouvées par les policiers (Le Monde du 7 novembre). "J'ai parlé avec les petits. Ils sont déterminés : ils veulent blesser ou tuer un keuf", explique, sous condition d'anonymat, un "grand frère", intervenu pour tenter d'apaiser les esprits.

L'annonce des premiers éléments de l'enquête sur les causes de l'accident n'a pas convaincu au sein de la cité. "L'enquête sur la police est faite par la police. Il y a déjà eu plein d'exemples de bavures et on sait que les flics sont invulnérables", indique un autre jeune, âgé de 23 ans, en évoquant une colère "mille fois plus forte" en cas de mort de l'adolescent blessé. Dans cette hypothèse, une source bien informée dans le quartier voisin de la Rose-des-Vents (ou cité des "3 000"), resté calme jusqu'à présent, fait état d'une forte volonté des "plus jeunes" de s'en prendre à leur tour aux policiers "par solidarité".

TOUCHÉ À LA TÊTE

La police et le parquet réfutent toute implication des motards de la police dans l'accident. "L'expertise exclut formellement l'hypothèse que les deux motos aient été en parallèle au moment de l'accident. Il n'y a pas pu avoir de choc entre les deux véhicules", explique Denis Fauriat, secrétaire général du parquet de Bobigny, en soulignant que les deux adolescents ont atteint la vitesse de 190 km/h pour tenter de s'enfuir.

Selon la police, la poursuite avait débuté porte Maillot à Paris. Deux motards prennent en chasse la moto, sur laquelle se trouvent les adolescents, correspondant au signalement des auteurs d'un vol à la portière cinq minutes plus tôt, boulevard Pereire.

L'engin, signalé comme étant volé, roule au-delà de 150 km/h selon l'enquête de l'Inspection générale des services (IGS) dont Le Monde a eu partiellement connaissance. Porte de la Chapelle, les deux jeunes prennent la direction de l'autoroute A1. "Nous nous sommes placés à leur hauteur en leur faisant signe de la main de se garer", relatent les policiers.

Les deux jeunes refusent d'obtempérer et poursuivent leur route, toujours suivis par les deux motards de la police. Ils empruntent alors la bretelle d'accès de l'A3, direction Aulnay. "Dans un virage peu éclairé et resserré", limité à 50 km/h, l'engin percute un muret et passe par-dessus. Le conducteur, qui n'avait pas attaché son casque, est grièvement touché à la tête. Le passager, également âgé de 16 ans et résidant dans la commune voisine de Tremblay, aurait tenté de s'enfuir, selon la police. Il a été interpellé par le deuxième motard, tandis que le premier appelait les secours.

Au moment de l'impact, selon les déclarations des fonctionnaires, leurs propres motos se trouvaient "derrière" celle des jeunes, à une cinquantaine de mètres. L'enquête en conclut que le deux-roues des jeunes n'a pas été heurté par leurs poursuivants.

Luc Bronner et Isabelle Mandraud

Article paru dans l'édition du Monde du 11.11.07.

08 novembre 2007

Chute de moto sur l'A 1 / cité de l'Europe

Le Parisien: Chute de moto sur l'A 1 : l'expertise accrédite l'accident

LA TERRIBLE chute de moto qui vaut à un adolescent de 16 ans d'être plongé dans le coma depuis jeudi dernier serait accidentelle. C'est la conclusion que l'on peut tirer des premières constatations effectuées hier après-midi sur place par un expert mandaté par le parquet de Bobigny. Cet expert indépendant de la police, nommé hier matin par le procureur de la République, s'est déplacé sur cette bretelle qui relie l'autoroute A 1 à Garonor, sur la commune du Blanc-Mesnil.

C'est là que les deux adolescents, à bord d'une moto volée, ont chuté, alors qu'ils tentaient d'échapper à la police lancée à leurs trousses depuis Paris.
Etat critique mais stationnaire pour l'adolescent dans le coma Les deux adolescents étaient à bord d'une Fazer Yamaha 600 cm 3 . La moto avait été déclarée volée le 23 octobre à Aulnay-sous-Bois. Jeudi dernier, après un vol à la portière commis dans Paris, des policiers ont tenté de contrôler cette Fazer près de la porte Maillot car elle pouvait correspondre au signalement fourni concernant les agresseurs. La moto ne s'est pas arrêtée. D'après les éléments de l'enquête confiée à la CRS autoroutière, la Fazer a filé vers l'A 1, en direction de Roissy. Deux motos de la police l'ont prise en chasse... Jusqu'à l'accident quelques kilomètres plus loin. Les adolescents ont chuté dans le virage ainsi qu'un des deux-roues de la police, qui s'est affaissé sur le côté après avoir freiné, comme en témoignent des « traces de glissements ». « Les analyses de l'expert excluent formellement tout contact, tout choc entre deux véhicules ou deux motos, l'accident aurait été différent s'il y avait eu un choc, relate le parquet de Bobigny. L'expert exclut aussi que les motos aient été à la même hauteur au moment de l'accident. » Ces affirmations écartent donc l'hypothèse selon laquelle un policier aurait pu donner un coup de pied, dans le virage, sur la Fazer, comme le laissait entendre une rumeur persistante dans la cité de l'Europe, à Aulnay-sous-Bois, d'où sont originaires les adolescents. Une cité émaillée par des heurts depuis ce week-end. Autre affirmation de l'expert : « La moto roulait à une vitesse de 150 à 160 km/h ». Dans ce virage, la vitesse est limitée à 50 km/h. Selon le parquet, l'état de santé de l'adolescent toujours plongé dans le coma, qui conduisait la moto, est « critique mais stationnaire ». Quant au passager, il est sorti de l'hôpital. Entendu mardi, ce dernier aurait expliqué ne pas se souvenir précisément des circonstances de l'accident.

Carole Sterlé - Le Parisien édition 93 du 06/11/2007

05 novembre 2007

Le Parisien: Soirée de violence à la cité de l'Europe

Comme d'habitude pour de pareil faits, nous demandons à chacun la plus grande responsabilité dans les commentaires éventuels. Voici donc l'article du Parisien paru ce matin:

Six personnes, trois majeurs et trois mineurs, ont été interpellées samedi soir à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après des échauffourées qui ont éclaté entre jeunes et policiers, sans faire de blessés. En début de soirée samedi, dans la cité de l'Europe à Aulnay-sous-Bois, des jeunes ont extrait une femme de son véhicule, sont montés à bord et ont foncé sur un fonctionnaire de police, sans le blesser. A la suite de ces échauffourées, des armes comme un hachoir de boucher, deux bouteilles de gaz et des clous ont été retrouvées dans le hall d'un immeuble. Ces violences pourraient être en lien avec une course-poursuite avec la police qui a eu lieu jeudi soir, au cours de laquelle deux adolescents de 16 ans à moto ont eu un grave accident entraînant leur hospitalisation. L'un d'eux était toujours dans le coma hier.

Plus de détails ici dans l'article de l'édition 93.

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