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Le Parisien: La fin des machines à voter

16 mai, 2008 à 10:02 | Posté par Jérôme Charré

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19 Réponses à “Le Parisien: La fin des machines à voter”

Gérard Guérin | 16 mai, 2008 à 12 h 35 min
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Grand moment de démo­cra­tie hier au conseil muni­ci­pal ! Et un grand remer­cie­ment à la nou­velle équipe muni­ci­pale, qui m’a tout sim­ple­ment res­ti­tué hier au soir mon droit de vote : dans un sys­tème de scru­tin tota­le­ment opaque, j’avais en effet, comme d’autres élec­teurs peut-être, refusé de voter depuis l’instauration à Aul­nay des ordi­na­teurs de vote.
Quelques remarques sur l’attitude de l’opposition :
– M. Gau­dron res­tant convaincu que « le vote élec­tro­nique est une bonne manière de voter » (je cite), on s’étonne que l’opposition n’ait pas voté CONTRE la déci­sion d’abandon, ce qui aurait été logique au vu de cette convic­tion.
– l’abstention consiste déjà à… s’abstenir de voter, pré­ci­sé­ment. Dès lors, que signi­fie « ne pas prendre part au vote », posi­tion expri­mée hier soir par l’opposition ? Quelle chi­noi­se­rie est-ce là encore ?
– l’opposition muni­ci­pale a jus­ti­fié sa posi­tion par l’attente de la publi­ca­tion d’un rap­port du minis­tère de l’Intérieur sur ce sujet : on regrette qu’elle n’ait pas eu la même pru­dence avant d’adopter les ordi­na­teurs de vote en 2004.
Enfin, une remarque géné­rale : je trouve inadé­quat de par­ler de « machines à voter » au lieu d’ « ordi­na­teurs de vote », compte tenu que c’est pré­ci­sé­ment sur cette confu­sion que le vote élec­tro­nique a pu se répandre sans légis­la­tion spé­ci­fique. C’est en effet en uti­li­sant une vieille loi de 1969, qui concer­nait des « machines » de vote, méca­niques et non infor­ma­tiques, que le vote élec­tro­nique a pu être ins­tauré — par simple arrêté minis­té­riel, en novembre 2003 si j’ai bonne mémoire. Et qui déjà était ministre de l’Intérieur en 2003…?
Un dis­po­si­tif méca­nique et un pro­gramme infor­ma­tique n’ont rien de com­pa­rable évidem­ment. La seule uti­li­sa­tion de ce sub­ter­fuge rend la démarche sus­pecte dès le départ.
Une nou­velle fois, merci au Conseil muni­ci­pal qui a réta­bli hier au soir la trans­pa­rence démo­cra­tique. Il était temps.

Philippe Gente | 16 mai, 2008 à 12 h 40 min
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Pou­vez infor­mer vos « lec­teurs » que le fait de sup­pri­mer les machines à voter cor­res­pond à la mise en pra­tique de nos enga­ge­ments, et que la nou­velle muni­ci­pa­lité a bien l’intention de conti­nuer dans cette direc­tion
Désor­mais, ‚il sera pos­sible de suivre les conseils muni­ci­paux de chez soi, c’est aussi une « avan­cée démo­cra­tique, n’est ce pas ?!
cor­dia­le­ment

Mon­sieur Gente,
Est ce que vous allez aussi tenir votre enga­ge­ment sur la pres­sion fis­cale et sur la mai­trise de la dette ?
J’espère que vous tien­drez vos enga­ge­ments, Aul­nay n’a pas besoin d’une équipe muni­ci­pale qui la trans­for­me­rait en une Saint Denis bis.
Je tiens à signa­ler que la « sus­pen­sion » du vote élec­tro­nique est une bonne chose, jusqu’à ce que l’on soit sur que ce genre de pro­cédé soit sans faille.

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ce qui est tou­jours incroyable, c’est ce cli­mat de sus­pi­cion per­ma­nent, je cite :
« Quelle chi­noi­se­rie est-ce là encore ? » et encore « Et qui déjà était ministre de l’Intérieur en 2003…? » ou encore « La seule uti­li­sa­tion de ce sub­ter­fuge rend la démarche sus­pecte dès le départ.« 
  A-t-on le droit d’avoir un avis dif­fé­rent et de le défendre sans être tout le temps sus­pecté d’arrière-pensées mal­saines, anti-démocratiques, et je ne sais quoi encore.
les choses sui­vantes me semblent pour­tant clair : les machines ou ordi­na­teurs ont existé à dif­fé­rentes périodes de notre his­toire et ailleurs, et sont tou­jours uti­li­sés dans cer­tains pays. Elle ont des avan­tages et aussi des incon­vé­nients. je crois avoir convenu hier soir que je com­pre­nais par­fai­te­ment les cri­tiques liées à l’opacité du sys­tème et à la main mise des tech­ni­ciens. que l’on retire ces machines pour ces rai­sons est pour moi accep­table. ce qui ne l’est pas c’est la pré­ten­tion de voir une supé­rio­rité du vote papier comme ins­tru­ment démo­cra­tique infaillible. sur ce point la juris­pru­dence du code élec­to­rale s’est lar­ge­ment construite sans les machines.
quand nous avions investi dans les machines en 2004, nous avons consi­déré qu’elles avaient plus d’intérêt que d’inconvénients. Notam­ment nous étions convaincu par les garan­ties de fia­bi­lité des scru­tins. il faut d’ailleurs noter que nous n’en avons loca­le­ment gagné aucun avec ces machines, je crois que la sus­pi­cion est donc mal venue.
pour ce qui est de notre vote d’hier soir, il est simple : il n’y a pas d’élection avant juin pro­chain, il n’y avait donc aucune urgence à ne pas attendre le rap­port défi­ni­tif du minis­tère à ce sujet. il n’y a aujourd’hui qu’un avis pro­vi­soire auquel nous nous étions rangé en louant les machines plu­tôt qu’en les ache­tant. simple et prag­ma­tique.
pour le reste, je ne suis pas un acharné des machines, j’en com­prends et accepte par­fai­te­ment les cri­tiques, mais nous ver­rons que les ver­tus du vote papier ont aussi leur revers… rien n’est jamais ni blanc ni noir.

Cher Franck,
Tout d’abord sachez que vous avez mon res­pect car vous avez été le seul dans l’ancienne majo­rité à avoir été un inter­lo­cu­teur sur ce sujet même si vous n’aviez aucun pou­voir de déci­sion sur cette ques­tion. A Aul­nay­Ci­toyen, nous n’étions abso­lu­ment pas d’accord avec vous mais il y avait par­fois dia­logue. A contra­rio, l’ancien maire a tou­jours refusé de nous rece­voir bien nous étions pour­tant inter­lo­cu­teurs directs du minis­tère de l’intérieur.
J’abonderais aussi dans votre sens en cri­ti­quant aussi la remarque « Et qui déjà était ministre de l’Intérieur en 2003…? » car les ordi­na­teurs de vote ont été uti­li­sés dans des muni­ci­pa­li­tés de tout bord et le coup d’arrêt (tem­po­raire?) de ces machines a été jus­te­ment donné sous la pré­si­dence Sar­kozy. Tout n’est donc pas si bipo­laire que cela.
Par contre j’apporterais des pré­ci­sions par rap­port a ce que vous avez dit:
1) — Oui, le vote papier n’est pas infaillible, il est même amé­lio­rable. Par contre le vote élec­tro­nique est un recul consi­dé­rable de fia­bi­lité par rap­port au papier.
2) — Oui, il n’y a pas peu de juris­pru­dence sur le vote élec­tro­nique mais pour deux rai­sons: 1 — C’est un sys­tème nou­veau. 2 — Une fraude infor­ma­tique peut être faci­le­ment indé­tec­table donc sans pour­suite ni juris­pru­dence pos­sible.
3) — Ce n’est pas parce qu’un can­di­dat de gauche ou de droite perd une élec­tion qu’il n’a pas fraudé. La fraude pour­rait juste ne pas être assez mas­sive. A contra­rio, même si il n’est pas néces­saire de frau­der pour gagner, une fraude peut quand même exis­ter (cf. 1983). Donc l’argument qui consiste à dire qu’il n’y a pas eu de fraude car les scru­tins locaux ont été per­dus n’est pas valide.
4) — Enfin, je ne vois pas pour­quoi vous atten­dez le rap­port d’un minis­tère qui autre­fois allait dans le sens contraire et qui récem­ment a pré­co­nisé de ne pas uti­li­ser les machines pour les muni­ci­pales suite notam­ment à la dépo­si­tion que j’ai pu faire au groupe de tra­vail de ce minis­tère. La lec­ture non dog­ma­tique de la page web pour­tant impar­faite http://www.aulnaycitoyen.org/spip.php?article1 aurait suf­fit a vous faire aban­don­ner les machines dès le len­de­main de la pré­si­den­tielle.
Pire, avec la décer­ti­fi­ca­tion des machines NEDAP dans leur propre pays d’origine fin 2007, le gou­ver­ne­ment hol­lan­dais a sanc­tionné sa propre indus­trie natio­nale. C’est comme si le gou­ver­ne­ment de la France inter­di­sait bru­ta­le­ment aux Air­bus l’accès aux aéro­ports fran­çais pour des rai­sons de sécu­rité. Ce simple événe­ment tou­chant les machines iden­tiques à celles d’Aulnay aurait pu faire réflé­chir un peu…
Pour ter­mi­ner sur une note d’encouragement, je constate qu’avec le temps, votre posi­tion est plus prag­ma­tique et moins dog­ma­tique qu’avant et je vous en féli­cite. Nous évoluons tous (et moi le pre­mier). Bravo donc pour cette évolu­tion trop lente à mon goût mais bien réelle et il faut s’en réjouir.

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Pour Arnaud.
Pour qui, les dépenses irrai­son­née que va for­cé­ment faire la majo­rité socialo-communiniste-verte-radicale de gauche et peson­na­lité locales, sont une obses­sion.
Recon­nais­sez que sur ce sujet, pour les pro­chaines élec­tions de 2009 (ce ne seront pas des municipales)nous écono­mi­sons 42000€.
De grâce ne faite pas de pro­cès d’intention sur la ges­tion de la majo­rité muni­ci­pale, vous juge­rez sur pièce dans la plus grande trans­pa­rence, et je compte sur votre saga­cité citoyenne et pas sim­ple­ment par­ti­sanne pour nous rap­pe­ler à nos enga­ge­ments.
Très cor­dia­le­ment.

Gérard Guérin | 17 mai, 2008 à 14 h 26 min
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M. Cana­rozzo, vous n’avez pas besoin de bran­dir des indi­gna­tions morales, ni de crier à la sus­pi­cion outre­cui­dante : dès lors que vous recon­nais­sez le bien fondé de l’argument concer­nant l’opacité logi­cielle, vous ne pou­vez plus récla­mer la confiance incon­di­tion­nelle. C’est comme un com­mer­çant qui n’afficherait pas ses prix et qui, la main sur le coeur, se plain­drait qu’on le soup­çonne de faire ses prix à la tête du client, ça n’aurait aucune valeur objec­tive. (Je n’en appelle qu’à votre ration­na­lité, vous pou­vez lais­ser vos émotions au repos ;o)
Au demeu­rant, ni l’objectivité ni la logique ne sont fla­grantes dans la posi­tion de l’opposition muni­ci­pale sur cette ques­tion. Vous conve­nez du bout des lèvres que la sup­pres­sion des ordi­na­teurs de vote est « accep­table », mais vous conti­nuez de dire que c’est une bonne manière de voter, que vous en étiez convaincu dès 2004, et M. Gau­dron au moins conti­nue d’en être convaincu aujourd’hui. Sur quoi se base cette convic­tion, c’est quelque chose que vous ne nous dites pas, en revanche.
Il faut savoir : soit les ordi­na­teurs de vote sont opaques et cela seul les condamne rédhi­bi­toi­re­ment, soit ils ne le sont pas et cela doit pou­voir se démon­trer.
Vous nous dites égale­ment que ce qui ne vous paraît pas accep­table c’est de pré­tendre à « une supé­rio­rité du vote papier comme ins­tru­ment démo­cra­tique infaillible ». Mais ce que vous oubliez tout sim­ple­ment, c’est que le vote papier existe depuis qu’existe le suf­frage uni­ver­sel lui-même et que la Répu­blique s’est donc bâtie avec lui, tan­dis que les ordi­na­teurs de vote n’existent tout au plus que depuis quelques décen­nies et que, mal­gré cela, ils ont déjà pro­vo­qué d’innombrables polé­miques, sus­pi­cions, fraudes, aban­dons par divers pays, etc.
Quant à ma ques­tion iro­nique sur l’identité du ministre de l’intérieur en 2003, je constate que vous éludez la confu­sion volon­taire com­mise par cet ex ministre : la loi de 69 auto­ri­sait le vote méca­nique, notam­ment en direc­tion des élec­teurs han­di­ca­pés, et cer­tai­ne­ment pas les ordi­na­teurs de vote — qui n’existaient même pas à l’époque. Dans ces condi­tions, un simple arrêté minis­té­riel était illé­gi­time, à défaut d’être illé­gal, et l’Assemblée natio­nale n’avait pas à être pri­vée d’un débât, d’autant plus fon­da­men­tal qu’il concerne le socle même de la démo­cra­tie.
Avoir shunté ce débât, que cela vous plaise ou non, res­semble beau­coup à un coup de force, pour ne pas dire à un coup tordu.
Quant au rap­port attendu sur cette ques­tion, cela m’étonnerait qu’il soit « défi­ni­tif » : il émet­tra peut-être quelques réserves et recom­man­da­tions de pru­dence, mais le dis­po­si­tif glo­ba­le­ment ne sera pas modi­fié. Dans une époque où l’on voit les lob­bies impo­ser leurs inté­rêts à la nation, peut-on s’en éton­ner ? Ce seront donc tou­jours des orga­nismes pri­vés « habi­li­tés » qui cer­ti­fie­ront les ordi­na­teurs de vote, et nous serons tou­jours priés de les croire parce qu’à leur manière, la main sur le coeur, ils nous crie­ront qu’il faut leur « faire confiance ».
Les citoyens n’ont pas à « faire confiance » ni à s’abstenir d’ « arrière-pensées mal­saines » : ils ont droit à la trans­pa­rence, voilà tout. Je n’ai pas voté depuis 4 ans, parce que tout sim­ple­ment je n’avais aucune garan­tie, ni même moyen de savoir, que mon vote serait enre­gis­tré de manière conforme à mon choix, ce qui n’est pas accep­table.
Je me réjouis donc une nou­velle fois de cette déci­sion excel­lente pour Aul­nay.
J’en pro­fite pour rendre hom­mage à l’action de M. Suau­deau et de son asso­cia­tion et pour le remer­cier de son enga­ge­ment au ser­vice des citoyens.
Je vous sou­haite un bon week-end.

Mon­sieur Defait,
Je ne fait aucun pro­cés d’intention à votre sujet ni à la nou­velle majo­rité, cepen­dant je res­te­rai vigi­lant car les infor­ma­tions que j’ai à dis­po­si­tion me font peur. Quand on se per­met d’ajouter 5 nou­veaux adjoints (disons que ça fait envi­ron 150 000 € par an, peut être pour­riez vous don­ner des chiffres) plus 3 nou­veaux « super-conseillés », a qui s’ajoute les mul­tiples fêtes à répé­ti­tion en mai­rie, j’ai de quoi m’inquiéter. Car en bon père de famille et en citoyen qui aime sa ville (et oui, ça existe encore aujourd’hui) je ne vous cache pas mon inquié­tude. J’ai déjà dit à Mon­sieur Can­na­rozzo ce que je pen­sais de M. Gau­dron donc ne m’accusez pas d’être par­ti­san.
Il aurait été plus simple de vous ren­con­trer direc­te­ment ou de com­mu­ni­quer via nos adresses emails res­pec­tives mais bon, si vous le sou­hai­tez j’ai des idées pour la ville. Cepen­dant je ne res­te­rai pas indif­fé­rent sur le sort de ma ville qui, quoi qu’on en dise, a bien été gérée ces der­nières années.
Pour en reve­nir au sujet Mon­sieur Defait, si la sup­pres­sion de ces machines nous per­met de s’affranchir des risques de fraudes et nous rap­porte plus d’avantages que d’inconvénient, alors soit, vous avez été cou­ra­geux dans votre déci­sion

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Les régres­sions com­mencent déjà ! Pour­quoi sup­pri­mer un moyen de vote moderne et sûr ? Refus du pro­grès dans les moindres aspects… Le déclin d’Aulnay a com­mencé. A suivre…

Jean-Claude Villin | 20 mai, 2008 à 18 h 02 min
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Chère cou­ra­geuse « Aul­nay­sienne » bien ano­nyme,
Le vrai pro­grès, Madame, ce n’est pas le mini­tel de nos ancêtres jugé ridi­cule par tous les Euro­péens qui nous entourent, ce n’est pas non plus une pré­ten­due machine infaillible parce que élec­tro­nique, bien au contraire! Faut-il le répé­ter jus­quà com­pré­hen­sion totale et com­plète, le papier laisse une trace ma-té-ri-elle, contrô­lable, mais l’électronique est VOLATILE, comme votre ver­nis à ongles Chère Madame.… Cela VEUT DIRE QU’AVEC L’ELECTRONIQUE AUCUNE TRACE N’EST PLUS LA pour une véri­fi­ca­tion ulté­rieure quel­conque, et si vous n’avez pas encore pigé que le vrai pro­grès prôné par nous autres PROGRESSISTES, ce n’est pas la dépense légère et faus­se­ment effi­cace: Ne savez-vous donc pas que la moindre erreur entre le résul­tat de la dam­née machine à voter et le nombre des signa­tures –maté­rielles, elles– sur le cahier d’émargement, entraîne encore davan­tage de retard au dépouille­ment, alors que le SEUL AVANTAGE des sata­nées machines est sup­posé être la RAPIDITE!!!!!
Bien à vous, Chère Ano­nyme cou­ra­geuse, et n’hésitez sur­tout pas à rede­man­der une nou­velle expli­ca­tion.

Un moyen moderne n’est pas for­cé­ment un pro­grès: Par exemple il est moderne de pou­voir faire du clo­nage mais ce ne serait pas un pro­grès de l’autoriser pour tout. Le vote sur ordi­na­teur suit la même pro­blé­ma­tique car son intro­duc­tion (ren­dant les bureaux de vote indu­bi­ta­ble­ment modernes) a intro­duit un très grave recul démo­cra­tique.
En effet, il confisque le contrôle des élec­tion au citoyen et auto­rise notam­ment des fraudes indé­tec­tables.
Le vrai pro­grès est donc l’abandon défi­ni­tif du vote par ordi­na­teur et c’est ce que vient de faire jus­te­ment la Hol­lande pays d’origine des machines aul­nay­sienne (voir: http://www.aulnaycitoyen.org/spip.php?article61 )

Gérard Guérin | 20 mai, 2008 à 19 h 54 min
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C’est lar­ge­ment gra­tuit, comme affir­ma­tion.
Si « moderne = bien », on devrait abo­lir d’urgence l’usage de la roue, vous savez. Voilà en effet un truc qu’il-est-pas-moderne-du-tout…;o)
Quant à ce que le vote élec­tro­nique soit un moyen « sûr », il ne suf­fit pas de l’affirmer — mieux vau­drait pou­voir le démon­trer. Que vous le croyez, Aul­nay­sienne, c’est votre droit (même si c’est dom­mage pour vous), mais on ne modi­fie pas les pro­cé­dures de vote sur une simple « croyance ».
Fina­le­ment, on peut consta­ter que les par­ti­sans du vote élec­tro­nique pra­tiquent une logique cir­cu­laire — c’est bien parce que c’est bien.
Un peu court, quand la démo­cra­tie est en jeu !
Le com­bat conti­nue cepen­dant, puisque c’est loin d’être gagné sur tout le ter­ri­toire.
J’ai vu sur Dai­ly­mo­tion les vidéos de cette confé­rence qui avait eu lieu en 2007 salle Dumont à l’initiative d’AulnayCitoyen, et à laquelle je n’avais pas pu me rendre. Très ins­truc­tif !
Je vous recom­mande ces vidéos, Aul­nay­sienne. (Dai­ly­mo­tion, Aul­nay­ci­toyen comme mot clé dans le moteur de recherche, et vous tom­be­rez des­sus). Il faut s’informer, sur cette ques­tion, notam­ment pour éviter de dire , comme l’ancien maire d’Aulany, qu’il n’y a pas de pro­gramme dans les ordi­na­teurs de vote et que ce sont « de simples caisses enre­gis­treuses » ! (A hur­ler de rire, si ce n’était pas aussi faux que navrant)
Informez-vous donc, et « croyez » seule­ment ensuite.

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je n’ai nul­le­ment besoin de bran­dir mora­lité ou autres excuses, j’attends sim­ple­ment que cha­cun avance des argu­ments valables sans pour autant uti­li­ser la sus­pi­cion. car la sus­pi­cion se base uni­que­ment sur une opi­nion et sur la volonté de sou­mettre la per­sonne visée à l’opprobe. en cela je réprouve. par contre je peux accep­ter des argu­ments tech­niques sur ce sujet.
avant tout, je vou­drais rec­ti­fier une énorme erreur de mon­sieur Defait, qui est vrai­ment mal ren­sei­gné : les machines à voter avaient un seuil de ren­ta­bi­lité au bout de 4 élec­tions compte tenu de ce qu’est le cout d’une élec­tion papier. nous en sommes à 8. avec le vote papier noue ne ferons pas d’économie mais des dépenses. elles se jus­ti­fient bien entendu mais il ne faut pas uti­li­ser de faux argu­ments.
le seul argu­ment rece­vable pour moi dans cette his­toire est qu’il est vrai que la machine n’apporte pas la preuve au votant que c’est bien son choix qui a été pris en compte. je l’ai tou­jours reconnu, pour autant cela ne signi­fie pas que le vote est faux. le fait de ne pas avoir de preuve n’enlève rien à la réa­lité. la seule dif­fé­rence est que cette preuve n’existe effec­ti­ve­ment pas et que même si la machine déli­vrait un ticket, je ne suis pas sûr que cela fasse une dif­fé­rence. d’autant plus que le code élec­to­ral inter­dit de pou­voir iden­ti­fier le vote de quique ce soit (le vote est secret).
dans le vote papier, cha­cun sait ce qu’il met dans l’enveloppe avant de la mettre dans l’urne (ou par­fois ce qu’on le force à mettre, déjà vu bien sûr). pour autant, atten­tion égale­ment au fait que le vote effec­tué est invé­ri­fiable puisqu’une fois l’enveloppe dans l’urne, il n’y aucun moyen de réiden­ti­fier le fameux bul­le­tin. il n’y a donc aucun controle a pos­té­riori, il ne s’agit que d’un controle a priori. mais je concois et j’accepte par­fai­te­ment qu’il soit impor­tant pour tous. il l’est aussi pour moi.
pour le reste tous les argu­ments sont sans valeurs et ont leur équi­va­lent avec le vote papier. c’est pour cela que je les dénonce.
j’espère donc que c’est clair : le vote élec­tro­nique ne per­met­tait pas le controle a priori du citoyen. et pour cela j’accepte la déci­sion prise mais de grace evi­tez les autres argu­ments sans valeur, celui suf­fit d’ailleurs il me semble.
cela ne m’empeche pas en tant que res­pon­sable poli­tique d’assumer les choix que nous avions fait à l’époque avec les don­nées que nous avions, c’est aussi mon rôle. je reste prag­man­tique dans cette his­toire sans me défaus­ser et en ayant le droit de faire évoluer mon point devue comme tout un cha­cun.

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Je ne suis qu’un simple citoyen qui a pris sa carte d’électeur sur le tard.Je n’ai connu que la droite au pou­voir à Aul­nay sous Bois et je dois dire que le chan­ge­ment de majo­rité apporte un sang neuf et des per­soec­tives dif­fe­rentes.
Je lis avec atten­tion ce qui est dit ici, et je vou­drais sim­ple­ment rap­pe­ler que choi­sir ses bul­le­tins, péné­trer dans l’isoloir, prendre son temps, faire son choix,déposer un bul­le­tin dans l’urne sont des sym­boles fort qui ne devrait pas être rem­placé par une simple pres­sion sur un cla­vier ali­menté par « une bat­te­rie de voiture! »(Et on nous parle de « moder­nité »…)
Que les choses soient claires: il n’existe aucun sys­tème infor­ma­tique qui soit infaillible.Aucun.
Alors excu­sez moi, mais quand je vois ces espèces de machines qui donnent l’impression d’être mon­tées à la hâte par un Mc Gyver débrouillard avec son cou­teau Suisse…
Si l’on veut vrai­ment mettre urnes élec­tro­niques, pour­quo ne pas les mettre en réseau par exemple pour pou­voir suivre l’évolution des scores à la seconde près? Pour­quoi ne pas mettre un garant infor­ma­ti­cien sur les lieux en cas de sou­cis? Car l’informatique=soucis!!
Je suis bien aise que nopus emprun­tions la voie du retour au vote papier.
Ami­ca­le­ment

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J’ai oublié une ques­tion…
com­bien a coûté au contri­buable l’achat de ces 43 machines à voter deve­nues obso­lètes en 3 ans?

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Mon­sieur Cana­rozzo, je ne pense pas avoir fait d’erreur, ou alors je n’ai pas com­pris une déli­bé­ra­tion du CM du mois d’Avril. Je vous rap­pel­le­rai qu’il y est ques­tion de la loca­tion de 14 machines (alors qu’il y a 13 nou­veaux bureaux) du 05/03/08 au 19/03/08 pour un mon­tant de 40185.60€.
Par ailleurs, vous par­lez de ticket, une méthode pour véri­fier la véra­cité du vote serait jus­te­ment après verif par l’electeur, de mettre ces tickets dans une urne trans­pa­rente et de faire une véri­fi­ca­tion après coups après pro­cla­ma­tion des résul­tats par un tirage au sort des machines.
Sans même par­ler de fraudes, quid des risques de pannes tech­niques de ces ordi­na­teurs, on est pas à l’abri d’une défaillance du micro, de son alim, du bus, de la mémoire, d’un com­po­sant quel­conque (80% des pannes sont dues à des condos) etc..
Concer­nant l’achat si la loca­tion coute envi­ron 2900€ par machine pour un tour d’élection on peut ima­gi­ner que cela coûte beau­coup plus cher a l’achat. Mon­sieur Can­na­rozzo pour ma culture, je vois pas bien sur les frais, car à part le papier et les enve­loppes sur du vote papier, com­ment peut on armor­tir au bout de 4 élec­tions ces ordi­na­teurs dont le coût à esti­ma­tion pifo­mé­trique près doit être au moins supé­rieur à 12000€/machine, OK il y a le coût d’achat de l’urne et des iso­loirs à faire.

Gérard Guérin | 22 mai, 2008 à 11 h 00 min
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Puisque vous par­lez d’ « argu­ments sans valeur », M. Can­na­rozzo, que pensez-vous rétros­pec­ti­ve­ment de cet argu­ment pré­ten­du­ment « écolo­gique » qui vou­lait nous faire croire que les ordi­na­teurs de vote allaient pro­té­ger nos forêts ?
Quelques grammes de papier écono­mi­sés, de loin en loin et alors qu’il s’agit DEJA de papier recy­clé, tan­dis que nos boîtes aux lettres sont gavées quo­ti­dien­ne­ment de publi­ci­tés indé­si­rables sans que ça émeuve ?
Qu’est-ce que ça veut dire, cet argu­ment ?
De même pour l’argument de la « moder­nité » ?
Et qu’est-ce que ça veut dire que d’affirmer que les ordi­na­teurs de vote ne sont que des « caisses enre­gis­treuses » ? Et qu’ils ne pro­voquent pas de file d’attente dans les bureaux de vote, comme vous l’avez sou­tenu au conseil muni­ci­pal autre­fois ?
Et qu’est-ce que ça veut dire que de déci­der hors Assem­blée Natio­nale, et sans aucun vote au conseil muni­ci­pal loca­le­ment ?
Dans quelque domaine que ce soit, les mau­vais argu­ments signalent les mau­vaises causes, réflexion de simple bon sens.
Le vote élec­tro­nique EST une mau­vaise cause, sans quoi il n’aurait pas besoin de véhi­cu­ler ces argu­ments de mau­vaise foi, ni d’avancer en cati­mini.
L’opprobre, puisque vous en par­lez, c’est d’avoir uti­lisé ces pro­cé­dés, ce n’est pas de les dénon­cer ni d’exprimer la néces­sité de la trans­pa­rence.

Je vou­drais appor­ter une pré­ci­sion sur le prix. Le prix d’achat des 40 machines à voter était de 177 000 € HT. Or ces machines ne com­por­taient pas tous les dis­po­si­tifs néces­saires à leur agré­ments et ce coût ne com­pre­nait pas non plus la main­te­nance et les frais annexes spé­ci­fiques aux ordi­na­teurs de vote.
Il faut par contre signa­ler que Aul­nay a par­ti­cu­liè­re­ment été gaté par le minis­tère de l’intérieur et par le fabri­cant rédui­sant d’autant le coût final car notre ville était « pion­nière » dans le vote sur ordi­na­teur. Vrai­ment dom­mage que cette « si grande avan­cée » tech­nique et démo­cra­tique ai été faite sans le moindre débat. Cela donne une leçon pour l’avenir.

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