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STN: Les grévistes sans papiers dorment sur le trottoir

8 mars, 2010 à 3:31 | Posté par

Les 28 tra­vailleurs gré­vistes sans papiers qui ont démarré l’occupation de leur société le 14 octobre 12 octobre der­nier, sont désor­mais can­ton­nés jours et nuits dans une tente dis­po­sée sur le trot­toir devant l’entreprise.

Aupa­ra­vant, ils occu­paient jour et nuit le han­gar de la société mais le patron de cette der­nière avait intenté un référé afin de les évacuer. La société par voie de jus­tice avait obtenu la libé­ra­tion des lieux la nuit mais les gré­vistes s’étaient vu confor­ter dans la léga­lité de l’occupation durant la jour­née.  Pour appli­quer la déci­sion judi­ciaire les gré­vistes avaient évacués le han­gar durant la nuit du 24 au 25 février der­nier mais dès leur retour au petit matin, un maitre chien les empê­chait de retour­ner dans leur lieu d’occupation. Bien que la déci­sion de jus­tice les auto­ri­sait à occu­per le han­gar, les gré­vistes n’ont pas sou­haité prendre un risque judi­ciaire en deman­dant l’application par les deux par­ties de la déci­sion de jus­tice.

Dès le 25 février, afin per­mettre la suite du mou­ve­ment syn­di­cal, la muni­ci­pa­lité a fait ins­tal­ler un bar­num devant le 124 route de Bondy et un accès aux toi­lettes du  gym­nase du Havre situé à 100m de l’entreprise STN.

Aujourd’hui, les gré­vistes estiment que la situa­tion est plus pré­caire. En effet ils n’ont plus accès à l’électricité et ne sont éclai­rés que par les lam­pa­daires publics, ils sont moins nom­breux a pou­voir dor­mir dans le bar­num et res­ter sur place, et dorment lit­té­ra­le­ment sur le trot­toir. Durant la tem­pête du 27 au 28 février, quatre gré­vistes ont même dû venir au secours de leur col­lègues pas­sant la nuit sur place afin de tenir la tente pour éviter qu’elle ne s’envole.

Paral­lè­le­ment à cette situa­tion plus pré­caire, les gré­vistes estiment leur mou­ve­ment plus effi­cace car, étant ils sont plus visibles et reçoivent plus de visite de sou­tient. A ce sujet, le ministre de l’immigration a demandé à l’ensemble des pré­fec­tures où se situe les filiales de STN, de bien vou­loir exa­mi­ner les dos­sier de régu­la­ri­sa­tion des employés de cette entre­prise.

Hervé Suau­deau

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