Education

Compte rendu réunion du 8 Juillet 2009 à l’Inspection Académique

10 juillet, 2009 à 5:30 | Posté par Stéphane Fleury

DSC02293Ce mer­credi 8 Juillet 2009 à 14Heures s’est dérou­lée une réunion à l’Inspection Aca­dé­mique de Bobi­gny. Pre­mière décep­tion, la faible mobi­li­sa­tion des parents. Seule­ment quatre parents d’élèves ont fait le dépla­ce­ment. Etait égale­ment  pré­sent un repré­sen­tant de la Liste Indé­pen­dante des Parents d’Elèves (LIPE). On pourra déplo­rer l’absence d’un repré­sen­tant de la Fédé­ra­tion des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE). La Muni­ci­pa­lité était, quant à elle, repré­sen­tée par Mon­sieur Ségura et Madame Siino.

La réunion s’est arti­cu­lée autour de trois thèmes :

  • La fer­me­ture d’une classe de CP au Bourg 2.

Madame Siino a rap­pelé les condi­tions par­ti­cu­lières dans les­quelles évoluent les élèves de cette école, actuel­le­ment confi­née dans des pré­fa­bri­qués situés sur un ter­rain appar­te­nant à la ville de Sevran. Elle a pré­cisé que si les tra­vaux de désa­mian­tage du site CMMP ont com­mencé, la date de retour dans les anciens locaux de l’école du Bourg 2 ini­tia­le­ment envi­sa­gée en Jan­vier 2010 ne devrait pas inter­ve­nir, fina­le­ment, avant la ren­trée sco­laire de Sep­tembre 2010. En consé­quence, les élèves du Bourg 2 vont enchaî­ner leur qua­trième année consé­cu­tive d’enseignement dans ces condi­tions pré­caires. Madame Siino a donc appelé l’Inspection Aca­dé­mique à tenir compte de cette situa­tion excep­tion­nelle pour allé­ger les effec­tifs et lais­ser souf­fler les enfants et l’équipe ensei­gnante.

Le repré­sen­tant de la LIPE a pré­cisé que les parents avaient le sen­ti­ment que l’on infli­geait une double peine à cette école. La pre­mière, ce sont les condi­tions dif­fi­ciles dans les­quelles on enseigne en ce lieu. En effet, les enfants, l’équipe pro­fes­so­rale et les parents d’élèves ont subi un cer­tain nombre d’inconvénients à la suite du démé­na­ge­ment, qui vont de la pré­ca­rité des locaux à l’éloignement de l’école, située dans une zone très excen­trée. Dans ce contexte, la fer­me­ture d’une classe de CP serait res­sen­tie comme un second coup porté à cette école.

Il a rap­pelé à l’Inspection Aca­dé­mique, qu’elle avait tenu compte de cette situa­tion l’an passé en accor­dant le main­tien d’une classe au Bourg 1 mal­gré un sous-effectif, et qu’il serait bon de conser­ver le CP du Bourg 2 pour un an sup­plé­men­taire afin de garan­tir des condi­tions de vie plus faciles pour les petits. Rai­son­ner en glo­ba­li­sant les effec­tifs du Bourg 1 et du Bourg 2 est péna­li­sant compte tenu de l’éloignement géo­gra­phique des deux écoles.

ECOLEEnfin, il a pré­cisé que les effec­tifs en moyenne sec­tion de cette école explosent. Ainsi, à terme, et compte tenu de la réin­té­gra­tion pré­vue dans les anciens locaux qui induisent sans doute le retour d’anciens élèves par­tis pour échap­per aux pré­fa­bri­qués, les effec­tifs du Bourg 2 repar­ti­ront inévi­ta­ble­ment à la hausse. Une parente d’élève de cette école avouera son incom­pré­hen­sion face au fait de fer­mer une classe qu’il fau­dra sans doute ouvrir à nou­veau dans le futur.

Mon­sieur Mahieux, pour l’Inspection Aca­dé­mique, a fait remar­quer de son côté, qu’il enten­dait bien la situa­tion dif­fi­cile de cet établis­se­ment sco­laire, mais a pro­cédé à une ana­lyse pure­ment arith­mé­tique en évoquant des effec­tifs esti­més en baisse pour l’instant, sous réserve de ce qui va se pas­ser en Sep­tembre. Face à l’argumentaire sur l’augmentation des effec­tifs en moyenne sec­tion qui pré­sage de la néces­sité d’une réou­ver­ture de classe CP dans le futur, Mon­sieur Mahieux a répondu que l’Inspection Aca­dé­mique tra­vaille tou­jours année par année et que la carte sco­laire s’élabore seule­ment pour une période d’un an.

Le repré­sen­tant de la LIPE a fina­le­ment remis une péti­tion de 250 signa­tures pour mon­trer la mobi­li­sa­tion des parents d’élèves contre la fer­me­ture de cette classe de CP.

Mon­sieur Le Maire a égale­ment apporté un sou­tien mas­sif au main­tien de cette classe au Bourg 2, évoquant une école sym­bo­lique. Il pré­ci­sera que le dépla­ce­ment de cette école était ini­tia­le­ment prévu pour une durée d’un an et que ce sera la qua­trième année consé­cu­tive que les élèves fré­quentent les pré­fa­bri­qués. Ces der­niers, inévi­ta­ble­ment, se sont dété­rio­rés au fil du temps entraî­nant des tra­vaux coû­teux pour la Muni­ci­pa­lité en termes de réseau d’assainissement, d’isolation, de chauf­fage ou de cli­ma­ti­sa­tion. Le sys­tème des navettes mis en place a égale­ment coûté 100 000 Euros par an.

Les moyens ont été mis pour garan­tir des condi­tions d’enseignement aussi accep­tables que pos­sible. Ainsi, selon Gérard Ségura, il faut sor­tir de la logique pure­ment comp­table des effec­tifs, certes en baisse au Bourg 2, et consen­tir au main­tien du CP une année de plus en atten­dant le retour dans l’ancienne école l’année pro­chaine. Il ajou­tera comme argu­ment final que les écoles du sud de la ville sont pleines à cra­quer et par­fois en sur-effectifs et qu’en com­pen­sa­tion il ne serait pas illé­gi­time d’accepter un léger sous-effectif au Bourg 2 compte tenu de l’historique et des condi­tions par­ti­cu­lières dans les­quelles cette école évolue.

  • La demande d’ouverture d’une classe mater­nelle sup­plé­men­taire sur Non­ne­ville.

Comme pré­cisé lors de la réunion du 25 Juin 2009 à la Mai­rie, la Muni­ci­pa­lité dis­pose d’un espace suf­fi­sant pour ouvrir aulnaybudgetune classe d’école mater­nelle sup­plé­men­taire à Non­ne­ville, per­met­tant ainsi d’atténuer les ten­sions qui règnent actuel­le­ment sur les écoles du sud de la ville. Contre toute attente, Mon­sieur Mahieux a pré­cisé que selon ses chiffres, le solde des places vacantes sur les écoles du sud d’Aulnay Sous Bois est posi­tif. Cela veut dire qu’au regard de l’Inspection Aca­dé­mique il reste sur le sud de la ville encore des places dis­po­nibles pour sco­la­ri­ser les enfants. Il a admis que ce n’était qu’un indi­ca­teur puisqu’il prend en compte toutes les écoles du sec­teur sans consi­dé­rer les situa­tions par­ti­cu­lières, mais que ce solde légè­re­ment posi­tif était bel et bien une réa­lité.

Il a donc conclu qu’il fau­dra attendre Sep­tembre et le recomp­tage des élèves dans les écoles après la ren­trée pour véri­fier les effec­tifs et iden­ti­fier un besoin ou non d’une ouver­ture sup­plé­men­taire dans le sud de la ville.

  • Le cas des toutes petites sec­tions.

Pour le nord de la ville, le grand sujet de dis­cus­sion a porté sur la fer­me­ture des deux classes des toutes petites sec­tions (TPS) aux Petits Ormes et à la Croix Saint Marc. Madame Siino a expli­qué que ces deux classes étaient une tra­di­tion dans le quar­tier, et qu’elles offraient de réelles chances d’accès au savoir à des enfants évoluant par­fois dans des contextes sociaux et fami­liaux dif­fi­ciles. L’apprentissage du lan­gage est un élément posi­tif impu­table direc­te­ment à l’existence de ces deux écoles.

Une fois de plus, l’Inspection Aca­dé­mique à tra­vers la parole de Mon­sieur Mahieux, a fait une ana­lyse plu­tôt ration­nelle de la situa­tion en expli­quant que le débat sur l’efficacité avé­rée ou non d’une sco­la­ri­sa­tion des enfants âgés de deux ans était tou­jours en cours et qu’il n’était pas sûr que regrou­per des enfants ayant des dif­fi­cul­tés de lan­gage soit une bonne chose. De même, il a évoqué le fait que c’était peut-être une mau­vaise idée de sépa­rer si tôt les enfants de deux ans de leurs parents. Il a rap­pelé enfin que pour l’Education Natio­nale, la prio­rité des prio­ri­tés était la sco­la­ri­sa­tion dans de bonnes condi­tions des enfants âgés de trois ans.

Mon­sieur Ségura répon­dra en décla­rant son atta­che­ment farouche à ces deux écoles, qui existent depuis plus de vingt ans, et dont le rôle posi­tif dans l’apprentissage du fran­çais est indis­cu­table. Il a pré­cisé vou­loir main­te­nir cette conti­nuité. Du reste, la ville a mis sur la table des moyens consé­quents pour sup­por­ter ces deux écoles qui repré­sentent un outil social et péda­go­gique très fort, ainsi qu’une véri­table pas­se­relle vers une meilleure entrée en classe de mater­nelle. Il conclura enfin que la Muni­ci­pa­lité pour­sui­vra les efforts entre­pris afin que ces deux struc­tures conti­nuent d’exister et a demandé à l’Inspection Aca­dé­mique de le suivre dans cette dyna­mique avé­rée.

DSC02291Voilà. Il fau­dra attendre le mois de Sep­tembre pour connaitre les conclu­sions de l’Inspection Aca­dé­mique. Ceci dit, quels que soient les résul­tats obte­nus, on ne peut que féli­ci­ter la Muni­ci­pa­lité pour la tenue de cette réunion. Tout a été par­fait, que cela soit l’organisation avec la mise à dis­po­si­tion d’un bus pour le tra­jet, la dis­cus­sion que nous avons eu avec Mon­sieur Le Maire et Madame Siino en pré­am­bule de la ren­contre avec l’Inspection Aca­dé­mique pour rap­pe­ler les enjeux et les argu­men­taires à déve­lop­per. La réunion s’est dérou­lée d’une manière impec­cable. Madame Siino a pré­senté les dif­fé­rentes pro­blé­ma­tiques, les parents d’élèves et le repré­sen­tant de la LIPE ont ensuite pu expri­mer leur témoi­gnage de ter­rain et Mon­sieur Ségura a amené sa force de convic­tion pour don­ner encore plus de poids à l’ensemble de notre argu­men­ta­tion. Cha­cun a donc, en ce jour, apporté une belle pierre à l’édifice et pourra se dire qu’il a contri­bué à défendre la cause sco­laire aul­nay­sienne.

Sté­phane Fleury

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