Agenda, Culture, Loisirs

Festival H2O 2007

12 décembre, 2007 à 10:42 | Posté par Jean-Gauthier Quintard

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Aujourd’hui s’ouvre par un spec­tacle jeune public la 11ème édition du Fes­ti­val H²O (pour Hip-Hop Orga­ni­sa­tion) orga­nisé par le Centre de Danse du Galion (gale­rie Sur­couf), avec le sou­tien de l’Espace Jacques Pré­vert en par­te­na­riat avec le CAP. Le fes­ti­val H²0, dont la direc­trice artis­tique est Muriel Aubert–Tardif, est le reflet de l’actualité hip-hop de danse d’auteur et pro­pose chaque année de nous/vous faire décou­vrir des cho­ré­graphes créa­tifs et sen­sibles. Pour cette édition 2007 per­tur­bée par les tra­vaux réa­li­sés à l’Espace Jacques Pré­vert seuls les spec­tacles sui­vants seront pré­sen­tés au public :

- mer­credi 12 décembre à 16h, au Cap, par la com­pa­gnie « dés­équi­libres » : « De l’Autre côté de la pen­de­rie » (durée, 40 mn), créa­tion : le spec­tacle est cen­tré autour d’une jeune fille ter­ri­fiée par le monstre de la pen­de­rie qui attend son heure avant de ne pas se mon­trer et de se lais­ser ima­gi­ner. Que se passe t-il dans le noir ? Quand vais-je être dévo­rée ? Pour­quoi mes parents me laissent-ils seule face aux monstres cro­chus, poi­lus et vis­queux ? Voilà qui pour­rait résu­mer la pen­sée de cette petite fille qui n’a pas encore de nom. Après des nuits de ter­reurs, har­ce­lée par le monstre de la pen­de­rie, le plus ter­rible de tous, le roi de la chambre à la nuit tom­bée, elle déci­dera seule, vaillante dans sa robe de chambre en guise d’armure et les pieds nus d’aller l’affronter dans son antre, dans son repaire où elle range ses habits durant la jour­née. Et comme Alice, elle tra­verse le miroir et se retrouve dans sa chambre mais de l’autre côté de la pen­de­rie, où les monstres ne se révèlent être sous un éclai­rage nou­veau que les chaises et les man­teaux si inno­cents l’après midi. De l’autre côté de la pen­de­rie, sa chambre s’illumine de son regard nou­veau et les monstres affron­tés deviennent ses alliés et ses guides dans ce nou­vel uni­vers débar­rassé de sa peur.
Mise en scène : Fran­çois Ber­deaux / Inter­prètes : Soleil Kos­ter, Bee D.

- ven­dredi 14 décembre à 20h30, salle Méliès de l’Espace Jacques Pré­vert : cinéma « Step­pin’ » (durée, 1h54) : un film réa­lisé par Syl­vain White. Avec Colum­bus Short, Mea­gan Good, Chris Brown : en quit­tant les quar­tiers pauvres de L.A. pour étudier dans la plus pres­ti­gieuse uni­ver­sité d’Atlanta, DJ Williams intègre un monde dont il ignore tout. Grâce à ses qua­li­tés d’athlète, il était chez lui un cham­pion de street dance. Mais dans ce repaire de l’élite, il ne se sent pas à sa place. A la Truth Uni­ver­sity, DJ découvre égale­ment le step­ping, une danse qui trouve ses racines dans la Boot Dance afri­caine. Lorsque le jeune homme démontre ses qua­li­tés de dan­seur dans un club local, il attire l’attention des fra­ter­ni­tés. Même la très belle April a remar­qué son talent, ce qui n’est pas du goût de son petit ami, Grant, l’une des stars de Mu Gamma Xi.

- samedi 15 décembre à 20h30, au Cap :
Com­pa­gnie Ultime : « Apparence(s) » (durée, 15 mn), lau­réat des Ren­contres de Danse d’Aulnay 2007 : nous reflé­tons trois per­son­na­li­tés. Celle que nous vou­lons être, celle que nous croyons être, et celle que nous sommes réel­le­ment. Avec humour et déri­sion, « Apparence(s) » nous montre la frus­tra­tion de l’Homme dans sa quête de l’image par­faite que la société lui impose… Et si vous n’étiez pas ce que vous pen­sez être ? Cho­ré­graphes et inter­prètes : Jean Charles Zambo et Féroz Sahou­la­mide / Créa­tion musi­cale : Jean-Charles Zambo.
Com­pa­gnie Cho­réam : « Mulata » (durée, 30 mn), créa­tion 2oo7 : le métis­sage des cultures et des danses reste le crédo essen­tiel du tra­vail cho­ré­gra­phique de José BERTOGAL. Comme le titre le laisse entendre, « Mulata » signi­fie Mulâtre en espa­gnol, celui qui est mélangé, qui vient de parents dif­fé­rents. La cho­ré­gra­phie se veut construite sur l’exploration du hip hop asso­cié aux danses cubaines comme un nou­veau courant…ou un retour aux sources. Cho­ré­graphe : José Ber­to­gal assisté d’Alexandra Réa / Inter­prètes : Alexan­dra Réa, Emma­nuelle Cri­vellé, Yuliet Antu­nez Madrazo, Seko Nanne et Salo­mon Baneck-Asaro.
Cie par Terre : « Keep it Funky ! Live » (durée, 30 mn) : « Le lock est à la danse ce que la joie est à la vie ». Sur un réper­toire musi­cal prin­ci­pa­le­ment jazz, soul, funk, allant des années 30 aux années 70, des per­son­na­li­tés colo­rées se révèlent. Elles jouent, s’inventent, se rêvent, se dis­putent, se taquinent dans une suc­ces­sion de tableaux révé­lant leurs mul­tiples facettes. Avec tout de même une phi­lo­so­phie com­mune : Keep it Funky ! Cho­ré­graphe : Anne Nguyen / Inter­prètes : Jimmy Ismael, Hakim Hachouche, Pas­cal Gimard, Alice Pinto Maia, Oli­vier Lamart, Nor­dine Tazibt / Créa­tion Lumière : Laurent Vérité / Créa­tion des cos­tumes : Cathe­rine Petit.
Com­pa­gnie Rêvo­lu­tion : « Soli 2″ (durée, 20 mn)
Cho­ré­graphe : Anthony Egéa / Inter­prète : Emi­lie Sudre / Musique : Tedd Zah­mal / Lumière : Florent Blan­chon.

- dimanche 16 décembre à 17h, au Cap :
Com­pa­gnie Uzumé : « Cres­cendo » (reprise de Contrast) durée, 15 mn ; pla­teau Jeune Créa­tion :
C’est l’histoire d’un être sen­sible bercé dans un uni­vers de doutes, où la danse clas­sique semble d’abord appor­ter au corps et à l’esprit un idéal. Mais il n’est pas si facile de n’être que soi-même, d’être vul­né­rable à l’autre. La ren­contre du Pop semble alors dis­si­mu­ler les sen­ti­ments puisque cet être peut se cacher dans l’effet visuel. Son corps se rai­dit. Il res­semble à tout et à rien. Le monde est à lui quand il regarde les autres depuis un monde d’illusions. Après de nom­breuses années de danse clas­sique, Claire Moi­neau a choisi de s’orienter vers la danse hip hop et en par­ti­cu­lier, le Pop. Ces deux danses sem­blant aux anti­podes l’une de l’autre lui paraissent cepen­dant simi­laires sur cer­tains points : la rigueur, la per­for­mance… Cho­ré­graphes et inter­prètes : Claire Moi­neau et José Ber­to­gal / Mise en Scène : José Ber­to­gal / Créa­tion musi­cale : José Ber­to­gal / Créa­tion lumière : Giselle Pape
Com­pa­gnie Uni­ver­sal Dan­ce­Floor : « Miroi­rô­sources » (durée, 30 mn), pla­teau Jeune Créa­tion : duo Orien­ta­ly­pop : asso­ciant danse, slam et pein­ture, l’univers de « MIROIR O SOURCES » traite des thèmes de la dif­fé­rence, de la dua­lité, de la quête iden­ti­taire, et consti­tue une recherche autour de la culture orien­tale. Concep­tion et direc­tion artis­tique : Mehdi Sli­mani / Inter­pré­ta­tion : Mehdi Sli­mani et Nuria Rovira Salat / Réa­li­sa­tion : Fabienne Baud / Prises de vue pein­tures : Hacine Bra­himi / Prises de vue vidéos : Arthur Mon­frais / Arran­ge­ments sonores : Mou­loud Chou­kry .
Del­phine Caron : « L’impermanence » (durée, 7 mn), pla­teau Jeune Créa­tion : ce solo est l’accumulation d’échos dan­sés, l’empreinte des gestes lais­sés dans le corps de l’interprète deve­nue aujourd’hui cho­ré­graphe, entre clas­sique et pop­pin’. Arc tendu entre l’impermanence des choses et l’autre, en soi-même, et l’autre aussi, celui qui regarde…Trajectoire avi­vée, inten­tion de liberté, joie de dan­ser. Conçu et dansé par : Del­phine Caron / Musique : Slick Dogg, Jean Sébas­tien Bach / Mon­tage musi­cal : Saül Dovin / Créa­tion lumière : Emma­nuel Gary.
Amelle AOUDIA : « Rémi­nis­cence » (durée, 15 mn) : cette créa­tion révèle une danse hip-hop qui sort de ses cadres pour se mettre au ser­vice d’une danse-théâtre et nous plonge vers un ailleurs inconnu où les arts de la danse et du théâtre se rejoignent en un per­son­nage incarné qui danse sa vie. Cette pièce met en scène le quo­ti­dien d’une femme, sur­prise dans son inti­mité. Entre réa­lité vécue et ima­gi­naire dansé, ce per­son­nage explore les méandres de sa soli­tude, retrou­vant gestes, sou­ve­nirs et émotions qui la plongent dans une com­plète rémi­nis­cence. Ce per­son­nage fait dan­ser ensemble l’absurdité et la réa­lité de nos vies. Une simple idée la mène par le bout du nez ! L’idée que le bon­heur est à cher­cher, que l’amour est à trou­ver… Cho­ré­graphe et Inter­prète : Amelle Aou­dia / Mise en scène : Mokinde Ader­ni­ran / Créa­tion musi­cale : An Tân Thât.

Comp­tez 7 € pour un billet pour un spec­tacle, 5 € pour les moins de 25 ans et 1 € 50 pour les ins­crits au Centre de Danse du Galion. Pour tout autre ren­sei­gne­ment contac­tez le 0148688065.

Jean-Gauthier Quin­tard

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