Amiante, Associations, Santé

Le Parisien: Ils veulent retrouver toutes les victimes de l’usine d’amiante

26 octobre, 2007 à 15:53 | Posté par

Voici encore un article sur l’usine d’amiante mais qui donne des infor­ma­tions com­plé­men­taires que nous n’avons pas fourni:

LA DÉCISION du minis­tère de la Santé d’instaurer un numéro vert pour
les rive­rains du Comp­toir des miné­raux et matières pre­mières,
l’ancienne fabrique d’amiante d’Aulnay-sous-Bois,
a satis­fait les res­pon­sables des asso­cia­tions mobi­li­sées depuis des
années. Le col­lec­tif des rive­rains, les parents d’élèves, Ban Asbes­tos,
l’Addeva 93 et Aul­nay
envi­ron­ne­ment ont fait le point lundi soir. Ils réclament de nou­velles
mesures afin de retrou­ver la trace de toutes les vic­times poten­tielles
de « l’usine poi­son ».

Dif­fu­ser le numéro vert.  « Il faut que le minis­tère se
donne les moyens de dif­fu­ser lar­ge­ment l’information », sou­ligne Alain
Bob­bio, d’Addeva 93. En com­po­sant le 0800.13.00.00, d’anciens employés
ou d’anciens rive­rains du CMMP peuvent obte­nir des infor­ma­tions sur les
démarches à accom­plir.

Recher­cher acti­ve­ment les per­sonnes.  A par­tir des noms des
élèves ayant fré­quenté l’école entre 1950 et 1975 et en les croi­sant
avec les feuilles de Sécu­rité sociale, il serait pos­sible d’identifier
les rive­rains de l’usine poi­son qui ont pu être conta­mi­nés. Il semble
égale­ment néces­saire de recher­cher les anciens sala­riés du CMMP.
Cer­tains ont pu par­tir en pro­vince, des immi­grés sont retour­nés dans
leur pays pour la retraite.

Obte­nir un signa­le­ment des cas. Les asso­cia­tions veulent
appli­quer à la recherche des vic­times de l’amiante ce qui se pra­tique
habi­tuel­le­ment pour la tuber­cu­lose ou les mala­dies infec­tieuses. A
savoir obli­ga­tion pour les méde­cins de décla­rer à la Ddass (Direc­tion
dépar­te­men­tale des affaires sani­taires et sociales) tous les cas de
mala­die.

Assu­rer une sur­veillance médi­cale.  Une reven­di­ca­tion
ancienne puisqu’elle remonte à 2001. Il s’agit d’assurer le suivi
sani­taire de la popu­la­tion. Offi­ciel­le­ment prévu pour les tra­vailleurs
de l’amiante, il devrait, selon les asso­cia­tions, égale­ment être
appli­qué aux rive­rains qui le sou­haitent dans un péri­mètre à
déter­mi­ner. Un contrôle gra­tuit et facul­ta­tif qui pour­rait être fait à
l’hôpital Robert-Ballanger.

Démo­li­tion décons­truc­tion de l’usine.  Les asso­cia­tions ne
cachent pas leurs inquié­tudes sur ce point pré­cis. Mal­gré l’annulation
par le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) du pro­jet
de démo­li­tion et du plan de retrait de l’amiante, elles craignent que
le plan de désa­mian­tage ne soit qu’un « copier-coller » du pré­cé­dent.
Elles conti­nuent à récla­mer la recherche exhaus­tive d’amiante. « Qu’on
aille au coeur des briques pour savoir si l’amiante y a péné­tré ! »
insiste Gérard Voide, porte-parole de l’Association des rive­rains et
vic­times de l’amiante qui invoque l’arrêté du 2 jan­vier 2002 rela­tif au
repé­rage de l’amiante avant toute démo­li­tion. Les asso­cia­tions notent
cepen­dant avec satis­fac­tion qu’elles seront désor­mais consul­tées avant
toute déci­sion.

Alain Mar­tin — Le pari­sien édition 93 du 26/10/2007

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