Commerces, Démocratie locale, Environnement, Urbanisme

Petit bilan des réunions publiques de quartier… Episode 2 : Chanteloup/Pont de l’Union

19 janvier, 2010 à 5:09 | Posté par

4 Décembre 2009 Ter­ri­toire 5 Quar­tier 1 Sec­teur Chanteloup/Pont de l’Union.

Canal de l’Ourcq. Pont de l’Union.

Concer­nant Chan­te­loup, les habi­tants pré­sents ce soir là dans la salle ont beau­coup parlé d’un quar­tier à l’écart, presque exclu d’Aulnay-sous-Bois. La réflexion des délé­gués du conseil de quar­tier se porte donc majo­ri­tai­re­ment sur les moyens de redy­na­mi­ser ce sec­teur de la ville. Ils ont pointé du doigt l’absence de struc­tures d’accueil, de locaux, pour les plus jeunes et les adultes, qui per­met­traient de créer du lien social et ainsi don­ner un souffle nou­veau à Chan­te­loup. Éviter l’isolement des per­sonnes âgées vivant en pavillons, relan­cer le dia­logue avec les jeunes, sti­mu­ler les échanges inter­gé­né­ra­tion­nels, dimi­nuer les inci­vi­li­tés, accueillir davan­tage d’événements cultu­rels, telles sont les pistes de recherche.

Un délé­gué de quar­tier par­ti­cu­liè­re­ment motivé a pro­posé au maire de créer à Chan­te­loup un vil­lage d’artisans. Selon lui, le sec­teur regorge d’artisans qui pour­raient mettre en lumière des métiers oubliés comme la dorure ou la luthe­rie et appor­ter des solu­tions aux pro­blèmes d’insertion sociale et pro­fes­sion­nelle égale­ment évoqués dans le quar­tier. Mon­sieur Ségura a quelque peu tem­péré l’enthousiasme de ce délé­gué en lui expli­quant que si l’idée sem­blait bonne il fal­lait tou­te­fois struc­tu­rer la créa­tion éven­tuelle d’un vil­lage d’artisans en trou­vant à la fois, les arti­sans, le lieu et les finan­ce­ments néces­saires. Concer­nant les acti­vi­tés com­mer­ciales, les habi­tants ont déploré d’une manière géné­rale l’absence de com­merces de proxi­mité par­lant d’un manque cruel de maga­sins.

Par ailleurs, des pro­blèmes d’insécurité ont été évoqués, à la fois dans la zone pavillon­naire du Pont de l’Union avec des temps d’intervention de la police jugés trop longs, mais aussi dans les immeubles dont cer­tains sont squat­tés. Un habi­tant a déploré cette situa­tion, par­lant d’une presque néces­sité de faire la police soi-même. Cette vision a été quelque peu modé­rée par d’autres per­sonnes expli­quant qu’il n’y avait pas une grosse insé­cu­rité sur le sec­teur et pré­fé­rant par­ler d’incivilités de quelques indi­vi­dus iso­lés.

Allo Mars ? Ici Chan­te­loup !

Pour être presque com­plet sur les pro­pos tenus pen­dant cette réunion, l’aménagement des abords du canal de l’Ourcq est égale­ment une pré­oc­cu­pa­tion des habi­tants du quar­tier. Un rive­rain a évoqué un petit parc qui a été brûlé et pas recons­truit. Le souci est que le canal appar­tient à Paris et qu’Aulnay ne peut donc pas déci­der seule. Der­nier point spé­ci­fique évoqué, celui des antennes-relais. Un délé­gué plu­tôt exas­péré a évoqué la pré­sence de 19 de ces antennes à 50 mètres de chez lui, sans que cela semble pré­oc­cu­per qui que ce soit. Il a égale­ment sou­li­gné sa décep­tion de ne pas voir Aulnay-sous-Bois dans la liste des villes can­di­dates aux tests expé­ri­men­tant le seuil d’exposition de 0,6V/m pour la popu­la­tion.

Gérard Ségura a admis bien volon­tiers les pro­blèmes aux­quels ce quar­tier est confronté. Il a parlé de quar­tier excen­tré, mal des­servi par les trans­ports en com­mun, de com­merce en train de mou­rir. Selon lui, le quar­tier a été délaissé depuis très long­temps. Les ser­vices de proxi­mité n’existent pas. Il n’y a pas de centre social, de mai­son de quar­tier ou de loi­sirs pour les enfants. Pro­cé­der au reloo­kage de Chan­te­loup néces­site l’étude d’un cabi­net sur l’ensemble du sec­teur. Il faut donc du temps et des finan­ce­ments. Fai­sant un paral­lèle avec le quar­tier Mitry qui a fait l’objet d’efforts bud­gé­taires impor­tants en 2009 et 2010, le maire a conclu en expli­quant que le tour de Chan­te­loup vien­drait.

La fin de la réunion a été mar­quée par un retour en force des ques­tions d’urbanisme. Un rive­rain de l’avenue d’Aligre a évoqué ses inquié­tudes à pro­pos de la zone UD du Plan Local d’Urbanisme et sur les péri­mètres d’études urbaines pou­vant avoir des consé­quences sur les zones pavillon­naires. Les débats sur ces ques­tions ne sont pas nou­veaux, il est donc inutile d’y reve­nir. Tou­te­fois, cet aul­nay­sien a demandé au maire pour­quoi comme à Lyon ou en Picar­die par exemple, on ne construi­rait pas des pavillons à Aulnay-sous-Bois. Gérard Ségura lui a répondu que ce qui empê­chait de faire des pavillons était le prix du fon­cier. C’est lui qui va déter­mi­ner le prix de l’opération immo­bi­lière. Or le prix du ter­rain est très cher, ce qui ne per­met pas la ren­ta­bi­lité d’un pro­jet de construc­tion de pavillons.

Voici donc pour l’essentiel de cette réunion qui s’est tenue en pré­sence d’une petite tren­taine de per­sonnes. Pour l’épisode 3 direc­tion le nord de la ville avec le quar­tier de l’Europe.

Sté­phane Fleury.

Articles simi­laires:

Répondre:

Nom (obligatoire, SVP évitez les pseudos):
E-mail (non publié) (obligatoire):
Site web:
Commentaire (obligatoire):
XHTML: Vous avez le droit d'utiliser ces tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>