Education, Social

Le service minimum testé jeudi dans les écoles

22 janvier, 2008 à 15:00 | Posté par

Aulnaysousbois__ecole_primaire_le_p
Jeudi 24 jan­vier aura lieu la grève des ensei­gnants qui pro­testent notam­ment contre la sup­pres­sion des 11 200 postes dans l’éducation natio­nale et pour leur pou­voir d’achat.

Aulnay-sous-Bois, comme dix autres villes de la Seine-Saint-Denis, expé­ri­men­tera le ser­vice mini­mum d’accueil dans les écoles mater­nelles et élémen­taires mis en place par une cir­cu­laire du 8 jan­vier der­nier. Il sera a priori assuré par du per­son­nel d’animation fourni par la mai­rie. Cette der­nière sera dédom­ma­gée par l’état sur des cré­dits qui devraient être pré­le­vés à par­tir des rete­nues effec­tuées sur les salaires des ensei­gnants gré­vistes. En Seine-Saint-Denis, seules des mai­ries de droite se sont lan­cées dans cette expé­ri­men­ta­tion qui implique une conven­tion de trois ans avec le minis­tère. Cette conven­tion  pourra pro­ba­ble­ment requé­rir une déli­bé­ra­tion du Conseil Muni­ci­pal.

Le ser­vice mini­mum, que beau­coup de parents trou­ve­ront tout de même pra­tique, pose en défi­ni­tive beau­coup de ques­tions. En effet cette expé­ri­men­ta­tion est très cri­ti­quée par les syn­di­cats qui estiment
que ce pro­ces­sus est des­tiné à bri­ser la grève. D’autres mai­ries,
favo­rable au ser­vice mini­mum, estiment que les mai­ries n’ont pas à se
sub­sti­tuer a l’état en cas de défaillance de ses agents.

Hervé Suau­deau

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15 Réponses à “Le service minimum testé jeudi dans les écoles”

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le prin­cipe d’un ser­vice public est qu’il doit être rendu. com­bien de fois avons nous du les uns et les autres trou­ver des solu­tions pénibles pour nos enfants ! com­bien de fois les parents ont demandé à la ville de trou­ver une solu­tion de sub­sti­tu­tion ?
cas­ser la grève serait faire cour à la place des ensei­gnants absents ce qui n’est pas le cas. il s’agira de gar­der les enfants en atten­dant la reprise des cours, comme l’aurait fait n’importe quel grand-parent, ami ou autre. cela se fera dans des locaux adap­tés et avec des per­son­nels habi­tués à s’occuper des enfants.
une bonne nou­velle pour les aul­nay­siens…

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M. Can­na­rozzo,
Effec­ti­ve­ment cela faci­lite les choses pour les parents.
Tou­te­fois, il est dom­mage que le cour­rier du Maire à ce sujet ne soit arrivé qu’hier dans les boîtes aux lettres.
Beau­coup de parents ont déjà pris leur pré­cau­tion et je ne sais si cet accueil aura beau­coup de suc­cès (a tout le moins cette fois-ci).
Par ailleurs, je sou­haite savoir com­ment cela va se pas­ser pour la res­tau­ra­tion (il semble que le per­son­nel concerné soit en grève aussi)? Et com­ment cet accueil sera fac­turé aux familles (notam­ment pour la res­tau­ra­tion) ?
Cor­dia­le­ment,
S.GREGOIRE

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Pour ma culture, com­bien y a t’il eu de mou­ve­ment de grêve en 2007 sur Aul­nay? Quel a été le pour­cen­tage de grè­viste? com­bien d’école ont été com­plé­te­ment fermé?
Quand j’étais dans le passé, parent élu au conseil d’école, j’ai sou­ve­nir que les ensei­gnants non grè­vistes s’organisaient pour accueillir les élèves des ensei­gnants grè­viste (puisque les ensei­gnants gré­vistes devait pré­ve­nir 48h à l’avance les parents et il est vrai deman­daient aux parents qui avaient des pos­si­bi­li­tés de garde de gar­der leurs enfants) dont les parents tra­vaillaient.
Qu’apporte de plus la mise en place de ce ser­vice mini­mum ?

Jean Dugas secrétaire du SNUipp/FSU Aulnay | 23 janvier, 2008 à 12 h 06 min
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En réponse à la ques­tion du ser­vice mini­mum, vous trou­ve­rez ci-dessous la lettre envoyé par le SNUipp (syn­di­cat majo­ri­taire des ensei­gnents du 1er degré)aux Maires du dépar­te­ment.
Pour ce qui concerne Aul­nay, le Député Maire met autant de zéle à appli­quer le ser­vice mini­mum qu’à approu­ver les 11500 sup­pres­sions de postes dans l’Education Natio­nale pour la pro­chaine ren­trée.
Il ne trouve rien à redire au fait que le Ministre dif­fére à après les élec­tions muni­ci­pales la pré­pa­ra­tion de la carte sco­laire (ouver­ture et fer­me­ture de classe)qui a lieu d’habitude en jan­vier et qui est donc reporté à la mi-mars.
Cette déci­sion va désor­ga­ni­ser la pré­pa­ra­tion de la ren­trée, per­tur­ber la pas­sa­tion des com­mandes sco­laires, désor­ga­ni­ser l’affectation des ensei­gnants dans les écoles.
Sur le fond, il s’agit de dif­fé­rer à après les élec­tions les consé­quences désas­treuses que vont avoir ces sup­pres­sions de postes qui sont l’un des motifs de la grève.
Qu’importe… Il vaut mieux par­ler ser­vice mini­mum…
Le Maire ne réus­sira pas à bri­ser l’unioté entre les ensei­gnants et les parents d’élèves qui s’est tou­jours réa­li­sée lorsqu’il s’est agi de défendre notre école publique et laïque.
Au lieu de répondre aux besoins pour que l’école soit celle de la réus­site de tous les élèves, il se livre à une opé­ra­tion de pro­pa­gande en envoyant un cour­rier tim­bré (donc l’argent des contri­buables)à toutes les familles des quelques 11000 élèves sco­la­ri­sés dans les écoles de la ville. Ce alors que toutes les écoles ne seront pas fer­més…
Les parents d’élèves juge­ront…
Jean Dugas
Secré­taire de la sec­tion d’Aulnay du SNUipp
Bobi­gny, le 11 jan­vier 2008
A Mes­dames et Mes­sieurs les Maires
de Seine Saint-Denis
Ser­vice mini­mum:
Appel solen­nel aux maires de Seine Saint Denis
et à la popu­la­tion
Madame, Mon­sieur le Maire,
Le minis­tère de l’éducation natio­nale, faute de postes d’enseignants en nombre suf­fi­sant, est inca­pable d’organiser le rem­pla­ce­ment des maîtres absents dans notre dépar­te­ment, ce qui conduit les élèves à s’entasser dans les classes chaque jour dans des condi­tions invrai­sem­blables, notam­ment au mois de décembre 2007, et il ose par­ler de « ser­vice mini­mum » !
Alors que sont annon­cées deux heures d’enseignement en moins chaque semaine pour tous les élèves à la ren­trée 2008, avec pour consé­quence des fer­me­tures de postes notam­ment dans les RASED lors des pro­chaines ren­trées sco­laires (les deux heures en moins pour les élèves étant trans­fé­rées aux ensei­gnants pour prendre en charge les élèves en dif­fi­culté), le gou­ver­ne­ment ose par­ler de « ser­vice mini­mum » !
Alors qu’il repousse les opé­ra­tions de carte sco­laire après les élec­tions muni­ci­pales, pro­gram­mant ainsi déli­bé­ré­ment une forte désor­ga­ni­sa­tion de la ren­trée prochaine…Le gou­ver­ne­ment ose par­ler de ser­vice mini­mum !
Le gou­ver­ne­ment met en dif­fi­culté les muni­ci­pa­li­tés en leur impo­sant la res­pon­sa­bi­lité de l’ouverture des écoles les jours de grève avec tout ce que cela com­porte. Demain, dans le cadre des poli­tiques glo­bales locales éduca­tives ira-t-il plus loin ? Les muni­ci­pa­li­tés qui ont tenté de mettre en place les années pas­sées de tels sys­tèmes ont vite mesuré les risques qu’elles pre­naient en termes de res­pon­sa­bi­lité en pre­nant de telles déci­sions. D’ailleurs les per­son­nels muni­ci­paux étant aussi en grève le 24 jan­vier, qui les maires vont-ils ins­tal­ler sur cette mis­sion qui réclame du pro­fes­sion­na­lisme ?
La seule réponse qui peut être don­née à cette grave attaque du droit de grève des per­son­nels est que la grève du 24 jan­vier soit mas­sive et qu’un maxi­mum d’écoles soient fer­mées. Nous deman­dons solen­nel­le­ment aux équipes muni­ci­pales atta­chées au droit consti­tu­tion­nel, à la Répu­blique, au droit des tra­vailleurs, de ne pas bri­ser la grève des ensei­gnants et de ne pas accep­ter ce trans­fert de res­pon­sa­bi­lité lourd de consé­quence pour l’avenir.
Nous appe­lons la popu­la­tion à sou­te­nir les ensei­gnants en venant à leur ren­contre et en par­ti­ci­pant aux actions qui vont être menées pour défendre une école au ser­vice de tous et de la réus­site de leurs enfants.
Pour la réus­site de tous les enfants, pour les moyens néces­saires à l’Ecole Publique en Seine Saint Denis
Ras­sem­ble­ment
devant l’Inspection Aca­dé­mique
le Jeudi 24 jan­vier 2008 à 11h
ENSEMBLE, PARENTS, ELUS, ENSEIGNANTS,
Pour pro­tes­ter contre la casse du Ser­vice Public d’Education et pour récla­mer les créa­tions de postes néces­saires
Nous vous prions de croire, Madame, Mon­sieur le Maire, en notre atta­che­ment au ser­vice public d’éducation.
Pour le SNU.ipp/FSU 93,
le secré­taire géné­ral, Fran­çois COCHAIN

Entre les agents muni­ci­paux poten­tiel­le­ment gré­vistes et le choix du per­son­nel qua­li­fié qui devra gérer la jour­née, je pré­fére parce que j’ai le choix, conser­ver mon mode de garde habi­tuel. (à titre expé­ri­men­tal, comme dans le cour­rier de M. Gau­dron
Je sau­rai au moins qui garde ma fille et dans quelle condi­tion.

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fran­che­ment pas gon­flée votre der­nière réac­tion mon­sieur Bur­lot ! vous n’avez jamais uti­lisé les ser­vices muni­ci­paux qui gardent vos enfants le midi, le soir, le mer­credi après-midi, ou je ne sais encore à quelle autre occa­sion ? croyez vous que nous allons mettre en place un tel ser­vice avec des per­son­nels qui n’auraient pas les qua­li­fi­ca­tions pour enca­drer des enfants ? vous sem­blez igno­rer que des textes légis­la­tifs régissent l’encadrement des enfants et que nous nous y sou­met­tons , notam­ment pour les ques­tions de sécu­rité. je trouve tout sim­ple­ment votre remarque mépri­sante pour tous ceux qui tout au long de l’année rem­plissent ces mis­sions. mais ils sau­ront s’en sou­ve­nir.
quand au snuipp, si c’est tout (11 000 sur 1 200 000, ca fait com­bien ?) … on voit à lire ce papier qu’il n’y a plus de syn­di­ca­listes dignes de ce nom mais des poli­ti­ciens dégui­sés en syn­di­ca­listes. ca fait plus propre sur le cv …
pour les parents qui eux s’interrogent légi­ti­me­ment, je veux dire que ce ser­vice mini­mum n’a pas de cout sup­plé­men­taire pour eux. il est là pour répondre aux parents qui n’ont pas de solu­tions. cela ne change rien à la grève puisque ce ser­vice assure une garde dans de bonnes condi­tions mais pas d’enseignement. il n’y a donc pas de concur­rence avec les pro­fes­seurs.
la dif­fi­culté réside dans le fait de dimen­sion­ner ce ser­vice en fonc­tion du nombre de gré­vistes, infor­ma­tion qui bien sûr ne nous ait pas com­mu­ni­qué. voilà pour­quoi le cour­rier arrive si tard, car nous avons cher­ché à dimen­sion­ner au mieux les effec­tifs néces­saires.
bien sûr il y aura des gré­vistes un peu par­tout y com­pris dans nos per­son­nels mais nous ferons avec comme nous l’avons tou­jours fait. le ser­vice mini­mum, on pra­tique dans nos ser­vices depuis long­temps et cela n’a jamais tuer per­sonne ni enter­rer les reven­di­ca­tions des per­son­nels. mais il est vrai que cer­tains pré­fèrent la culture de la confron­ta­tion à celle de la négo­cia­tion…
enfin mon­sieur Defait, je n’ai pas les réponses à vos ques­tions, car nous ne sommes pas l’éducation natio­nale. mais avec les amis que vous y avez je suis sur que vous pour­rer nous éclai­rer. tou­te­fois je veux vous dire que 2007 n’est pas for­cé­ment l’unité de réfé­rence, et que si l’on se pro­je­tait sur les 3 der­nières années je ne suis pas sur que votre démons­tra­tion tienne aussi bien que vous le pen­sez.
voilà il me semble plu­tot impor­tant à l’heure ou tout le monde consi­dère que l’encadrement des enfants est une prio­rité se réjouisse de ne pas lais­ser les parents sans autre solu­tion que ne pas tra­vailler. je rap­pelle qu’une grève à pour fonc­tion de rame­ner aux négo­cia­tions l’employeur et les repré­sen­tants des sala­riés et pas de pri­ver les autres qui n’y sont pour reien de tra­vail. depuis trop long­temps, cer­tains s’arrogent le droit de de péna­li­ser les autres pour résoudre leurs pro­blèmes qu’ils sont inca­pables de résoudre tout seul. et pour quel résul­tat ? nul.
la légi­ti­mité des reven­di­ca­tions des agents que je pour­rais par­fai­te­ment par­ta­ger n’autorise pas tout.
la fin ne jus­ti­fie pas les moyens, c’est valable pour tout le monde…

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Je tiens par ce mes­sage à sou­te­nir le prin­cipe du ser­vice public pour la garde de nos enfants lors des grèves d’enseignants. En effet, notre fils sco­la­risé en mater­nelle au Bourg 2 a certe une ensei­gnante effi­cace mais gré­viste à chaque mou­ve­ment et il n’est pas facile de prendre un jour encore à cause d’une grève des fonc­tion­naires ou de la SNCF etc .….
sur­tout lorsque vous tra­vaillez dans une société pri­vée qui ne vous fait aucun cadeau.
Il faut que ce pro­jet reste car nom­breux sont les parents qui n’ont pas tou­jours de solu­tion à part celle de prendre un RTT ou un jour de Congé Payé ( encore un jour perdu à cause de gré­viste !!!!! ).
C.D.

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Il y a long­temps que je n’avais pas vu autant d’écoles fer­mées. Voila le pre­mier effet de cette mis­sive de réclame éléc­to­ra­liste du pre­mier élu de la com­mune . N’est elle pas a la limite de la léga­lité en pleine période des muni­ci­pales ? Je le féli­cite pour son sou­tien a l’école publique dont on sent qu’il est un ardent défen­seur.

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Cher Mr Can­na­rozzo
Ne vous sen­tez pas agressé quand on pose sim­ple­ment des ques­tions et qu’on fait part de son expé­rience pas­sée, je trouve votre remarque concer­nant « la demande à mes amis » dépla­cée.
J’ai per­son­nel­le­ment, pour habi­tude, pour me for­ger une opi­nion, d’avoir au moins quelques infos qui per­mettent de cer­ner un pro­blème si tant est que ce pro­blème existe, sinon on reste sim­ple­ment dans l’idéologie, le dog­ma­tisme et la polé­mique. Et si je vou­lais polé­mi­quer j’écrirai sim­ple­ment qu’il est plus facile de résoudre des pro­blèmes qui n’existent pas plu­tôt que de résoudre les vrais pro­blèmes, mais ce n’est pas mon pro­pos.
Par contre votre réponse pose d’autres ques­tions, puisque à priori cette sub­sti­tu­tion de ser­vice se fait sans connais­sance du nombre de gré­viste, com­ment est donc dimen­sionné ce ser­vice ? par consé­quent com­ment est géré l’accueil des enfants le matin ? après cette jour­née de grêve quel est le retour d’expérience ?
Jusqu’en 2004/2005 les ensei­gnants gré­vistes pré­ve­naient les parents qu’ils seraient en grève 48h à l’avance.
Par ailleurs vous dites que cer­tains s’arrogent le droit de pri­ver d’autres, qui n’y sont pour rien, de tra­vail ; il serait inté­res­sant de pous­ser le rai­son­ne­ment jusqu’au bout et de voir que d’autres encore, privent de moyens et de reve­nus ceux qui se lèvent tôt pour tra­vailler.
Les pigeons on les plume et les mou­tons on les tond.
Cor­dia­le­ment

Laurent Comparot | 25 janvier, 2008 à 14 h 45 min
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Il s’agit avant tout d’une étrange concep­tion de l’éducation que par­tagent ensemble Mes­sieurs Sar­kozy et Dar­cos, qui reduisent le pro­blème de l’éducation à un simple pro­blème de gar­de­rie. Le ser­vice mini­mum en cas de grève dans l’éducation consis­te­rait à faire en sorte que des ensei­gnants se sub­sti­tuent à des ensei­gnants gré­vistes. Ce qui n’est évidem­ment pas le cas dans le sys­tème mis en place ce jeudi.
L’ambiguité est d’autant plus vive que ce ser­vice de gar­de­rie est orga­nisé sur les lieux mêmes du savoir, dans les écoles de la Répu­blique.
En bon affidé zélé, Mon­sieur Gau­dron a mis en place à la va-vite ce ser­vice (en sub­stance son cour­rier est fort vague : on ne sait pas qui gar­dera vos enfants, où ils seront gar­dés, com­bien d’enfants seront gar­dés).
Der­rière le désir de rendre ser­vice aux parents, pointent vite les arrières pen­sées poli­ti­ciennes ultra­li­bé­rales : cas­ser les grèves des ensei­gnants, punir les fonc­tion­naires.
La cynisme de Dar­cos est extra­or­di­naire : les gré­vistes ne tou­che­ront pas leurs salaires (ce qui est la règle com­mune) mais en plus, ils seront cha­tiés car ces mêmes salaires ser­vi­ront à payer les salaires des gens qui cas­se­ront leur grève.
Si on appli­quait le même genre de prin­cipe moral à des employés du sec­teur privé, cela revien­drait à dire qu’en toute bonne conscience on les licen­cie tous et qu’on les rem­place par d’autres sala­riés moins qua­li­fiés et moins bien payés. Vous aime­riez cela ?
Comme le signale fort jus­te­ment Petit Louis, le mou­ve­ment de grève a connu une forte mobi­li­sa­tion exa­cerbé par ce dis­po­si­tif cynique et méchant (j’avais jusqu’à pré­sent jamais connu une fer­me­ture totale de l’école de mon quar­tier. c’était le cas ce jeudi).

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Désolé mon­sieur Defait, ma réponse à vos pro­pos n’avait pas pour but de vous vexer. même si vous faites actuel­le­ment la cam­pagne de mon adver­saire, cela ne m’empeche pas d’avoir de l’estime pour vous.
nous avons cal­culé les effec­tifs en fonc­tion des grèves pas­sées, les gré­vistes étant très sou­vent les mêmes. de plus nosu avons iden­ti­fié dès le matin, les besoins et répar­tit le per­son­nele en fonc­tion de la demande. ras­su­rez vous il n’y a rien d’exceptionnel la-dedans.
ce que je trouve vrai­ment déso­lant, c’est d’entendre voci­fé­rer ainsi sous des pré­textes poli­tiques pour une action qui n’a pour but que de sou­la­ger momen­ta­né­ment des gens qui en ont besoin.
l’objectif d’une grève est d’établir un rap­port de force avec son employeur, là c’est tou­jours avec les usa­gers. et les usa­gers les plus tou­chés sont les plus défa­vo­ri­sés (parent isolé, etc). ainsi à ver­cin­gé­to­rix, quar­tier plu­tot sympa, il y avait beau­coup moins d’utilisateur qu’à croix rouge, ou les enfants étaient eux contents d’être là et en ont spon­ta­né­ment remer­cié leur maire. eh oui.
cha­cun a le droit de sou­te­nir ou non ce conflit, et d’avoir une solu­tion de rechange publique quand on n’a pas les moyens d’en avoir une autre. de quel droit peut-on obligé tout le monde à être d’accord et soli­daire ce conflit. qui en suit un autre, et un autre et un autre…
aux ensei­gnants de trou­ver d’autres méthodes pour se faire entendre que ces méthodes pas­séistes d’affrontement. avec leur bagae intel­lec­tuel, ça ne doit pas être dif­fi­cile de trou­ver une autre idée.
quant à mon­sieur Com­pa­rot, en « bon affidé zélé » (comme vous dites) de Gérard Segura, vous oubliez que les écoles de la répu­blique sont le patri­moine de la ville, que des per­son­nels com­mu­naux y tra­vaillent chaque jour et que vos grand mots peinent à cacher le vide de vos pro­po­si­tions.
de plus tout salaire est du pour une tache effec­tuée, et tant qu’il n’est pas versé ce n’est pas un salaire mais l’argent du contri­buable. qu’il soit redis­tri­bué vers d’autres agents qui eux ont tra­vaillé en plus, c’est fort légi­time.
enfin votre cari­ca­ture du sec­teur privé vous place net­te­ment à l’époque de la lutte des classes du siècle der­nier. pour­sui­vez vous fini­rez par en sor­tir…

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Le Ministre de l’Education Natio­nale a frappé à Aulnay-Sous-Bois (93)
A1ors que 65% des ensei­gnants du pre­mier degré de la com­mune étaient en grève (dont 9 écoles fer­mées), le Ministre de l’Education Natio­nale a osé « débar­quer » dans deux groupes sco­laires de la ville (Ecoles Ver­cin­gé­to­rix et Croix Rouge) accom­pa­gné du Député –Maire et de l’aréopage jour­na­lis­tique.
Le Ministre s’est exprimé sur A2 sur le thème « ce sont des écoles pré­caires et défa­vo­ri­sées » alors que l’une d’elles est une des écoles à plus forte « mixité sociale » de la Com­mune.
L’objectif de cette « des­cente » n’était nul­le­ment de répondre aux légi­times reven­di­ca­tions des ensei­gnants mais de van­ter les mérites du « ser­vice mini­mum ».
A l’occasion de sa « des­cente », alors que plus de 90% des ensei­gnants du groupe sco­laire étaient en grève, il a osé remer­cier une ensei­gnante « non-gréviste », par ailleurs, soli­daire des reven­di­ca­tions des gré­vistes, d’être « fidèle à son poste »…
Comme si les gré­vistes n’étaient pas fidèles à leur métier…
Pour le Ministre, le « ser­vice mini­mum » n’est pas d’assurer le mini­mum , à savoir, créer les postes bud­gé­taires néces­saires pour rem­pla­cer les ensei­gnants absents, mais de rem­pla­cer auprès des médias, les ensei­gnants gré­vistes…
Il inves­tit Aul­nay s’en inves­tir dans le ser­vice public d’éducation de cette ville.
Pour notre part, nous conti­nue­rons à reven­di­quer le ser­vice « maxi­mum » per­met­tant la
réus­site sco­laire pour tous et les moyens indis­pen­sables pour y abou­tir (abais­se­ment des effec­tifs par classe, en pre­mier lieu en ZEP, plus de maîtres que de classes, RASED, postes de rem­pla­çants, …)
Mon­sieur le Ministre s’agite… les besoins de l’école publique et laïque demeurent…
Jean Dugas
Secré­taire de la sec­tion d’Aulnay du SNUipp (93).

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cher mon­sieur can­na­rozzo
Une fois de plus nous n’avons pas la meme concep­tion de la société…
ne pensez-vous sin­cé­re­ment que le ser­vice mini­mum, porte une atteinte au droit de gréve ?
jus­te­ment puisque vous par­ler de « l’intelectuel » des maitres d’écoles, si ces per­sonnes se sont mises en gréve c’est avant tout et pour tout pour DENONCER les futures fer­me­tures de classes et sup­pres­sion de postes aux­quelles ils vont etre confron­tés, et appli­quer le ser­vice mini­mum revient quelque part à etouf­fer leur mou­ve­ments et sur­tout à faire un GROS coup de pub elec­to­rale à notre deputé et futur ex-maire (chose pour laquelle je prie Dieux tous les jours)…
Je tiens aussi à tirer mon cha­peau à tout le per­son­nel ensei­gnant des écoles de la ville, qui effec­tue son tra­vail dans des condi­tions dif­fi­ciles, et qui se battent avant tout et pour tout POUR LA REUSSITE DE NOS ENFANTS!!!!
Quant à nous parents, il est vrai que ces greves peuvent à coup sur nous han­di­ca­per, mais nous nous devons d ‘etre soli­daires de ces mou­ve­ments, meme si pour cer­tains d entre nous il nous est dif­fi­cile de s’organiser dans ces moments là, mais cette gréve, c’est pour que nos enfants puissent apprendre dans de meilleurs condi­tions, et que le per­son­nel ensei­gnant ait de meilleurs condi­tions pour apprendre à nos enfants…
Encore une chose mon­sieur cana­zorro, pour rendre ser­vice à ces parents en dif­fi­cul­tés aux­quels vous faites allu­sion, la ville et ses ser­vices concer­nés pour­raient TELLEMENT MAIS TELLEMEEEEEEEEENT faire de choses…mais bon prendre la « défense« des parents en dif­fi­cul­tés ca fait « bien »…sur­tout en ce moment…

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ben voyons, la ville déploit du sou­tien sco­laire, des locaux et des sub­ven­tions aux asso­cia­tions qui en font égale­ment. nous finan­çons le dis­po­si­tif « coup de pouce » et de « réus­site éduca­tive » pour les enfants qui ont du mal. on met du per­son­nel de la ville concer­nant TOUS les pro­jets spor­tifs ou cultu­rels des écoles. on finance même des pro­jets des col­lèges et lycées qui sont en dehors de notre com­pé­tence admi­ni­sta­tive. nous sommes la seule ville du dépar­te­ment qui assurent depuis plus de dix ans l’accueil des enfants han­di­ca­pés à l’école !
quant aux parents qui finance donc les centres sociaux, les asso­cia­tions comme les femmes relais, la csf, et je ne sais qui d’autres tel­le­ment il y en a !
de beau­coup d’ignorance vous êtes pétri ou d’idéologie comme vous vou­lez. deman­dez donc aux ensei­gnants qui sont à Aul­nay et qui sont pas­sés dans d’autres villes du dépar­te­ment, voyez donc les comptes-rendus des conseils d’école ! si tout n’est pas par­fait, tous déclarent avoir de la part de la ville d’Aulnay des moyens qu’ils n’ont jamais eu ailleurs.
il vous faut vrai­ment ouvrir les yeux et arrê­ter de cri­ti­quer sans pro­po­ser. d’ailleurs ou sont vos pro­po­si­tions ?
quant au snuipp, votre guerre du « tou­jours plus » vous per­dra. à vous croire c’est la pénu­rie ! vous fai­siez déjà grève il y a 25 ans quand j’étais au collège-lycée à Aul­nay. à l’époque déjà vous disiez que c’était l’enfer. 25 ans de grèves plus tard vous voilà au même point avec les mêmes dis­cours. ça ne vosu cha­grine pas de voir que vous n’arrivez à rien avec ce genre de méthode ? qu’est-ce que vous apporte cette culture du conflit per­pé­tuel ? rien mais bon cela fait bien quand on est syn­di­ca­liste …
chan­gez de disque et de méthode, peut-être redeviendrez-vous cré­dibles dans vos reven­di­ca­tions.

Laurent Comparot | 8 février, 2008 à 14 h 08 min
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Un petit retour sur le ser­vice mini­mum.
Dans l’école pri­maire de mon fils, il y avait trois per­son­nels enca­drants pour 15 enfants. Conven­tion ou pas conven­tion, sur cette école pré­cise, les contri­buables aul­nay­siens ont du mettre la main à la poche.
Ah, j’oubliais. Ce jour là, le pro­gramme sco­laire c’était télé­vi­sion toute la jour­née…
Espé­rons que cela a au moins per­mis à mon­sieur Gau­dron d’engranger des voix.

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