Ile-de-France, Seine-Saint-Denis, Transports

La commission d’enquête sur le CDG Express à Aulnay

13 décembre, 2007 à 0:50 | Posté par Jean-Gauthier Quintard

Trace
Hervé dans une pré­cé­dente note avait annoncé l’ouverture de l’enquête publique sur le CDG Express et constaté que l’avis sem­blait bien peu lisible… Séance de rat­tra­page pour les appren­tis Cham­pol­lion aujourd’hui de 9h à 12h car la com­mis­sion d’enquête publique assure une per­ma­nence à la mai­rie d’Aulnay. En somme l’occasion idéale de s’exprimer sur le sujet et de don­ner votre avis.

Quelques rap­pels :
La phase d’enquête publique est enga­gée par les pré­fets de la région d’Ile-de-France et de Paris, de Seine-saint-Denis et de Seine-et-Marne, conduite par une com­mis­sion d’enquête et orga­ni­sée dans les 15 com­munes concer­nées par le pro­jet. C’est une étape impor­tante pour le pro­jet et pour les rive­rains car l’enquête publique vise à faire connaître le pro­jet et à recueillir dif­fé­rents avis et obser­va­tions.
À l’issue de l’enquête publique la com­mis­sion d’enquête exa­mine les obser­va­tions consi­gnées dans les registres, établit un rap­port d’enquête et for­mule un avis qu’elle trans­met au pré­fet de la région d’Ile-de-France et de Paris, coor­don­na­teur de l’enquête. La décla­ra­tion d’utilité publique fera l’objet d’un arrêté inter-préfectoral. Le rap­port de la com­mis­sion d’enquête pourra être consulté par le public, dans toutes les com­munes concer­nées et sur le site Inter­net du pro­jet.
Si vous ne pou­vez ren­con­trer la com­mis­sion ce matin mais que vous vous sen­tez néan­moins concer­nés par le pro­jet trois options s’offrent à vous pour don­ner votre avis :
1– Dans les registres pla­cés en mai­rie : ils per­mettent de recueillir les obser­va­tions et remarques sur le pro­jet et sont tenus à la dis­po­si­tion du public pen­dant toute la durée de l’enquête publique. Chaque page est para­phée et numé­ro­tée par le com­mis­saire enquê­teur qui lira les registres pour rédi­ger son avis sur le pro­jet CDG Express.
2– Sur le site www.cdgexpress.equipement.gouv.fr/ : vous trou­ve­rez un for­mu­laire per­met­tant de dépo­ser vos remarques sur le pro­jet. Votre mes­sage sera direc­te­ment trans­mis à la com­mis­sion d’enquête qui le pren­dra en compte dans la rédac­tion de son avis sur le pro­jet CDG Express.
3– En écri­vant direc­te­ment à la com­mis­sion d’enquête :
Com­mis­sion d’enquête CDG Express
Pré­fec­ture de Paris — DULE
50, ave­nue Dau­mes­nil
75012 Paris

A par­tir de cette page vous pour­rez en savoir plus sur les trois registres de l’enquête publique, accé­der au for­mu­laire et envoyer vos remarques à la com­mis­sion d’enquête, et même télé­char­ger le dos­sier d’enquête publique.
Rap­pe­lons égale­ment que l’enquête publique s’achève le 21 décembre alors n’hésitez plus, exprimez-vous !

Jean-Gauthier Quin­tard

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Une Réponse à “La commission d’enquête sur le CDG Express à Aulnay”

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CDG EXPRESS : UNE ENQUÊTE BACLÉE
Qui a connais­sance de l’enquête publique sur la liai­son expresse Paris-Roissy à Aulnay-sous-Bois ? Dans notre com­mune, l’affiche pour avis au for­mat A3 a bien été appo­sée mais n’est guère visible, sur­tout dans les lieux les plus fré­quen­tés.
Les Aul­nay­siens ne sont pas infor­més et tous ceux à qui je m’adresse sont éton­nés et indi­gnés, pen­sant le pro­jet aban­donné. Merci à MON AULNAY.COM qui apporte encore une fois de l’information sur un sujet qui nous concerne tous.
La mai­rie, qui a com­mu­ni­qué sur le PLU par son site Inter­net et son men­suel d’informations « Oxy­gène » n’a jamais informé de l’enquête rela­tive au Charles-de-Gaulle Express. Ce sujet serat-il abordé lors du pro­chain conseil muni­ci­pal ? Dans ce cas, les infor­ma­tions de la mai­rie sur sa posi­tion nous par­vien­dront après la fin de l’enquête publique !!!
Sans doute ‚le député-maire de notre ville, Mon­sieur Gau­dron, suc­cé­dant à Mon­sieur Abrioux se sent gêné par l’initiative de son pré­dé­ces­seur qui a fait voter, à la fin d’année 2005, avec ses col­lègues Mes­sieurs Raoult et Pan­draud, l’amendement des­sai­sis­sant le STIF de ce pro­jet, au pro­fit de l’état : Le syn­di­cat des trans­ports, en effet, qui est la com­pé­tence régio­nale sur les trans­ports, jugeait que l’intérêt de cette liai­son était faible et sa ren­ta­bi­lité écono­mique non assu­rée.
Pour l’ensemble des acteurs, le CDG Express, avec l’échec de Paris au J.O., était mort et enterré avant que ne res­sur­gisse un pro­jet voulu par le nou­veau pré­sident de la Répu­blique, Aéro­port de Paris, récem­ment pri­va­tisé et la chambre de com­merce de Paris.
Le rejet de la nou­velle liai­son par les Aul­nay­siens, dont je me fais l’écho, est bien réel. Faire une ligne pri­vée pour des pri­vi­lé­giés, étant donné le coût du tra­jet prévu avoi­si­nant les 20 euros par per­sonne, ne peut satis­faire une popu­la­tion qui uti­lise des trans­ports qui n’ont pas évolué depuis plus de 30 ans.
Cette ligne nou­velle n’apporte rien à nos dépar­te­ments puisqu’elle est créée pour que ses clients poten­tiels évitent les 15 com­munes de Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne où se déroule l’enquête actuelle – Enquête qui ne tient pas compte des usa­gers du RER qui rejoignent par bus ou véhi­cules indi­vi­duels l’accès au RER, car ils viennent de com­munes non des­ser­vies par ce trans­port, et qui auraient leur mot à dire.
L’expansion du dépla­ce­ment inter régio­nal est-il vrai­ment perçu avec ce pro­jet ?
Créé en 1983, le RER B béné­fi­ciera enfin d’une légère amé­lio­ra­tion avec des tra­vaux pré­vus depuis 30 ans mais qui ne seront effec­tués qu’en … 2012.
Plus de 140 000 pas­sa­gers empruntent ce trans­port sur l’axe Paris-Roissy et Aulnay-sous-Bois repré­sente 20% de la fré­quen­ta­tion. Y trouveront-ils leur compte, ces usa­gers las­sés par les retards, les inci­dents et l’entassement aux heures de pointe ? Sont-ils res­pon­sables, des logiques écono­miques qui rejettent les loge­ments dans des ban­lieues de plus en plus éloi­gnées de l’implantation des entre­prises ?
Enquêtes et débat public ont mis en évidence la demande d’implantation, d’amélioration, de réno­va­tion des trans­ports fer­ro­viaires en Île de France. La mobi­li­sa­tion des habi­tants, sou­vent regrou­pés dans des asso­cia­tions, a démon­tré, les six der­nières années, leur rejet de la ligne pri­vée. Ces Fran­ci­liens sont bafoués.
Certes, l’association inter-communes « Vivre-sans-CDG-Express », à l’initiative de la solu­tion « Vir­gule », a réduit le coût pha­rao­nique du pro­jet ini­tial et sup­primé l’inutile et coû­teux tun­nel, objet des inquié­tudes légi­times des rive­rains de ce pro­jet.
Le pro­jet actuel cepen­dant est dénoncé par le STIF, nombre d’élus, les asso­cia­tions, dont tou­jours « Vivre-sans-CDG-Express » que je cite, à laquelle j’adhère et dont j’approuve l’expertise :
« Nous sommes, bien entendu, favo­rables à l’amélioration de la des­serte fer­ro­viaire de l’aéroport, conscients de l’impérieuse néces­sité d’amélioration de cette liai­son, mais il nous semble que le pro­jet CDG Express ne peut répondre à cette pro­blé­ma­tique, pour trois rai­sons prin­ci­pales :
1. le volume de pas­sa­gers ne sera jamais suf­fi­sant pour assu­rer le fonc­tion­ne­ment finan­cier auto­nome de cette liai­son.
Pour infor­ma­tion, la même liai­son à Londres, avec Hea­throw, aéro­port géné­rant un tra­fic bien plus impor­tant que CDG, n’est abso­lu­ment pas ren­table. Concur­ren­cée seule­ment par un métro, pour­tant cher et pous­sif (tra­jet d’une heure), la des­serte de Londres pla­fonne à moins de 5 mil­lions de passagers/an.
Dès lors, en Île de France, dans des condi­tions bien moins favo­rables, les 6 mil­lions de pas­sa­gers néces­saires à l’équilibre du pro­jet « Charles de Gaulle Express » ne peuvent abso­lu­ment pas être atteints.
2. une arri­vée dans le cul de sac de gare de l’Est néces­si­tera l’obligation de rejoindre le RER B ou le RER E à Gare du Nord pour accé­der au centre de Paris ou l’Ouest Pari­sien.
3. le prix du ticket de 20 €, par­ti­cu­liè­re­ment dis­cri­mi­nant, réser­vera le CDG Express à une caté­go­rie très par­ti­cu­lière de voya­geurs aériens. Ces voya­geurs « de choix » seront-ils d’ailleurs au rendez-vous ? Ceci revient de fait à créer une pre­mière et une classe affaire fer­ro­viaire excluant la clien­tèle de la classe écono­mique et des vols « low cost » qui pour­tant assure à l’aéroport son déve­lop­pe­ment.
Projetons-nous un ins­tant à l’horizon de la mise en ser­vice du CDG Express (2012 ?) : Le pro­gramme RER B+ serait d’ores et déjà en fonc­tion offrant, aux heures de pointe, un RER B pour CDG toutes les 6 minutes et un temps de par­cours de 30 minutes au prix de 8,10 €. (Rap­pe­lons que sans la taxe d’aéroport, payée par les seuls usa­gers des trans­ports en com­mun, le prix serait de 4,10 €). Sans comp­ter égale­ment, une arri­vée directe au centre de Paris, voire au-delà.
Que pro­pose en com­pa­rai­son le CDG Express ? : Une navette toutes les 15 minutes avec 20 minutes de tra­jet, soit un faible gain de temps de 3 minutes par rap­port au RER pour un prix bien plus élevé (20 €) et une arri­vée excen­trée et sans issue !
Il nous paraît déci­dé­ment rai­son­nable de mettre en doute la fia­bi­lité du modèle écono­mique de CDG Express ! » ( Voir le site http://VIVRE-SANS-CDG-EXPRESS.ORG )
Pour l’association « VIVRE SANS CDG EXPRESS, une solu­tion d’amélioration existe : trans­for­mer le pro­jet actuel en branche du RER E, ser­vice public, qui des­ser­vi­rait outre Roissy, les gares d’Aulnay-sous-Bois, Le Bour­get et Vert-Galant. Ce ser­vice, acces­sible sur la base du tarif fran­ci­lien pré­sente l’avantage d’améliorer la des­serte de l’aéroport, mais aussi de dimi­nuer à Châ­te­let les trans­ferts de voya­geurs entre la ligne B et A. En assu­rant pour l’ensemble des usa­gers un choix élargi de des­ti­na­tions : Hauss­mann, et ulté­rieu­re­ment l’ouest de l’Île de France, la pro­po­si­tion de « Vivre-sans-CDG– Express » mérite d’être exa­mi­née avant d’entreprendre un pro­jet de par­te­na­riat État-Privé censé ne rien coû­ter au contri­buable mais donc l’échec pro­grammé sera sup­porté par tous les contri­buables en rai­son de la cau­tion appor­tée par l’État.
Didier Kunian

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