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Grève des enseignants: Pas de service minimum demain

6 octobre, 2008 à 13:41 | Posté par

Suite à l’appel inter­syn­di­cal à la grève dans l’éducation le mardi 7 octobre
(CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU Soli­daires, UNSA), cer­taines écoles risquent d’être fer­mées demain.
En effet, le maire d’Aulnay-sous-Bois à l’instar de sept (ajout du 9/10/08 à 23h25: vingt-six en défi­ni­tive) autres maires de Seine-Saint-Denis (Bagno­let, Bondy, Clichy-sous-Bois, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Mon­treuil et Pan­tin) a décidé de ne pas assu­rer le ser­vice mini­mum d’accueil lors des jours de grève dans l’éducation natio­nale. Désor­mais, il risque pour­tant des sanc­tions de la part du pré­fet comme une révo­ca­tion ou un recours au tri­bu­nal admi­nis­tra­tif.

Vous trou­ve­rez plus de détails dans l’extrait du Pari­sien du 02/10/2008 ci-dessous:

Parisien20081002

Les ensei­gnants ont notam­ment les reven­di­ca­tions sui­vantes:

  • Pro­tes­ta­tion contre les sup­pres­sions de poste (dont les postes de maîtres spé­cia­li­sés dit « E » et « G »)
  • Demande de reva­lo­ri­sa­tion des condi­tions de tra­vail et des salaires autre­ment que par l’instauration d’heures suplé­men­taires
  • pro­tes­ta­tion contre la réforme des lycées qui fait craindre une pos­si­bi­lité de sup­pres­sion des ensei­gne­ments de science en seconde et pre­mière.

Autre nou­veauté pour cette grève, depuis la loi du 20 août 2008, toute per­sonne exer­çant des fonc­tions
d’enseignement dans une école doit décla­rer au moins 48h avant la grève son
inten­tion d’y par­ti­ci­per.

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10 Réponses à “Grève des enseignants: Pas de service minimum demain”

Le pro­jet de loi sur l’accueil des élèves des écoles mater­nelles et élé­men­taires, que vient de pré­sen­ter X. Dar­cos, a tout d’une machine de guerre anti-grève.
Non content d’instituer l’obligation faite aux ensei­gnants de se décla­rer indi­vi­duel­le­ment gré­viste auprès de l’inspection d’académie 48h avant, il ins­ti­tue une période préa­lable de 11 jours mini­mum, pen­dant laquelle l’état et les orga­ni­sa­tions syn­di­cales doivent se ren­con­trer et négo­cier.
De plus, il inter­dit d’enchaîner le dépôt de pré­avis suc­ces­sifs dans l’intention évi­dente d’empêcher tout mou­ve­ment de grève recon­duc­tible.
Qui dis démo­cra­tie???

Pour infor­ma­tion, il y a une 8ème com­mune en Seine Saint-Denis ! Il s’agit de Saint-Denis.
Il n’y aura pas non plus de ser­vice mini­mum d’accueil comme dans les 7 autres com­munes citées.

Bon­jour
Ah quelle hor­reur !!!….. on ne peut plus faire la grève comme on le sou­haite. ET BIEN NON !
Je suis déso­lée, mais oui il faut pré­ve­nir avant, car cer­taines per­sonnes tra­vaillent et n’ont pas le droit de faire grève sous peine de se faire virer. Ne pas savoir quoi faire de ses enfants le matin en se retrou­vant devant l’école comme une fleur et de trou­ver la porte fer­mée, alors que bien évi­dem­ment, NOUS qui devons tra­vailler n’avons pas prévu de poser une jour­née de congés (et ben oui) ou bien n’avons pas pu poin­ter aux heures nor­males et devront tout faire pour les rat­tra­per…. C’est comme les trans­ports en com­mun : dans cer­taines struc­tures on vous dit : ce n’est pas parce qu’il y a grève que vous devez être en retard, pré­voyez c’est tout……
alors ils me font bien rire ces maires qui décident à la place des autres, EUX ne sont ni embê­tés par les gardes des enfants, ni par les trans­ports en com­muns, ni de savoir s’il vont avoir une paie moins impor­tante…… et bien non puisque de toutes façons leurs indem­ni­tés tom­be­ront sur leur compte….
Il faut arrê­ter de vivre dans un monde de « petites fleurs ». Ce n’est pas ça.
C’est incroyable tout de même ! Je n’ai encore jamais vu de per­sonnes dont le tra­vail est extrê­me­ment plus dif­fi­cile faire grève…. C’est fou quand même non ??? dans le bâti­ment par exemple……
Faire grève c’est bien, mais faire c…. les autres ça l’est beau­coup moins, les enfants en pâtissent aussi.… les écoles n’arrivent déjà pas à clôre les pro­grammes de tra­vail, entre les grèves, les arrêts mala­die.….. et j’en passe. Vive le public !
C’est tout de même rigolo, y’a qu’en Seine Saint Denis qu’on voit ça…… ça fait beau­coup hein pour le 9–3.
[NDLR: Ce com­men­taire est limite quand à être modéré du fait du ton pro­vo­ca­teur et non construc­tif (cf. der­niere phrase. Je vous pries de bien vou­loir répondre en gar­dant l’esprit de dia­logue SVP]

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Jean Dugas responsable du SNUipp/FSU Aulnay | 7 octobre, 2008 à 14 h 35 min

Je sou­hai­te­rai appor­ter quelques péci­sions sup­plé­men­taires sur les rai­sons de l’appel à la grève dans le pre­mier degré ce 7 octobre.
Une des ques­tions cen­trale est celle du pro­jet de bud­get pré­pa­rant la pro­chaine ren­trée sco­laire.
Pour le pre­mier degré (mater­nelles et élé­men­taires) sont pré­vus:
500 créa­tions de postes pour faire face à la hausse du nombre d’élèves (soit 1 poste pour 34 éléves…)
500 sup­pres­sions de postes « mis à dis­po­si­tion ». Ce sont des postes d’enseignants qui sont mis à dis­po­si­tion d’associations liées à l’école publique, de struc­tures cultu­relles accueuillant des sco­laires (Louvre, cité des sciences…)Un « plus » sup­primé…
3000 postes de sta­giaires sup­pri­més au concours de recru­te­ment des pro­fes­seurs des écoles.
Ce qui signi­fie que dès main­te­nant, le gou­ver­ne­ment pré­voit la fer­me­ture de 3000 postes devant éléves pour la ren­trée 2010 (lorsque les futurs pro­fes­seurs des écoles auront fini leur année de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et seront nom­més dans les écoles).
3000 postes RASED fer­més (près de la moi­tié des postes RASED dans ce pays).
Der­riére les sigles, de quoi s’agit-il?
RASED: réseau d’aide et de sou­tien aux éléves en dif­fi­culté.
De qui s’agit-il? d’enseignants spé­cia­li­sés dans le trai­te­ment de la grande dif­fi­culté sco­laire ayant suivi une for­ma­tion pro­fes­sion­nelle sup­plé­men­taire sur cette ques­tion et obtenu un diplôme attes­tant de cette qua­li­fi­ca­tion.
Dar­kos veut donc sup­pri­mer les RASED, c’est-à-dire le dis­po­si­tif per­met­tant aux élèves en grande dif­fi­culté per­sis­tantes d’avoir une aide de per­son­nels spé­cia­li­sés… Une honte…
On com­prend mieux la mise en place de dis­po­si­tifs inef­fi­caces et ren­voyant hors des horaires d’enseignement du trai­te­ment de la dif­fi­culté sco­laire (stages pen­dant les vacances pour les CM, aide per­son­na­li­sée…)
Il s’agissait de fer­mer les postes RASED…
Pour prendre une image, c’est comme si on sup­pri­mait les spé­cia­li­tés médi­cales (can­cé­ro­logue, dia­bé­to­logue, chi­rur­gien…) en expli­quant aux malades: ne vous inquié­tez pas… votre géné­ra­liste (l’enseignant non spé­cia­lisé) va s’occuper de vous (pen­dant les vacances, ou après son tra­vail)…
L’école publique est mena­cée, c’est bien le pour­quoi de la grève devant la bru­ta­lité et la morve de Dar­kos et de ce gou­ver­ne­ment.
Morve? exa­géré? que dire d’un sinistre de l’Education Natio­nale qui se répand sur le théme: « les ensei­gnantes de mater­nelle sont là pour chan­ger les couches et sur­veiller la sieste… » Alors que la mater­nelle de ce pays est enviée par tous les pays euro­péens…
Morve? que pen­ser du Sinistre qui annonce la sup­pres­sion des RASED sans un mot d’explication sur les sup­po­sées rai­sons de ces sup­pres­sions… Cher­chez bien… il n’y a stric­te­ment aucune expli­ca­tions minis­té­rielles sur la sup­pres­sion des RASED…
Cir­cu­lez… il n’y a rien à voir…
La pro­chaine étape de la mobi­li­sa­tion aura lieu de dimanche 19 octobre lors d’une grande mani­fes­ta­tion natio­nale pour la défense de l’école asso­ciant ensei­gnants, parents et amis de l’école publique.
Les diver­sions sur le ser­vice mini­mum d’accueil n’y feront rien… Dar­kos n’arrivera pas à cas­ser l’unité parents/enseignants.
Sur cette ques­tion, notre syn­di­cat a signé une décla­ra­tion uni­taire avec entre autres les élus de gauche. Ce sont bien les 26 com­munes de gauche qui n’appliqueront pas le SMA. Nous nous en féli­ci­tons.
D’ailleurs dans un curieux amal­game, madame Lolo assi­mile les grèves et les arrêts mala­die des ensei­gnants.
Est-elle au cou­rant que comme n’importe quel être humain un ensei­gnant est sus­cep­tible de tom­ber malade et une ensei­gante d’être enceinte?
Que le taux d’arrêt mala­die des ensei­gnants et des fonc­tion­naires est iden­tique à celui du privé?
Que des dizaines de mil­liers d’heures d’enseignement n’ont pas été assu­rées l’an der­nier par manque de postes d’enseignants rem­pla­çants?
Nul doute que nous retrou­ve­rons madame Lolo à la mani­fes­ta­tion du dimanche 19 octobre pour exi­ger ces postes…
Bien cor­dia­le­ment
Jean Dugas
Secré­taire du SNUipp/FSU aul­nay
(syn­di­cat majo­ri­taire des ensei­gnants du 1er degré)
Les 26 maires de gauche du 93 refusent d’appliquer le ser­vice mini­mum à
l’école
PANTIN, 6 octobre 2008 (AFP) — Les maires des 26 villes de gauche de
Seine-Saint-Denis ont annoncé lundi qu’ils n’organiseraint pas de ser­vice mini­mum d’accueil dans leurs écoles les jours de grève: une déso­béis­sance « cou­ra­geuse » pour les syn­di­cats, « inad­mis­sible » pour l’UMP.
« Nous refu­sons d’être com­plices d’un gou­ver­ne­ment qui remet en cause le droit de grève et la qua­lité même du ser­vice public de l’Education natio­nale », a pré­venu Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, en lisant une décla­ra­tion com­mune aux élus, repré­sen­tants de syn­di­cats
d’enseignants (FSU, Snuipp, SE Unsa, Sgen Cfdt, CGT Edu­ca­tion) et de parents d’élèves (FCPE).
Lors d’une confé­rence de presse com­mune orga­ni­sée à la mai­rie de Pan­tin à la veille d’une jour­née de grève, M. Dilain a estimé « pas nor­mal » que « dans des com­pé­tences réga­liennes de l’Etat, le gou­ver­ne­ment se décharge
sur les col­lec­ti­vi­tés ».
Jugeant tour à tour la loi sur le ser­vice mini­mum d’accueil (SMA) « inique » ou « inap­pli­cable », les repré­sen­tants Verts, PS, PCF, radi­caux citoyens et radi­caux de gauche ont aussi mis en avant des rai­sons plus « pra­tiques » (pro­blèmes de recru­te­ment, de sécu­rité et de res­pon­sa­bi­li­tés) pour refu­ser la « gar­de­rie impro­vi­sée » qu’institue selon
eux le SMA.
Ce ras­sem­ble­ment « pour dire notre ras le bol et tirer la son­nette d’alarme » est « his­to­rique », a com­menté Ber­trand Kern (PS), maire de Pan­tin.
Selon le rec­to­rat, dans 34% des écoles de Seine-Saint-Denis, plus de 25% des maîtres ont annoncé qu’ils seraient en grève mardi.
« Cette loi qui veut divi­ser parents et pro­fes­seurs ne marche pas », a affirmé de son côté Fran­çois Cochain, repré­sen­tant du Snuipp, en saluant une « posi­tion cou­ra­geuse » des élus. Il a fus­tigé « un chan­tage à la res­pon­sa­bi­lité inouï » du minis­tère sur les maires, « alors que ce même gou­ver­ne­ment a été capable de lais­ser l’an der­nier des mil­liers d’enfants sans maîtres en ne rem­pla­çant pas les pro­fes­seurs absents ».
« Est-il répu­bli­cain de refu­ser d’appliquer une loi qui foule au pied les prin­cipes répu­bli­cains que sont le droit de grève, la libre admi­nis­tra­tion des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales et la res­pon­sa­bi­lité de l’Etat en matière d’Education ? », a demandé Alain Per­iès (MRC).
Le 29 sep­tembre, le maire PS de Paris, Ber­trand Dela­noë, avait annoncé qu’il se plie­rait à la loi pro­mul­guée: « nous sommes répu­bli­cains, nous l’appliquerons », avait-il dit, tout en jugeant « peu réa­liste » le délai de 48 heures fixé pour orga­ni­ser le SMA.
« Sur le fond, il n’y a pas de hia­tus entre Dela­noë et nous-mêmes, s’il a choisi de l’appliquer », ont com­menté MM. Dilain et Kern.
Les trois dépu­tés UMP de Seine-Saint-Denis ont dénoncé lundi « l’attitude de déso­béis­sance légis­la­tive inad­mis­sible » de ces élus, récla­mant au pré­fet « de faire appli­quer la loi par­tout ».
shu/ed/bg

La grêve est légale, donc, elle a lieu
Le ser­vice d’accueil est légal lui aussi, il doit être appli­qué
Le maire doit appli­quer la loi de la répu­blique
Tout ceci est indis­cu­table
si le maire (quelqu’il soit!!) veut faire ce qu’il veut, qu’il le fasse chez lui, ce sera dèja bien

le maire doit appli­quer la loi de la répu­blique
et non sa loi sans aucune infor­ma­tion sur le site de la mai­rie, ni méme par cou­rier.
merci pour le recours

A M. Jean Dugas: ce qui est sinistre, c’est le manque d’imagination de la part des ensei­gnants quant aux moyens de faire valoir leurs reven­di­ca­tions sinon de faire « grève ». Ceux-ci ne peuvent-ils pas pro­mou­voir d’autres actions qui ne pren­draient pas en otages les citoyens? Sit­ting et har­cè­le­ment du minis­tère, uti­li­sa­tion inten­sive des médias (mes­sages TV), ou tout sim­ple­ment, grève « in situ » où les élèves auraient droit à leur « game­boy ».….
Cela leur évi­te­rait de tom­ber dans le piège que leur tend à chaque fois le minis­tère, de droite ou de gauche d’ailleurs, qui consiste à les faire mal voir de la popu­la­tion.….

je lis tous les com­men­taires concer­nant cette grève et le ser­vice mini­mum, et je remarque à quel point les super­la­tifs nous font oublier quelques réa­li­tés. Il y a des otages ? ah bon où sont les ter­ro­ristes? désolé mais si notre société semble avoir évo­lué, je ne pense pas que la grève soit un moyen tota­le­ment archaïque, les autres essais n’ont rien donné à ce jour. Pour­riez vous deman­der aussi au classes « diri­geantes d’utiliser d’autres moyens que la casse du ser­vice oublique???

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Germain FERRANDO | 7 octobre, 2008 à 22 h 41 min

Quelques com­men­taires remettent le droit de grève en ques­tion, je rap­pelle que c’est un droit consti­tu­tion­nel, et pour ceux qui ne sont pas d’accord, qu’ils en appellent au som­met de l’Etat pour chan­ger la Consti­tu­tion.
Je suis d’ailleurs par­fai­te­ment d’accord avec M. BENSABER sur son com­men­taire qui indique les volon­tés du gou­ver­ne­ment de remettre en cause un point fon­da­men­tal de la Consti­tu­tion.
Quelques points qui n’ont pas encore été évo­qués ici posent ques­tion :
La Fonc­tion Publique d’Etat (Edu­ca­tion natio­nale) trans­fère les res­pon­sa­bi­li­tés d’une grève qui la regarde uni­que­ment sur la Fonc­tion Publique Ter­ri­to­riale (Mai­rie d’Aulnay, entre autres). Le sta­tut de ces deux fonc­tions publiques ne sont pas les mêmes, les res­pon­sa­bi­li­tés, les com­pé­tences et les res­sources finan­cières ne sont pas les mêmes non plus.
Une mai­rie, pour assu­rer le ser­vice mini­mum, devra s’assurer le concours d’un cer­tain nombre d’agents ter­ri­to­riaux qui ne pour­ront pas être for­cé­ment titu­laires (selon le nombre d’enseignants en grève) d’un BAFA ou d’un BAFD.
Celà peut poser des dif­fi­cul­tés, il semble dif­fi­cile d’assurer une simple gar­de­rie pen­dant une jour­née entière sans essayer de pro­po­ser quelques acti­vi­tés.
Si mal­heu­reu­se­ment, un acci­dent se pro­dui­sait, la mai­rie en serait logi­que­ment tenue res­pon­sable et il semble anor­mal (et injuste) de repro­cher à une mai­rie d’avoir essayé d’assurer un ser­vice mini­mum avec des agents pas for­cé­ment qua­li­fiés pour le faire.
D’où la réti­cence logique d’un cer­tain nombre de maires d’assurer un ser­vice mini­mum et de jouer ainsi avec le feu.

Per­sonne ne remet en ques­tion ici le droit de grève.
Ce que beau­coup remettent en ques­tion, c’est que cer­tains Maires, pour des rai­sons stric­te­ment poli­tiques, se per­mettent de mettre leur ville hors la loi, et gêner l’organisation des parents quant aux occu­pa­tions de leurs enfants (le ser­vice mini­mum sert, pas seule­ment il est vrai, à per­mettre aux parents de conti­nuer leurs acti­vi­tés pro­fes­sion­nelles pen­dant les mou­ve­ments sociaux. Dois-je rap­pe­ler que l’on peut perdre une jour­née de salaire, ou une jour­née de RTT, ou même man­quer à des obli­ga­tions pro­fes­sion­nelles impor­tantes ? Cer­tains me diront que l’éducation de leurs enfants est plus impor­tante. Mais sub­ve­nir à leurs besoins et être capable de se payer des vacances ou des sor­ties l’est tout aussi).
L’éducation est une affaire natio­nale. Celle-ci n’est pas en crise depuis l’arrivée de Nico­las Sar­kozy. Depuis la deuxième moi­tié des années 80s on voit le niveau des enfants bais­ser et le res­pect de l’enseignant bafoué. Et ce n’est pas les gou­ver­ne­ments de gauche avec l’augmentation tan­gible des fonc­tion­naires qui a per­mis de redres­ser la barre.
Le pro­blème est plus pro­fond, et mérite d’être débattu au delà des cli­vages poli­tiques. Que l’on sup­prime des classes alors que d’autres soient sur­char­gées, je conçois que ça peut paraître immo­ral. J’aimerais que ceux qui pro­teste fasse une contre-proposition qui va dans le sens du bien-être des enfants dans les classes, du pro­gramme sco­laire, des acti­vi­tés, du res­pect d’autrui et sur­tout des ensei­gnants…
Et ce n’est pas moi ni beau­coup de per­sonnes qui pour­ront répondre avec exac­ti­tude aux maux que subit l’éducation natio­nale. Il y a des experts, des per­sonnes qui ont étu­dié le com­por­te­ment des enfants ou qui sont spé­cia­li­sés dans l’éducation de ceux-ci. Et une der­nière chose, quand on n’a plus d’idée ou si nos solu­tions ne fonc­tionnent pas, pour­quoi ne pas se tour­ner vers nos voi­sins ? Cer­tains pays euro­péens ont peut-être trouvé des solu­tions inté­res­santes, la com­pa­rai­son est tou­jours utile.