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Les riverains de l’usine d’amiante réclament une nouvelle fois une déconstruction sous bulle

21 juin, 2007 à 16:06 | Posté par

Hier soir, mal­gré la cha­leur et l’approche des vacances, la salle Gain­ville étaient rem­plie. Une bonne cen­taine de per­sonnes étaient réunies à l’appel du Col­lec­tif des rive­rains et vic­times du CMMP, l’Association des parents d’élèves de l’école du Bourg-II, Addeva 93, Ban Asbes­tos France et Aul­nay Envi­ron­ne­ment.

Ces asso­cia­tions se battent depuis plu­sieurs années contre les pro­blèmes sani­taires cau­sés par l’ancienne usine de broyage d’amiante de la rue de Mitry et pour obte­nir une décons­truc­tion de celle-ci qui res­pecte la loi avec un confi­ne­ment sous une bulle étanche. Cette affaire est sans doute l’un des plus gros scan­dales sani­taires actuel avec 70 malades et 34 décès recen­sés.

Gérard Voide, du col­lec­tif des rive­rains et vic­times du CMMP, a com­mencé par une cri­tique très sévère en dénon­çant les infor­ma­tions fausses véhi­cu­lées par les auto­ri­tés depuis le début de leur com­bat. Il a ajouté que les auto­ri­tés (et sur­tout la pré­fec­ture) se sont même confon­dues en tri­che­rie en n’informant pas les experts d’informations cru­ciales afin d’obtenir des conclu­sions favo­rables. Il mar­tèle que l’usine, le ter­rain, le toit, le sous-sol sont satu­rés d’amiante et que ces réti­cences ne sont dues qu’à la volonté de faire écono­mi­ser 900 000€ au pollueur-payeur alors que le simple démé­na­ge­ment de l’école du Bourg-II a déjà coûté de l’ordre du mil­lion d’euros. Il estime que parmi les auto­ri­tés seul le Conseil géné­ral leur à apporté un sou­tient clair. (Cli­quez ici pour lire la décla­ra­tion d’Hervé Bramy, pré­sident du Conseil géné­ral)

De nom­breux inter­lo­cu­teurs ont une nou­velle fois réclamé que la loi soit tout sim­ple­ment appli­quée car elle pré­voit les condi­tions de décons­truc­tion propre pour un site tel que celui de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.

Frank Can­na­rozzo, adjoint au maire chargé de la sécu­rité et de l’environnement, dans une ambiance très ten­due, causé par l’enlisement volon­taire ou invo­lon­taire du dos­sier pro­vo­quant la colère des vic­times et des rive­rains, n’a pas voulu s’engager sur une solu­tion de désa­mian­tage sous bulle, pour­tant récla­mée par les asso­cia­tions qui deman­daient un appui clair de sa part.

La seule solu­tion qu’il à pré­co­nisé est la mise en place de mesures lors des tra­vaux. Pour répondre à cela, Alain Bob­bio, d’Addeva 93, a iro­nisé en expli­quant qu’il ne se pro­té­geait pas avec un plu­vio­mètre lorsqu’il pleut.

M. Can­na­rozzo a cepen­dant annoncé quelques bonnes nou­velles comme le fait que la com­mune va gar­der un contrôle sur les pro­chains per­mis de démo­lir pré­vus, qu’elle a engagé un conten­tieux pour faire payer par le CMMP le démé­na­ge­ment de l’école et que le député-maire va écrire au ministre de l’Ecologie, du déve­lop­pe­ment et de l’aménagement durables, Jean-Louis Bor­loo, pour deman­der l’application stricte de la loi. On peut égale­ment espé­rer que le nou­veau député pose une ques­tion à ce sujet lors des ques­tions au gou­ver­ne­ment.

Une motion a été adop­tée à l’unanimité des per­sonnes pré­sentes. De leur côté, Gérard Ségura et Alain Amé­dro, conseillers muni­ci­paux, se sont enga­gés à la pro­po­ser au vote du conseil muni­ci­pal de la séance de la semaine pro­chaine.

En fin de réunion, les asso­cia­tions ont fait un appel à la vigi­lance de la popu­la­tion afin de véri­fier que les tra­vaux ne démarrent pas lorsque beau­coup de monde seront parti en vacances.

Jérôme Charré et Hervé Suau­deau

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