Excellente initiative du conseil général envers les personnes handicapées, le lancement de pam 93, un service public de transport collectif à la demande destiné aux personnes handicapées de tout le département -et donc des Aulnaysien(ne)s concerné(e)s...
Le fonctionnement : toute personne résidant en Seine-Saint-Denis et présentant une invalidité de 80 % minimum peut y prétendre. Il suffit de s'inscrire préalablement au service Pam 93 puis de réserver son transport la veille pour une destination dans toute l'Île-de-France et une prise en charge où vous le souhaitez.
Ce service est ouvert depuis le 8 octobre, tous les jours de l'année excepté le premier mai, de 6h à minuit. Seul souci le site d'information www.pam93.info semble introuvable, pim poum la ponctualité ! Reste le téléphone : 0810 0810 93. En attendant la résolution de ce petit problème technique, saluons l'initiative qui fera des heureux quand on connaît la piètre accessibilité des moyens de transport classiques aux personnes handicapées...
Jean-Gauthier Quintard
Ce mercredi avait lieu l'inauguration de la résidence Amaryllis, un foyer d'accueil médicalisé pour personnes handicapées vieillissantes, rue du Havre, dont vous pu suivre l'avancement du projet et dont je vous avais raconté ma première visite.
Etaient conviés le député (UMP) Jean-Claude Abrioux, le président (PCF) du conseil général Hervé Bramy, Gérard Ségura, conseiller général (PS) du canton nord d'Aulnay, Gérard Gaudron, des dirigeants de l'AFTAM, ainsi que le préfet. Gérard Gaudron, dans son style si particulier, a rappelé l'attachement ancien de la ville à accompagner les personnes handicapées. Hervé Bramy a évoqué à nouveau les difficultés financières du département pour atteindre l'égalité des chances. Enfin, un dirigeant de l'Aftam a fait part de ses craintes au sujet des foyers de travailleurs migrants légaux. Puis, ils ont fait une petite visite de la résidence.
Quant à moi, j'ai, entre autres, eu l'occasion de discuter de la beauté et de la praticité de la maison avec les concepteurs de la résidence, de la question des foyers de travailleurs migrants, des a priori provoqués par leur installation et de la participation des riverains à celle-ci avec le directeur de l'Aftam, j'ai rencontré deux personnes de l'IME Toulouse-Lautrec, et enfin, j'ai eu la chance de déjeuner en compagnie du très sympathique et méritant personnel de la résidence.
Cette inauguration fut un beau succès au regard du nombre de personnes présentes et de l'ambiance conviviale qui régnait. Quand les différences s'effacent, l'Homme s'enrichit.
Jérôme Charré
Ce lundi, j'étais invité à passer un brin de ma journée au foyer d'accueil médialisé pour personnes handicapées vieillissantes de la rue du Havre gérée par l'Aftam qui a ouvert en janvier et dont j'ai relaté le projet, il y a maintenant un an, sur MonAulnay.com.
Je m'y suis rendu avec mon habituelle curiosité malgré une certaine appréhension due à l'image que l'on voit régulièrement dans les médias de ce type d'établissement.
En arrivant sur place, je vois une magnifique maison de trois étages à proximité du centre de loisirs du Havre qui se fond parfaitement bien dans le décor. J'y suis accueilli par un pensionnaire qui m'ouvre gentiment la porte, puis par Nisa, la secrétaire et enfin par Jean-Paul Louis, le sous-directeur du foyer. Ainsi commence ma visite.
Je découvre l'organisation des étages, les espaces collectifs, quelques chambres, la salle à manger, l'infirmerie, la lingerie, le local technique, la pièce de la psychomotricienne, les salles d'eau transformées en balnéo ou bientôt en institut de beauté. Dès lors, je découvre un petit village dans une grande maison.
Mais, ce qui m'a le plus enthousiasmé est le formidable travail accompli par le personnel. En effet, au gré de ma visite, je rencontre Odette, Christian lors de son passage chez l'infirmier Mouloud ou encore Sylvie qui m'a-t-on expliqué ont incroyablement progressé depuis leur arrivée. Sylvie m'a complètement bluffé lorsqu'elle a joué au piano des mélodies de grands compositeurs de tête alors qu'elle n'avait plus pratiqué pendant de nombreuses années.
C'est là où la résidence est unique en son genre. En effet, pas de blouse, pas d'aspect d'hôpital, pas de contraintes, pas de médication pour calmer les esprits, et ça fonctionne. La résidence est calme, chacun se retrouve au repas, s'entraide pour les colis, sert les plats ou encore débarasse et nettoie les tables. Chacun est responsabilisé et stimulé intellectuellement en mettant en avant les capacités par le jeu, par le choix, par la vie en collectivité.
Et je me suis rendu compte que ces charmants résidents avaient énormément à donner aux autres et que le travail des accompagnants pour leur redonner confiance en eux et l'envie font qu'ils sont plus humains que ces humains que l'on prétend normaux.
Dès lors, je reviendrais avec grand plaisir à la résidence Amaryllis de la rue du Havre dans les prochains jours ainsi qu'à l'inauguration officielle en septembre.
Jérôme Charré
Bien entendu, j'espère que non. D'ailleurs, la ville d'Aulnay-sous-Bois emploie-t-elle, à temps plein ou à temps partiel, au moins 6% de personnes handicapées de l'effectif total des agents comme doivent le faire les entreprises du secteur privé ?
Sinon, je remercie l'internaute fidèle de MonAulnay.com qui m'a envoyé ces deux clichés pris le 9 avril dernier dans le parking de la Gare. On distingue sans trop se fatiguer les yeux que le véhicule de la Police municipale est garée sur une place réservée aux personnes handicapées. Il ne devait plus avoir de places pour devoir se mettre ainsi. Du moins, je l'espère.
Jérôme Charré
Le conseil général a ouvert un nouveau débat vendredi dernier à la bourse du travail de Bobigny à propos de l'élaboration pour la fin de l'année 2006 d'un nouveau schéma départemental du handicap. La première mouture de 1999 avait aboutit à la création d'un guide destiné à orienter les personnes handicapées dans leurs démarches.
Plus de 200 participants (élus, militants syndicaux et associatifs, ou simples particuliers) ont assisté aux tables rondes. Celles-ci ont abordé la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées, dont l'application est prévue au 1er janvier prochain.
"Au 1er semestre 2006, nous allons créer une Maison départementale des handicapés, qui dans un premier temps regroupera la commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (Cotorep) et la commission départementale d'éducation spéciale (CDES) et disposera également d'une cellule d'accueil téléphonique", explique Pascal Popelin, vice-président (PS) du conseil général en charge des handicapés. Il promet également de renforcer les moyens de la Cotorep. Actuellement, il y a douze à dix-huit mois d'attente dans le traitement des dossiers.
L'élu s'inquiète par ailleurs des conditions du transfert de la compétence handicap au département. "A l'horizon 2010, il nous manquera 30 millions d'euros de l'Etat pour verser l'allocation de compensation", calcule-t-il. 30 millions d'euros manquants ? Le conseil général pourrait peut-être grignoter sur le budget communication.
Jérôme Charré
La ville d'Aulnay-sous-Bois, l'Education nationale et l'hôpital Robert Ballanger ont signé une convention de partenariat afin de mettre en place l'accompagnement à l'école des enfants présentant des troubles psychiques.
Ce dispositif, baptisé Handiscol, a été lancé en 2003. Il visait à harmoniser dans tout le pays, les conditions d’accueil et d’intégration à l’école des enfants porteurs de handicaps, en se substituant aux initiatives locales qui pouvaient exister.
Aulnay-sous-Bois mène une politique volontariste dans ce domaine depuis de nombreuses années. C'est rare pour être souligné d'autant qu'elle permet d'accompagner et de favoriser l'intégration de toutes les personnes en situation de handicap. En effet, la Mission Handicap, créée en 1990 est la seule structure municipale de cette nature sur le département.
Ainsi à Aulnay, l’accueil des enfants présentant un handicap peut se faire dans le cadre d’un "projet personnalisé" dès le plus jeune âge dans les structures de la petite enfance, les centres de loisirs maternels et élémentaires...
Grâce à la nouvelle loi, des auxiliaires de vie scolaires de l’Education Nationale (AVS) vont prendre le relais de la Mission Handicap. Or, les enfants présentant des troubles du comportement et de la personnalité ne sont pas concernés par ce dispositif "Handiscol" alors que 80 % des enfants accompagnés par la Mission Handicap d’Aulnay ont un handicap de nature psychique.
La signature de cette convention le 5 juillet permet de répondre à ce problème. Dès la rentrée 2005, la Mission Handicap pourra poursuivre son travail dans les écoles maternelles auprès de ces enfants, quel que soit leur handicap, moteur, sensoriel ou psychique.
Ce sont 14 auxiliaires d’intégration municipales qui seront sur le terrain au coté des enseignants et des enfants et, pour une période de un an, à maintenir sur l’école élémentaire Nonneville les trois ATSEM spécialisées dans l’accompagnement des enfants déficients visuels, mettant à profit leur formation au braille. Le service municipal de la ville, Mission Handicap, prend en charge près de 50 enfants par an. Elle est un soutien important aux familles, aux enfants et aux professionnels de l’éducation nationale.
Jérôme Charré
Aulnay accueillera bientôt de nouvelles structures pour les personnes handicapées, notamment sur les terrains laissées vacants par le réaménagement de la RN2. La mairie pense beaucoup aux handicapés notamment en leur offrant des places de stationnements réservées. Cependant, prenons un exemple de ce type de stationnement.
Nous sommes allée de La Bourdonnais. Voici deux magnifiques places de stationnements réservés aux personnes handicapées. Si vous êtes attentif, vous constaterez que les deux places sont aussi larges que des places non réservées, ce qui est gênant si la personne handicapée possède un fauteuil.
De plus, les petits morceaux de béton sur la gauche ainsi que le ridicule espace vert empêcheront la personne handicapée de sortir si elle se trouve de ce côté du véhicule. Donc, des places pour handicapés oui, mais par pour de vrais handicapés. Logique !
Jérôme Charré
Il est prévu par la loi de février 2005 "pour l'égalité des droits et des chance, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées", une commission communale pour l'accessibilité aux personnes handicapées. Toutes les municipalités de plus de 5.000 habitants (et donc Aulnay-sous-Bois) doivent en créer une. Cette commission est présidée par le maire qui en arrête la liste des membres.
La commission doit établir chaque année un bilan sur l'accessibilité locale des bâtiments, de la voirie, des espaces publics et des transports et faire des propositions "de nature à améliorer la mise en accessibilité de l'existant". Elle devra également recenser tous les logements accessibles aux personnes handicapées.
Aulnay a-t-elle cette commission prévue par la loi ? Si la réponse est non, jusqu'à quand devons-nous attendre ?
Jérôme Charré
Dans quelques mois, la ville d'Aulnay disposera d'un foyer d'accueil médicalisé pour personnes handicapées vieillissantes, indique Le Parisien dans son édition d'aujourd'hui. Cette structure est en cours de construction, rue du Havre, à côté du centre de loisirs. Elle sera gérée par l'association Accueil et formation (Aftam).
"Il n'y avait pas de prise en charge de la problématique des travailleurs handicapés vieillissants. Les foyers n'étaient pas adaptés pour eux", explique David Cochu, responsable du développement des établissements et services sociomédicaux de l'Aftam.
La construction de ce foyer, qui disposera de 36 places d'hébergement permanent et de 3 places temporaires, est financée par le conseil général de la Seine-Saint-Denis et la région Ile-de-France. Son fonctionnement sera assuré par l'aide sociale du département.
L'établissement sera ouvert aux handicapés du département, aux déficients intellectuels ne pouvant pas ou plus travailler du fait de l'aggravation de leur handicap ou aux personnes hébergées en foyer ou en milieu familial. Les pensionnaires de ce foyer médicalisé seront regroupés en cinq unités de vie destinées, explique-t-on à l'Aftam, à créer une ambiance familiale.
Le bâtiment construit sur trois niveaux sera tourné vers l'extérieur. Il disposera d'une salle de kiné et d'un espace de psychomotricité. L'encadrement et l'accompagnement des malades seront renforcés avec un personnel qui ne comptera pas moins de 39 membres. L'ouverture de cet établissement unique en son genre dans le département est prévue pour décembre 2005-janvier 2006, avec une montée en charge progressive.
Jérôme Charré

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