Tribune libre

Tribunes libre de juillet-août

17 juillet, 2008 à 1:51 | Posté par Hervé Suaudeau

Chaque mois, nous publions les tri­bunes des groupes pré­sents au Conseil muni­ci­pal déjà publiées en fin d’Oxy­gène ou sur le site inter­net muni­ci­pal.
L’article 5 du règle­ment du Conseil muni­ci­pal d’Aulnay-sous-Bois fixe à
trois conseillers mini­mum, la for­ma­tion d’un groupe. Trois groupes ont
été consti­tués.


Le Groupe du Parti Socia­liste, PRG et per­son­na­li­tés locales

BRUNO DEFAIT

Visi­ble­ment le tra­vail réa­lisé en 3 mois et les résul­tats déjà
engran­gés en agacent plus d’un, car com­ment expli­quer que, comme
pen­dant la cam­pagne élec­to­rale la rumeur et la calom­nie conti­nuent
d’être col­por­tées comme par exemple la pré­ten­due volonté de la nou­velle
majo­rité d’augmenter les impôts ou de se gober­ger aux frais du
contri­buable. Nous y revien­drons.

L’opposition
muni­ci­pale revan­charde a décidé cette année, de ne pas com­mé­mo­rer
l’Appel du 18 juin 1940 pen­dant la célé­bra­tion offi­cielle. Une pre­mière
! Elle a pré­féré attendre la fin de la céré­mo­nie pour faire en cati­mini
un simu­lacre d’hommage au Géné­ral de Gaulle.
Rappelons-le, l’Appel du 18 juin 1940 est l’acte fon­da­teur de la résis­tance et de la France Libre.
Il a ras­sem­blé au-delà des cli­vages poli­tiques tous les hommes dont les
valeurs de liberté d’égalité et de fra­ter­nité étaient un idéal.
La valeur fra­ter­nité ne ferait-elle plus par­tie de l’UMP aul­nay­sienne ?

Pense-t-elle redon­ner ses lettres de noblesse à l’action poli­tique
muni­ci­pale en pro­vo­cant, à l’occasion de la com­mé­mo­ra­tion d’un grand
évène­ment d’unité natio­nale la divi­sion entre les citoyens, les élus et
les anciens com­bat­tants.

Au-delà de ces
agis­se­ments inutiles, vos élus conti­nuent de tra­vailler d’arrache-pied.
Le Pro­gramme de Réno­va­tion Urbain est enfin relancé et les craintes de
perte du finan­ce­ment ANRU levées. Mais la joie a été de courte durée,
car le retard pris sur le trai­te­ment du dos­sier et l’amateurisme
cou­pable dans l’estimation des dépenses, est tel que la Ville devra
trou­ver des fonds pour finan­cer l’augmentation du coût de ce pro­jet.

Pen­dant ce temps Aul­nay renaît à la démo­cra­tie, et ce sont déjà à
mi-parcours, plus de 600 per­sonnes qui ont par­ti­cipé aux assem­blées
géné­rales des Conseils de quar­tier, un suc­cès qui démontre sans réserve
la néces­sité d’un espace de dia­logue et de débat entre les Aul­nay­siens
et leurs repré­sen­tants.
Aul­nay revit, avec les salons de l’hôtel
de ville qui se sont ouverts aux habi­tants, et ce sont plus de 200
per­sonnes qui passent l’après-midi pour des thés dan­sants en mai­rie,
avec les matchs de l’Euro, qui ont per­mis à plus de 400 per­sonnes au
parc Dumont et plus de 1000 per­sonnes à la Rose des Vents de se
ras­sem­bler autour de leur pas­sion du bal­lon rond, avec l’antenne
Jeu­nesse du quar­tier Mitry/Ambourget en atten­dant celle de Chan­te­loup
qui s’est ouverte, avec une fête de toutes les musiques dans tous les
quar­tiers qui a per­mis à un nou­vel air de souf­fler sur notre ville.

L’ensemble des élus du groupe socia­liste, radi­caux de gauche et per­son­na­li­tés vous sou­haite de bonnes et heu­reuses vacances.

Le Groupe de l’UMP

GERARD GAUDRON

« RÉUSSIR L’AVENIR ENSEMBLE»

Aul­nay
était une ville très bien gérée, et comme chaque année, les maga­zines
écono­miques l’avaient confirmé au pre­mier tri­mestre 2008. Un bud­get
bien construit, une dette faible et maî­tri­sée, des inves­tis­se­ments
constants et impor­tants mal­gré des charges de per­son­nel élevées,
résul­tat des très nom­breux ser­vices ren­dus aux Aul­nay­siens. Mais, tout
a un prix.

Il faut d’ailleurs sou­li­gner qu’en
25 ans, l’ancienne majo­rité a redressé la barre tout en finan­çant de
nom­breux inves­tis­se­ments. La Ville était en défi­cit en 1983 et l’OPHLM
très endetté, inca­pable de réno­ver le moindre loge­ment.

Aujourd’hui, la nou­velle majo­rité pré­pare une forte aug­men­ta­tion des
impôts pour finan­cer son pro­gramme. Pour ce faire elle se pré­pare
égale­ment à faire por­ter le cha­peau à l’ancienne majo­rité.

Le PRU coû­tera plus cher que prévu ? Oui, l’augmentation du pétrole, du
coût des maté­riaux, de la main d’oeuvre, les aléas tech­niques, sont
pas­sés par là. Mais cela ne doit pas cacher la réa­lité bud­gé­taire de la
nou­velle majo­rité : des dépenses super­flues.

Est-ce que tout doit être com­mé­moré en grandes pompes ?
Est-ce que chaque Conseil muni­ci­pal doit se ter­mi­ner par un buf­fet ?
Est-ce que l’on peut dou­bler les sub­ven­tions de cer­taines asso­cia­tions ?
Est-ce que l’urgence c’est de dépen­ser en Algé­rie, au Maroc, au Mali ou aux Pays-Bas ?

Chaque Conseil muni­ci­pal a main­te­nant son lot de déli­bé­ra­tions qui
engage la ville sans que l’on sache com­ment on finan­cera. On nous
répond : « vous aurez le bud­get après… c’est notre pro­gramme… on
rec­ti­fiera l’année pro­chaine… » Inquié­tant et dan­ge­reux.

La nou­velle majo­rité joue la carte du «cré­dit revol­ving» : j’achète main­te­nant, mais vous paie­rez plus tard !

Cette nou­velle majo­rité a appli­qué ce prin­cipe à elle-même en
aug­men­tant ses indem­ni­tés d’élus de 127 % ! En effet, l’ancienne
majo­rité rece­vait 285 000 € /an, la nou­velle 650 000 € , soit 365 000 €
de plus ! S’il est légi­time que des élus soient indem­ni­sés, rien ne
jus­ti­fiait une telle aug­men­ta­tion, les pré­ro­ga­tives com­mu­nales n’ayant
pas évolué. Si la nou­velle majo­rité redis­tri­bue les charges entre 34
élus au lieu de 16, pour­quoi, par rap­port à ceux de l’ancienne équipe,
les 16 adjoints qui par­tagent sont aug­men­tés de 25 %, et le maire de 50
% ?

Le nou­veau maire découvre la réa­lité des
choses et la ges­tion com­mu­nale prend l’eau. Ainsi en voyant que le
rem­pla­ce­ment d’une camion­nette de la police muni­ci­pale coûte 75 000 € ,
il crie au scan­dale. Il ignore que les véhi­cules spé­cia­li­sés, de la
Police comme de la voi­rie par exemple, coûtent cher car ils ne sont pas
stan­dard. Mais ces véhi­cules ser­vi­ront pen­dant 10 ans les Aul­nay­siens.
Dans le même temps, alors que plu­sieurs véhi­cules dont celui de
l’ancien maire étaient dis­po­nibles, le nou­veau maire décide de se louer
une nou­velle voi­ture de fonc­tion à 885 € /mois. Quelle belle leçon
d’économie !

Tout est vrai­ment une ques­tion de choix !

Le Groupe du Parti com­mu­niste Fran­çais

MIGUEL HERNANDEZ

SARKOZY CONTINUE SA POLITIQUE DE CASSE

La semaine de tra­vail à 60–65-78 heures c’est pour bien­tôt ! Un sala­riat à la solde des grands pro­fits.

La France prend la pré­si­dence de l’Union euro­péenne avec comme cadeau
de bien­ve­nue une direc­tive auto­ri­sant à tra­vailler plus de 65 heures
par semaine. C’est un accord pris en cati­mini par les ministres
euro­péens de l’emploi qui est inac­cep­table. Le gou­ver­ne­ment avait dit
vou­loir aller plus loin, c’est chose faite ! Perdre sa vie à la gagner,
l’expression se tuer au tra­vail, devien­dra bien­tôt pos­sible. Nico­las
Sar­kozy avait donné la garan­tie de ne pas tou­cher aux 35 heures. Il
s’agit d’un acquis social, une fois de plus le pré­sident ment aux
Fran­çais. La droite per­siste et signe en faveur d’un capi­ta­lisme
débar­rassé de tous les garde-fous sociaux. La France à un des meilleurs
taux de pro­duc­ti­vité en Europe, pour favo­ri­ser le pou­voir d’achat mieux
vaut répar­tir le capi­tal dans les salaires qu’à la Bourse.

Le député Gau­dron vote pour une France terre d’asile des riches.
;
Alors
qu’à Aul­nay les élus de la gauche se battent dos­sier par dos­sier avec
les asso­cia­tions telle que RESF pour la régu­la­ri­sa­tion des
sans-papiers, les dépu­tés de droite ont voté dans la nuit du lundi 9
juin un article de loi qui octroie un titre de séjour en fonc­tion de
son por­te­feuille.
À Aul­nay comme par­tout en France, il y a deux
camps idéo­lo­giques, celui qui engage la bataille pour gar­der les acquis
sociaux néces­saires pour que notre société avance et l’autre qui répond
tou­jours et tou­jours à la loi du capi­ta­lisme, sou­te­nue par Nico­las
Sar­kozy et sa majo­rité à l’Assemblée dont M.Gaudron est issu.


CMMP : Ce sont les pol­lueurs qui doivent payer et qui sont res­pon­sables
des coûts et des désa­gré­ments engen­drés par la délo­ca­li­sa­tion de
l’école du Bourg.
Sur cette situa­tion aussi
grave et impor­tante, est-il néces­saire que la droite, sous les mots de
M. Can­na­rozzo crée la polé­mique ?
Le 3 juin der­nier, la
muni­ci­pa­lité avait donné un rendez-vous devant l’usine du CMMP aux
asso­cia­tions, rive­rains et parents d’élèves pour faire le constat de
l’état exté­rieur de l’usine. La situa­tion est acca­blante.
L’état des bâti­ments est encore plus dégradé et n’est pas très
sécu­ri­sant, il est néces­saire de pro­té­ger les rive­rains et les
per­sonnes qui se rendent au cime­tière. Cette situa­tion résulte de
l’exploitation du site par le CMMP et de la len­teur que prend ce
dos­sier dans la mise en oeuvre de mesures concrètes de dépol­lu­tion.
Pour les élus com­mu­nistes les choses sont pour­tant claires, le CMMP est
le res­pon­sable de cette situa­tion, il est l’exploitant et le pol­lueur
des lieux, KAPA a une res­pon­sa­bi­lité dans la ges­tion de la recon­ver­sion
du site.

La bataille menée depuis des années doit conti­nuer pour main­te­nir le
cap et obte­nir la dépol­lu­tion com­plète du site sous atmo­sphère confi­née
pour la sécu­rité des rive­rains et des tra­vailleurs qui effec­tue­ront les
tra­vaux.
La ques­tion du finan­ce­ment de ces tra­vaux et du coût de
la délo­ca­li­sa­tion de l’école doit être prise en charge par le pol­lueur.
Dans cette affaire cha­cun doit assu­mer ses res­pon­sa­bi­li­tés : Le CMMP,
KAPA mais aussi les élus de la ville avec la popu­la­tion aul­nay­sienne.

Lorsque les peuples s’expriment sur le traité euro­péen, c’est le NON
qui l’emporte. Merci aux Irlan­dais ! Ce résul­tat nous oblige à
réflé­chir à une autre construc­tion euro­péenne qui intègre les
aspi­ra­tions de tous les citoyens qui la com­posent.

Pour contac­ter les élus com­mu­nistes : 01 48 79 44 49
groupecommuniste@aulnay-sous-bois.com

Le Groupe les Verts

ALAIN AMÉDRO

PROTÉGER L’ENVIRONNEMENT C’EST ICI ET MAINTENANT

L’année 2008 aura été mar­quée par une suc­ces­sion d’évènements qui
témoignent de la crise écolo­gique actuelle : explo­sion du prix du
pétrole avec de mul­tiples consé­quences écono­miques, aug­men­ta­tion du
prix des den­rées ali­men­taires de base pro­vo­quant des émeutes de la faim
dans les pays les plus pauvres, aggra­va­tion de l’effet de serre,
dérè­gle­ments cli­ma­tiques…

Les effets écono­miques et sociaux de cette crise sont nom­breux. Ils accroissent les inéga­li­tés sociales.
En effet, au Nord comme dans les pays du Sud, ce sont les popu­la­tions
les plus fra­giles, les plus pauvres, qui sont les plus dure­ment
tou­chées.
Les gaz, en excès dans l’atmosphère, pro­viennent des acti­vi­tés humaines
: dépla­ce­ments (auto­mo­bile notam­ment), consom­ma­tion, agri­cul­ture (via
l’élevage), pro­duc­tion d’énergie… Il nous faut les réduire.

Dans tous ces domaines, il nous faut rai­son­ner autre­ment et recher­cher
les causes struc­tu­relles pour conduire un chan­ge­ment en pro­fon­deur :
appli­quer des prin­cipes de pré­ven­tion et de pré­cau­tion, déployer des
moyens néces­saires à une plus grande sobriété éner­gé­tique. Par exemple,
il fau­drait à la fois atté­nuer la hausse du car­bu­rant pour les ménages
en dif­fi­culté, taxer les com­pa­gnies pétro­lières et uti­li­ser cette
recette fis­cale au déve­lop­pe­ment de solu­tions alter­na­tives :
inves­tis­se­ments dans les écono­mies d’énergie et les éner­gies
renou­ve­lables, pro­mo­tion des véhi­cules propres ou hybrides ;
déve­lop­pe­ment et amé­lio­ra­tion signi­fi­ca­tifs des trans­ports en com­mun,
(mis à mal en Île-de-France par une déci­sion gou­ver­ne­men­tale qui
trans­fère la com­pé­tence des trans­ports à la Région et aux Dépar­te­ments,
sans leur don­ner les moyens finan­ciers de l’assumer).

Déjà en 1992, le Som­met de la Terre de Rio, en dévoi­lant les atteintes
à notre envi­ron­ne­ment, ins­cri­vait concrè­te­ment le déve­lop­pe­ment durable
dans les prio­ri­tés des poli­tiques publiques. L’Agenda pour le XXI e
siècle (Agenda 21) deve­nait l’outil d’intervention des poli­tiques
locales pour lut­ter contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique.

A Aul­nay, le der­nier tri­mestre 2008 consa­crera la réac­ti­va­tion de
l’Agenda 21 local. Des actions existent déjà, mais nous sou­hai­tons les
mul­ti­plier en per­met­tant aux habi­tants, asso­cia­tions, par­te­naires
écono­miques et ins­ti­tu­tion­nels locaux de s’impliquer dans ce pro­gramme
d’actions et de réa­li­sa­tions pour ce début de XXI e siècle.
Au
sein de la muni­ci­pa­lité nous sommes por­teurs d’une démarche de
déve­lop­pe­ment durable où l’environnement doit être pris en compte dans
toutes nos poli­tiques d’urbanisme et leurs décli­nai­sons écono­miques et
sociales.

Gérer « dura­ble­ment » le cadre de vie c’est ins­crire la qua­lité et la
durée dans la construc­tion, la réha­bi­li­ta­tion, la pré­ser­va­tion du
patri­moine et l’offre de loge­ments pour tous.
Dans le loge­ment,
c’est être économe de l’énergie, de l’eau propre, gérer les eaux usées,
trier les déchets, réduire les pol­lu­tions.
C’est aussi amé­lio­rer le pay­sage quo­ti­dien : les espaces verts, nos
rues et jar­dins pour rame­ner un peu de nature, de bio­di­ver­sité dans la
ville.

Gérer « dura­ble­ment » les moyens de dépla­ce­ment pour les habi­tants c’est
redon­ner plus de place aux pié­tons, aux vélos, déve­lop­per les
trans­ports en com­mun. Nous y tra­vaillons.

Groupe des élus­Verts : groupelesverts@aulnay-sous-bois.com

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Une Réponse à “Tribunes libre de juillet-août”

Beau­coup d’attaques par­fois per­son­nelles dans cette tri­bune poli­tique (sauf peut être de la part du groupe Verts)
La phrase « par le retard pris sur le trai­te­ment du dos­sier et l’amateurisme cou­pable dans l’estimation des dépenses, est tel que la Ville devra trou­ver des fonds pour finan­cer l’augmentation du coût de ce pro­jet » de Mon­sieur Defait est par­ti­cu­liè­re­ment agres­sive et non construc­tive, voire dan­ge­reuse si le bud­get de la ville se dété­riore lors du Man­dat de M. Segura.
Pour le bilan au bout d’un mois, ce serait pas mal de nous don­ner un compte rendu de ce qui a été fait. J’ai noté le pré­fa­bri­qué pour les jeunes du quar­tier de Mitry, un titre de recette pour le dépla­ce­ment de l’école du bourg (que le débi­teur — CMMP — n’a pas encore accepté) et la réser­va­tion de ter­rains pour construire de nom­breux loge­ments (par­fois proche de lignes à haute ten­sion, entre Savi­gny paire et le quar­tier Gros Saule).
Pour les conseils de quar­tier, ce n’est était pas vrai­ment, puisqu’ils devraient débu­ter en Sep­tembre (les réunions jusqu’alors étaient plu­tôt de la cam­pagne Mar­ke­ting, avec une énumé­ra­tion des pro­blèmes per­son­nels et struc­tu­rels propres aux quar­tiers, sans réel pro­jet ciblé ni bud­get asso­cié). A la ren­trée cela devrait chan­ger, puisque des groupes repré­sen­ta­tifs de quar­tier seront for­més

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