Il semble que le front commun proposé par Gérard Gaudron contre le projet de centre commercial Aéroville, à proximité de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle ne convient pas à tous les élus du secteur.
En effet, dans un communiqué de presse daté du 19 décembre 2007, la ville de Tremblay-en-France, la Maison de l’emploi de l’est du Val-d’Oise (Meevo) et l’aménageur Unibail-Rodamco indiquent avoir signé deux conventions d’organisation et d’accès aux 2 600 emplois générés à terme par Aéroville.
Unibail-Rodamco, qui gère les centres commerciaux Bobigny 2, Rosny 2, le Forum des Halles, le Caroussel du Louvre, ou encore les Quatre Temps, veut montrer qu’Aéroville bénéficiera « en premier lieu aux habitants du bassin d’emploi local » et qu’il constitue « un projet économiquement et socialement structurant ».
Or, les élus d’Aulnay et de Gonesse, ainsi que les élus Verts de Tremblay-en-France ne voient pas le projet Aéroville comme structurant, bien au contraire. En effet, selon une étude, le centre commercial Parinor, géré par le concurrent d’Unibail-Rodamco, Hammerson, verrait sa fréquentation baisser de 16%.
Aussi, Aéroville s’immisce dans les discussions à propos de la proposition de la commission sur la libération de la croissance française, présidée par Jacques Attali, visant à ne plus brider le développement des centres commerciaux. Mais également dans le débat des élections municipales et cantonales.
Jérôme Charré
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