Tribune libre

Tribune libre de juin

11 juin, 2008 à 5:18 | Posté par

Chaque mois, nous publions les tri­bunes des groupes pré­sents au Conseil muni­ci­pal déjà publiées en fin d’Oxy­gène ou sur le site inter­net muni­ci­pal.
L’article 5 du règle­ment du Conseil muni­ci­pal d’Aulnay-sous-Bois fixe à
trois conseillers mini­mum, la for­ma­tion d’un groupe. Quatre groupes ont
été consti­tués.


Le Groupe du Parti Socia­liste, PRG et per­son­na­li­tés locales

Eh oui ! Nous avan­çons ! Sûre­ment mais pas len­te­ment. À un ryhtme
certes sou­tenu, mais sans pré­ci­pi­ta­tion ni faux pas. Les chan­ge­ments
pour les­quels les élec­trices et les élec­teurs se sont pro­non­cés, et sur
les­quels l’équipe muni­ci­pale s’est enga­gée, se mettent en oeuvre dans
la séré­nité, selon un ordre et une démarche pré­cise.

L’ordre, c’est d’abord celui qui consiste à pré­ser­ver ce à quoi les
habi­tants sont atta­chés. Je pense en pre­mier lieu au main­tien d’un
strict cadre bud­gé­taire. Il ne s’agit pas de tout bou­le­ver­ser, mais
bien de trans­for­mer en pro­fon­deur ce qui doit l’être, afin de répondre
aux attentes et de ren­for­cer le poids de notre ville. L’ordre, c’est
aussi celui des prio­ri­tés aus­si­tôt réa­li­sables. Pour­quoi attendre quand
on peut régler une ques­tion sans délai ?

C’est ainsi que le scan­dale des urnes élec­tro­niques a pris fin. Quant
au dos­sier de l’usine d’amiante, il est de nou­veau sur les rails. Le
dia­logue avec les rive­rains a été renoué. Des objec­tifs d’action sont
fixés, les éner­gies mobi­li­sées pour abou­tir.

Chaque élu dans sa délé­ga­tion, le maire en tête, a pris pos­ses­sion des
dos­siers qui sont au coeur des péoc­cu­pa­tions et des enjeux locaux : le
loge­ment, la jeu­nesse, l’emploi, la sécu­rité, les trans­ports, le
déve­lop­pe­ment durable ou encore l’éducation.
Ils ne l’ont pas fait cloî­trés dans leur bureau, mais en enta­mant une
dis­cus­sion sou­te­nue avec la popu­la­tion dans toute sa diver­sité. Car
c’est là, sans doute, le trait mar­quant de ce début de man­dat : loin
des polé­miques politiciennes,la parole des habi­tants se libère. Des
espaces d’échanges et de débats s’instaurent à l’image des assem­blées
de Conseil de quar­tier.

Ici et là, les pro­blèmes sont posés sans façon sur la table. Et cha­cun,
à son niveau de res­pon­sa­bi­lité, est invité à appor­ter sa pierre. Cet
appel aux intel­li­gences et à la bonne volonté géné­rale renou­velle les
pra­tiques et donne du souffle à la poli­tique dans notre ville. Cela
s’accompagne d’un esprit d’ouverture qui s’illustre par l’invitation
lan­cée aux uns et aux autres d’investir cette mai­son com­mune qu’est la
mai­rie, et d’oeuvrer à rap­pro­cher les deux rives de la Médi­ter­ra­née à
tra­vers la coopé­ra­tion décen­tra­li­sée.

Oui, déci­dé­ment, nous avan­çons, et avec vous !

Le Groupe de l’UMP

 

 

La nou­velle équipe muni­ci­pale est-elle
pas­sée à l’action ? Hor­mis les récep­tions et les chan­ge­ments de
bureaux, non. Mais elle mène une poli­tique d’affichage pour mas­quer ses
insuf­fi­sances dont voici un exemple.

 

Au
der­nier Conseil muni­ci­pal, la majo­rité a pro­posé de faire payer au CMMP
le dépla­ce­ment de l’école du Bourg. Bien sûr, nous avons voté pour,
nous en aurions fait autant. Mais cette demande telle qu’elle est
for­mu­lée ne don­nera aucun résul­tat, la majo­rité le sait, mais elle
était pres­sée de faire de l’affichage ! Attendre le début des tra­vaux
aurait été plus judi­cieux.

 

Cette pré­ci­pi­ta­tion
fait oublier la réa­lité judi­ciaire du dos­sier. Depuis 2007, le tri­bu­nal
a rendu le CMMP seul res­pon­sable de la dépol­lu­tion du ter­rain et des
bâti­ments, ce qui a été une bonne nou­velle. Mais il a aussi fait de
l’actuel pro­prié­taire, KAPA immo­bi­lier, le seul res­pon­sable de la
décons­truc­tion des bâti­ments. Cette déci­sion avait com­pli­qué le plan de
dépol­lu­tion et de décons­truc­tion au point de le repous­ser encore une
fois. Le par­tage des res­pon­sa­bi­li­tés juri­diques ins­ti­tuées par ce
juge­ment induit les res­pon­sa­bi­li­tés finan­cières. Si en termes de morale
et d’éthique, il est indé­niable que le CMMP est le res­pon­sable,
juri­di­que­ment on ne peut lui impu­ter le dépla­ce­ment de l’école, car
tous les pré­lè­ve­ments d’air faits dans l’école au cours de ces 4
der­nières années n’ont révélé aucune pous­sière d’amiante. Heu­reu­se­ment
pour les enfants.

Alors pour­quoi avions-nous déplacé l’école ?
La dégra­da­tion constante des bâti­ments, abou­tis­sait à des risques de
chutes d’éléments de toi­ture dans la cour de l’école (il n’y en a pas
eu d’ailleurs) et à une aug­men­ta­tion du risque de dis­sé­mi­na­tion des
fibres à l’extérieur des bâti­ments (les der­nières mesures étaient
encore néga­tives). Le seul élément concret pré­cé­dant le dépla­ce­ment de
l’école étant la chute d’un élément de toi­ture, rue de l’Industrie,
cela fait de KAPA, le res­pon­sable juri­dique direct.

 

En clair, le titre de paie­ment émis à l’encontre du CMMP n’a que peu de
chance d’aboutir. On constate ici, que l’affichage publi­ci­taire est
loin de bou­le­ver­ser la réa­lité d’un tel dos­sier. Il est même fort à
parier que cette démarche com­pli­quera un peu plus la réso­lu­tion du
pro­blème si ce titre de paie­ment était suivi d’une pro­cé­dure
judi­ciaire. Depuis long­temps, le temps est l’ennemi de tous dans ce
dos­sier, et chaque acte qui vient en com­pli­quer la réso­lu­tion ne sert
pas les inté­rêts des Aul­nay­siens. Mais comme la majo­rité muni­ci­pale
s’est don­née 18 mois pour réus­sir la décons­truc­tion, elle n’a pas pris
beau­coup de risques. Peu importe, pour elle ce qui compte, c’est
l’affichage !

Pour le reste, il n’y a rien
de nou­veau : le pro­prié­taire et l’exploitant doivent se mettre d’accord
et un arrêté pré­fec­to­ral doit le confir­mer, en par­ti­cu­lier les prises
en charge finan­cières des uns et des autres. Cela doit finir le plus
rapi­de­ment pos­sible et pas dans 18 mois, comme l’a prévu la
muni­ci­pa­lité.

 

Pour nous joindre : www.reussirlavenirensemble.com et 9, place Camé­li­nat.

 

 

Le Groupe du Parti com­mu­niste Fran­çais

Pré­sident Sar­kozy, entendez-vous les cris du peuple !

 

Un an après son acces­sion au pou­voir,
Nico­las Sar­kozy ne redis­tri­bue tou­jours rien à ceux qui en ont le plus
besoin. Les riches pro­fitent encore des cadeaux fis­caux et les grands
patrons auront de nou­velles exo­né­ra­tions.
Pour les autres, c’est-à-dire vous et nous, c’est le tra­vailler plus
qu’on nous pro­pose avec une avec une série de mesures anti­so­ciales
telles que :
* la fin de la prime pour l’emploi pour les sala­riés modestes,
* la fran­chise fis­cale confir­mée et appli­quée,
* la dimi­nu­tion des moyens pour l’école,
* la réforme des retraites, sans se pré­oc­cu­per de l’emploi des seniors.

 

Pour aug­men­ter le pou­voir d’achat, il faut aug­men­ter les salaires. Les
élus com­mu­nistes d’Aulnay sont per­sua­dés qu’on peut chan­ger de
poli­tique ici et main­te­nant, nous sou­te­nons sans faille l’ensemble des
luttes sociales qui visent l’amélioration des condi­tions de vie et
d’enseignement des étudiants, des sala­riés aux fonc­tion­naires, des
retrai­tés et des sans emploi.

 

Notre com­bat
est natio­nal mais aussi local, après plus de deux mois de ges­tion
muni­ci­pale au sein de la majo­rité, nous nous sommes pro­non­cés pour :
* la pour­suite de l’action contre le CMMP,
* la créa­tion de 12 Conseils de quar­tier,
* l’abandon du vote élec­tro­nique,
* l’engagement de la ville dans l’action inter­na­tio­nale.

 

Éclai­rage sur la mau­vaise réforme des retraites.
Pour nos retraites, l’enjeu relève d’un choix de société basé sur la
jus­tice et le pro­grès social. C’est à la fois le prin­cipe de soli­da­rité
et de répar­ti­tion du sys­tème de retraite, mais aussi les moyens de
finan­ce­ments et le niveau des pen­sions qui sont remis en cause. Avec la
nou­velle réforme sou­hai­tée par le gou­ver­ne­ment, c’est encore
l’allongement de la durée de coti­sa­tion qui est pré­sen­tée comme ‘’la
solu­tion miracle’’, son contenu colle au ‘’tra­vailler plus pour gagner
plus’’, c’est-à-dire coti­ser plus long­temps, 41 années dès 2012 sans
aug­men­ter les pen­sions. Cette réforme étouffe un peu plus un sys­tème,
qui, s’il doit être adapté en rai­son des évolu­tions démo­gra­phiques,
doit en prio­rité recher­cher des finan­ce­ments nou­veaux comme du côté des
hyper­pro­fits.
Avec l’emploi, la retraite c’est l’affaire de tous : sala­riés actifs,
pri­vés d’emploi, retrai­tés et jeunes ! Contre le modèle social libé­ral
fait de pré­ca­rité pour tous, les solu­tions pour les retraites passent
par une poli­tique de redis­tri­bu­tion des richesses créées du tra­vail,
par des aug­men­ta­tions de salaires et des créa­tions d’emplois bien
rému­né­rés.
L’allongement de la durée de coti­sa­tion ne règle rien. Depuis la mise
en oeuvre de la réforme Fillon de 2003, le bilan est dra­ma­ti­que­ment
néga­tif pour le droit à la retraite et les pen­sions. La démons­tra­tion
n’est plus à faire.
Ce choix, nous le com­bat­tons, car il est inco­hé­rent, bru­tal et
dan­ge­reux dans sa méthode et ses objec­tifs. Il dis­tille le doute dans
la capa­cité du sys­tème à assu­rer les retraites des pro­chaines décen­nies
et vise à bais­ser le coût du tra­vail ‘’dada’’ du MEDEF.
Les élus com­mu­nistes sont réso­lu­ment oppo­sés et acti­ve­ment enga­gés
contre cette réforme qui va accroître l’insécurité sociale.
Les élus com­mu­nistes appellent tous les citoyens à mani­fes­ter leur
confiance dans le sys­tème de retraite soli­daire, pour un droit à la
retraite à taux plein dès 60 ans, leur exi­gence de la recon­nais­sance de
la pos­si­bi­lité des départs anti­ci­pés à la retraite dès 55 ans et leur
oppo­si­tion à l’allongement de la durée de coti­sa­tion. Groupe des élus
com­mu­nistes pour nous contac­ter : groupecommuniste@aulnay-sous-bois.com
ou au 01 48 79 44 49

 

Le Groupe les Verts

 

Nos villes sont les lieux prin­ci­paux de for­ma­tion de la richesse et de
dyna­mique de l’emploi, mais elles concentrent aussi l’essentiel des
phé­no­mènes de pau­vreté et d’exclusion.

 

Il
est temps de dépas­ser cette vision d’une ville scin­dée par une
fron­tière arti­fi­cielle entre le Nord et le Sud et de déployer toute
notre éner­gie en mobi­li­sant l’ensemble des outils qui sont à notre
dis­po­si­tion pour lui redon­ner cohé­rence et unité.

Nous devons faire évoluer l’urbanisme afin qu’il devienne le creu­set de
la diver­sité sociale et de la qua­lité envi­ron­ne­men­tale.

 

Nous por­tons ainsi une vision décloi­son­née de l’urbanisme qui arti­cule
écono­mie, socio­lo­gie et écolo­gie. Les pro­jets d’aménagement du
ter­ri­toire et d’urbanisme devront désor­mais lier indis­so­cia­ble­ment
l’écologie et la soli­da­rité.

 

La tache est lourde car la Droite nous laisse un Plan local d’urbanisme impar­fait et qu’il nous fau­dra révi­ser au plus vite. Cette révi­sion devra répondre à deux pré­oc­cu­pa­tions : pré­ser­ver le patri­moine et construire du loge­ment de qua­lité pour tous ! Et si nous avions droit au beau en matière archi­tec­tu­rale dans notre ville ?

 

Nos
poli­tiques d’urbanisme doivent limi­ter notre empreinte écolo­gique,
réduire les nui­sances et bâtir un amé­na­ge­ment du ter­ri­toire équi­li­bré
et sou­te­nable. Elles doivent favo­ri­ser un urba­nisme économe en
res­sources fon­cières et éner­gé­tiques garan­tis­sant à toutes et à tous
l’accès au loge­ment.

 

Que dire de la rumeur «
ils vont détruire vos pavillons », répan­due par l’ancienne majo­rité, si
ce n’est que cette manœuvre déloyale tente de mas­quer l’incapacité à
trou­ver un équi­libre entre pré­ser­va­tion du patri­moine et néces­sité de
construire de nou­veaux loge­ments de qua­lité pour tous. Que pen­ser alors
que nous consta­tons la dis­pa­ri­tion de nom­breux pavillons dont les
per­mis de démo­lir ont été accor­dés par cette même ancienne équipe, et
qui fai­saient le charme de cer­taines rue, comme la rue Coul­le­mont ?

 

Ces attaques de l’UMP nous accu­sant de vou­loir béton­ner les zones
pavillon­naires et… vou­loir loger les familles aul­nay­siennes qui en ont
bien besoin, sans pour autant sou­hai­ter aug­men­ter le parc de loge­ments
sociaux, nous paraissent bien déca­lées au moment où tous les
Aul­nay­siens constatent les dégâts de l’urbanisme de l’ancienne équipe :
bâti­ments de stan­ding sans charme ni qua­lité environnementale…Qui peut
se payer de tels appar­te­ments ?

 

Il nous faut
agir pour les jeunes qui ont du mal à déco­ha­bi­ter, les familles qui
vivent dans des loge­ments trop petits et par­fois insa­lubres, des femmes
vic­times de vio­lences et qui n’arrivent pas à se loger. Le ren­for­ce­ment
de l’Agenda 21 est le ter­rain pri­vi­lé­gié de mise en oeuvre de cette
nou­velle culture.
Par ailleurs, nous tenons à saluer la déci­sion du
Conseil muni­ci­pal qui a décidé d’abandonner le vote élec­tro­nique. Cette
déci­sion confirme un enga­ge­ment pris lors de notre cam­pagne pour les
élec­tions muni­ci­pales. Elle est aussi l’aboutissement du com­bat que
nous menons pour le retour au vote papier depuis 2004.

 

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